<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463</id><updated>2011-12-18T15:14:42.171+01:00</updated><title type='text'>Renseignement &amp; geopolitique</title><subtitle type='html'>Pasceluppo est un village ensoleillé des Apennins. On y vient par la route ou un sentier descendant de Coldipeccio, depuis des alpages infestés de vipères et de scorpions. Les gens y sont un peu frustres, assommés par le soleil l'été et transis de froid l'hiver. Les maisons ont souffert du dernier tremblement de terre. Seule la petite église a été épargnée. C’est la Méditerranée, monde de contrastes. Peut-être le nid d'aigle idéal pour se livrer à un regard distancié sur les choses du monde... </subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>947</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2861778459616153273</id><published>2009-10-04T11:40:00.003+02:00</published><updated>2009-10-04T12:05:49.870+02:00</updated><title type='text'>L'Europe, l'Europe, l'Europe</title><content type='html'>On ne saurait trop se féliciter de la ratification populaire irlandaise du traité de Lisbonne. En effet, ce vote relance la dynamique intégrationniste européenne après les désastreux rejets de la Constitution au printemps 2005. Certes, Tchèques, Polonais et Britanniques restent opposés au mouvement et le risque d'éclatement existe toujours. L'avenir nous dira si l'Europe fait toujours rêver ces anciens membres du Comecon, ou si leur entrée dans l'Union n'a pas été quelque peu précipitée. Déjà, le recul de l'engouement s'est manifesté lors des élections européennes de ce printemps. Même si les véritables motivations des électeurs étaient liées à la situation politique interne de chacun des Etats, faite de paysage politique européen intégré, la faible mobilisation électorale n'est pas sans poser des questions sur la réalité démocratique du mouvement européen.&lt;br /&gt;Cela nous ramène aux raisons du revirement irlandais. L'économie de ce petit "Tigre" européen a subi de plein fouet la récession initiée il y a un an. Cet arrière-fond économique du débat constitutionnel irlandais rappelle étrangement les conditions de l'échec de 2005 en France. A cette époque également, le rejet de l'Europe s'était fondé sur des dogmes économiques forcément absent du texte fondamental politique. Là où les Français avaient trouvé trop de libéralisme en 2005, les Irlandais n'en avaient pas trouvé assez trois ans plus tard. La crise économique leur a montré que sans Europe - mais était-elle réellement partie -, l'Irlande retournait invariablement aux champs de pomme de terre du Connemara. &lt;br /&gt;Est-ce réel ? Non, bien sûr. Avec ou sans Europe, les choix économiques appartiennent encore largement aux Etats et aux entreprises qu'elles accueillent sur leur territoire. La crise actuelle n'a pas remis en question cette inversion du sens commun qui entend soumettre le bien public aux réalités économiques, renvoyant les choix politiques à de simples arbitrages d'arrière-cour. Naturellement, la construction de l'Europe, mais surtout de nos sociétés contemporaines, ne peut se contenter de cette façon de faire. La responsabilité civique des politiques est trop souvent oubliée, aussi bien eux-mêmes que par leurs électeurs. Et les débats constitutionnels irlandais nous montrent à quel point l'Europe n'existe pas. La recette employée a été la même qu'en France au moment du vote de Maastricht : où le texte était accepté, où l'on nous promettait les sept plaies d'Egypte.&lt;br /&gt;On ne bâti pas une conscience européenne, fondée sur une envie de vivre ensemble, sur de tels critères. Malheureusement !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2861778459616153273?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2861778459616153273/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2861778459616153273' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2861778459616153273'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2861778459616153273'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2009/10/leurope-leurope-leurope.html' title='L&apos;Europe, l&apos;Europe, l&apos;Europe'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1386815012275123022</id><published>2009-01-19T11:30:00.000+01:00</published><updated>2009-01-30T11:32:09.877+01:00</updated><title type='text'>Où est l'Europe ?</title><content type='html'>Le nouveau cessez-le-feu à Gaza incite à se poser quelques questions, non sur le bien-fondé de cette nouvelle guerre improductive, mais sur la responsabilité de la communauté internationale, et particulièrement sur le jeu européen ? L'Union est en effet le principal contributeur de la reconstruction des territoires palestiniens depuis 1993. On se souvient que le Président français Jacques Chirac a inauguré par deux fois le port de Gaza, l'aéroport étant laissé à d'autres... A chaque fois, pour chacun des édifices, une offensive israélienne était venu réduire à néant les investissements européens. Il n'est pas du propos de ce billet de s'interroger sur le bien-fondé de chacune des opérations militaires israéliennes, d'autre que nous l'ont déjà fait. Il s'agit simplement de pointer un travers des actions belligènes contemporaines, celui théorisé par le général Warden au début des années 1990.&lt;br /&gt;Que disait-il ? Schématiquement, il estimait que pour faire plier un ennemi, il fallait détruire méthodiquement son potentiel de résistance, depuis le dirigeant jusqu'aux infrastructures. Le primat aérien est évident dans cette stratégie et toutes les armées l'ont utilisé, non seulement depuis la première guerre du Golfe, mais depuis que le monde est monde. Déjà les Grecs, en ravageant le territoire des cités qu'ils attaquaient, avaient compris que l'on pouvait gagner une guerre sans combattre, ou en le faisant le moins possible. La foutaise de la guerre des missiles, comme recyclage sans mémoire des bienfaits de l'artillerie, et de son corolaire de la défense anti-missiles, est ici un faux-problème. Chaque opération commence bien par un bombardement aérien, non ?&lt;br /&gt;Pas différemment des autres armées, Tsahal applique ces préceptes dans ses combats contre les Palestiniens. Pour répondre aux roquettes artisanales, combien même de technologie iranienne - la charge utile et le système de guidage sont les seules choses importantes, et à ce jeu-là, le Hamas a encore du travail à faire -, il n'était nul besoin de cibler les commissariats de police, les écoles et les hôpitaux. Pour désolidariser la population de ses dirigeants islamistes, il s'agissait d'un moyen. Là encore, nous ne nous prononcerons pas sur les résultats opérationnels.&lt;br /&gt;Nous rappellerons simplement que la reconstruction est un enjeu de la victoire, au même titre que les opérations militaires l'ayant précipitée. Or, dans l'optique israélienne, depuis leur échec de 1982, cette partie n'est pas la mieux assumée. Elle incombe pour beaucoup à l'Union européenne. Depuis les infrastructures jusqu'à la formation des personnels, l'Europe est impliquée dans le processus de construction nationale palestinienne. Pour cette raison, elle éprouve légitimement une lassitude face aux destructions qu'infligent à ses investissements les Israéliens. &lt;br /&gt;Mais que fait-elle pour les protéger ? Évidement, il est illusoire de prétendre que l'Europe doit s'opposer à un État souverain luttant pour le respect de sa souveraineté. Mais, simplement, il faut rappeler que l'Union européenne porte en elle, par son inconstance diplomatique, une responsabilité, non dans l'offensive israélienne, mais dans la radicalisation du Hamas. Après avoir demandé, sinon imposé des élections démocratiques en Palestine, elle a permis à la population palestinienne de jouer la carte du Hamas. Et quelle a été la première attitude de l'Union européenne ? Suspendre son aide à l'administration palestinienne, qui se trouva dans l'impossibilité de payer les salaires des fonctionnaires... Ainsi, l'Union mettait en péril son investissement, simplement pas peur de déplaire à Israël et aux Etats-Unis. Il est vrai que l'on était en pleine "guerre mondiale contre le terrorisme" - on l'est toujours... Et que ceci justifiait bien cela.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1386815012275123022?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1386815012275123022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1386815012275123022' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1386815012275123022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1386815012275123022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2009/01/ou-est-leurope.html' title='Où est l&apos;Europe ?'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7397239885938189279</id><published>2008-09-19T21:08:00.000+02:00</published><updated>2008-09-23T17:04:14.076+02:00</updated><title type='text'>Les «barbares» existent-ils ?</title><content type='html'>Par Hubert Védrine&lt;br /&gt;Le Figaro, 19/09/2008 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ancien ministre des Affaires étrangères s'interroge sur cette notion de «barbares» souvent utilisée pour qualifier certains acteurs de conflits dans le monde et dont l'essayiste Tzvetan Todorov estime qu'elle est étrangère à la culture européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tzvetan Todorov voudrait que les Français, les Européens, les Occidentaux cessent d'alimenter ce fameux «choc des civilisations» qu'ils prétendent récuser, s'en libèrent, et voient au-delà. Il met tout son talent qui est grand, sa conviction qui se sent à chaque page, sa culture philosophique qui n'est jamais lourde, à exorciser cette «peur» des «Barbares» (1) qui a envahi les États-Unis, et de là l'Occident tout entier à cause, ou sous le prétexte, du 11 Septembre. Elle a conduit au manichéisme et aux amalgames simplistes de la «guerre contre la terreur», à ne voir les musulmans qu'à travers l'islam, à réduire l'islam à l'islamisme, et l'islamisme au terrorisme, à n'envisager que des réponses en force, à s'interdire toute analyse et riposte politique. Au même moment, l'analyste américain Fareed Zakaria, dans son ouvrage The Post-American World, s'étonne de voir le pays le plus puissant du monde vivre dans la peur de tout et des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Todorov a beau jeu, auprès de tout lecteur de bonne foi, de démonter l'usage historiquement fantasmatique du mot «barbares» - on est toujours le barbare de quelqu'un - d'expliquer que les «identités collectives» ont certes un cœur, mais qu'elles ont toujours été mobiles et n'ont jamais cessé d'échanger et de s'enrichir mutuellement ; que la guerre des mondes, qui paraît fatale, peut être évitée, surtout si l'on sait, s'agissant de la relation incandescente Islam/Occident, «naviguer entre les écueils» .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui, l'idée européenne - qu'il évoque avec des accents inspirés proches de Jorge Semprun, de Bronislaw Geremek jusqu'à sa mort, et d'Elie Barnavi encore récemment - contient l'antidote à toutes ces dichotomies dangereuses. Elle est fondée sur l'acceptation de la pluralité, non comme un héritage historique handicapant qu'on se résigne à assumer, mais comme un principe politique d'avenir et un atout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut qu'être séduit par une telle approche qui appelle néanmoins deux questions, sur l'Amérique et sur l'Europe. Cette conception est le contraire exact, absolu, de l'idéologie et de la politique de l'Administration Bush pendant les huit années écoulées, dont l'influence sur les opinions occidentales, y compris française, a finalement été énorme. Todorov écrit, lui, à rebours, «on ne peut effacer les siècles d'histoire (...) au cours desquels les actuels “pays de la peur” (les Occidentaux) ont dominé les actuels “pays du ressentiment”(les arabo-musulmans)».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ses yeux, «le préalable serait que les élites occidentales cessent de se considérer comme une incarnation du droit, de la vertu et de l'universalité (…) et de se mettre au-dessus des lois et des jugements des autres». Mais cela leur est consubstantiel ! «Le droit d'ingérence militaire, insiste-t-il, risque de faire percevoir les idéaux défendus par les Occidentaux - liberté, égalité, laïcité, droits de l'homme - comme un camouflage commode de leur volonté de puissance, et donc, de les déconsidérer.» Au contraire, recommande-t-il, «pour que la population musulmane des pays (arabes) puisse tourner son attention vers les causes internes de ses déboires, il faut supprimer les causes externes les plus voyantes - celles dont l'Occident est responsable». Et de citer la Palestine, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si les réalistes républicains et démocrates essaient de repenser une politique étrangère américaine après les fiascos de l'Administration Bush, pourront-ils aller jusqu'à une telle remise en cause des a priori américains à l'heure où le monde émergent défie la Rome occidentale ? Cela supposerait au moins un rapport Baker-Hamilton pour l'ensemble de la région, pour dire comment réintégrer les réalités et traiter avec tous les «barbares».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la réponse européenne, Todorov a le courage de le reconnaître : même pensée comme une force, la pluralité ne suffit pas. L'angélisme qui consiste à projeter la situation de l'Europe sur le reste du monde est «inadéquat». L'Europe doit devenir une «puissance tranquille». Elle ne peut exclure par principe le recours à la force armée. Todorov est donc plus réaliste que ceux qui rêvent d'une Europe se contentant de son «soft power» (ses normes, son aide, ses conditionnalités, ses discours) et rayonnerait par son exemple démocratique et celui de son modèle social. Reste à en convaincre les Européens. Peut-être l'été 2008 aura-t-il descillé les yeux de beaucoup sur la réalité du monde, bien loin encore de constituer une «communauté internationale» ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Tzvetan Todorov, «La Peur des barbares»,Robert Laffont.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7397239885938189279?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7397239885938189279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7397239885938189279' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7397239885938189279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7397239885938189279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/09/les-barbares-existent-ils.html' title='Les «barbares» existent-ils ?'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-6389918913809547064</id><published>2008-09-07T17:38:00.000+02:00</published><updated>2008-09-07T17:39:10.341+02:00</updated><title type='text'>La diagonale du fourbe</title><content type='html'>Le retour de l’Afghanistan devant l’opinion publique française témoigne moins des limites de la liberté de la presse que des limites de l’opération d’information en œuvre sur ce théâtre d’opération. La guerre dans la quatrième dimension — cognitive — reste d’un maniement délicat. Touchant aux champs de la connaissance et de l’information, elle s’adresse aux populations belligérantes. La théorisation en cours depuis vingt ans, des deux côtés de l’Atlantique, ne s’est pas accordée sur cette dernière notion. Si Américains et Européens s’accordent sur une définition offensive, destinée à la domination du théâtre d’information (Full spectrum dominance), les opinions divergent quant à la dimension à donner à son aspect défensif. Les politiques proclament la guerre contre le terrorisme comme un phénomène universel, mais les militaires continuent de considérer chaque conflit dans leur unicité. Naturellement, la vérité se trouve entre les deux. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, la réalité de la menace terroriste a été constatée dans la plus indicible horreur, légitimant du même coup les combats en Afghanistan… et ailleurs. En France, et dans une moindre mesure dans d’autres pays européens, comme l’Espagne et l’Italie, le sentiment d’illégitimité de l’intervention contre l’Irak a conduit à placer sous un cône de silence les opérations en Afghanistan. &lt;br /&gt;La relativité de la sphère de consensus autour des questions militaires en Europe explique cette divergence. Mais elle s’explique aussi par une fragilité de l’opération d’information en Afghanistan. Les techniques utilisées par les troupes occidentales pour se gagner les populations locales ont largement été apprises par les Talibans, ainsi que le montre leur montée opérationnelle depuis ce printemps. Ils ont notamment appris les vertus du « strategic corporal », expression se référant aux incidences d’une prise de décision au niveau tactique sur le niveau stratégique politique. Ils l’appliquent avec succès sur les populations locales ; ils bénéficient du haut niveau d’analphabétisme, qui limitant la portée des opérations psychologiques de l’ISAF, mais utilisent également l’environnement hostile. Ainsi ont-ils développé leur propre opération d’information, jouant sur deux axes : local, pour détacher les communautés locales du gouvernement Karzai, et international, pour miner la solidité de la coalition antiterroriste. Ils ont notamment compris que le haut niveau tactique à court terme affiché par l’ISAF révélait une volonté de rassurer certains gouvernements européens en affichant une performance de l’opération militaire par une communication sur les combattants tués. Par leur accès aux médias internationaux, les Talibans sont en mesure de réaliser la même communication. Et la parade dans Paris-Match en est la démonstration.&lt;br /&gt;Quelle attitude tenir à l’avenir ? Pour obtenir le soutien des opinions publiques dans ce genre mission, il importe que les communautés internationales et nationales en aient une connaissance pleine et entière, qu’elles comprennent ses buts et les objectifs à atteindre. Cette transparence peut avoir un effet positif sur le soutien international et local et finalement aider à créer des perceptions et des attentes réalistes. En Afghanistan, les attentes ont été hautes et quelques incertitudes concernant le mandat de l’ISAF sont perçues, surtout concernant les opérations anti-drogues. Cette confusion a été utilisée par les Talibans pour saper la mission, utilisant la trop grande transparence dans laquelle sont menées les opérations. L’OTAN médite deux leçons importantes. Premièrement, tâches militaires essentielles et besoin de soutien doivent être formulés dans des termes clairs, afin que différentes interprétations ne puissent apparaître dans la zone d’opération ou dans les pays contributeurs de troupes. Deuxièmement, des stratégies de communication efficaces pour informer les populations sont extrêmement importantes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-6389918913809547064?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/6389918913809547064/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=6389918913809547064' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6389918913809547064'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6389918913809547064'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/09/la-diagonale-du-fourbe.html' title='La diagonale du fourbe'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8827664972716379258</id><published>2008-08-20T08:36:00.002+02:00</published><updated>2008-08-20T09:19:01.313+02:00</updated><title type='text'>Economie simpliste ?</title><content type='html'>Nous ne prétexterons pas la chaleur pour expliquer comment nous en sommes arriver à penser aussi simplistement sur un sujet aussi complexe. Peut-être un économiste chevronné se permettra-t-il d'apporter son éclairage, auquel cas nous lui ouvrira volontiers nos colonnes ? Commençons...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Posons d'abord que la surchauffe actuelle de l'économie n'a rien à voir avec une crise cyclique, mais bel bien avec un excès de spéculation. Tout le monde a en tête la crise des subprimes américains. Quelques promoteurs immobiliers ont fait faillites, de même que de petites banques se sont trouvées dans l'impossibilité de payer leurs clients. Cela explique certes la situation américaine, mais pas l'envolée mondiale de la crise. Endettés hier, les Etats-Unis le restent aujourd'hui, il n'y a rien de nouvel sous le soleil. C'est pourtant là qu'entre la "bulle spéculative", comme on la qualifie depuis qu'elle a explosé autour des nouvelles technologies de la communication et de l'information en 2000. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pétrole et les matières premières alimentaires sont devenus les placements de replis de toutes les institutions financières officielles et privées depuis les subprimes. Si le marché américain n'est plus sûr, la bonne vieille règle économique stipule de trouver d'autres marchés où investir... Et puis, les cours sont si bas que cela fera du bien aux agriculteurs africains... Cela dit en passant, cela fait également du bien aux compagnies agro-alimentaires internationales qui, pour compenser une réduction de la consommation de fruits et légumes, plutôt que de solder leurs produits, augmentent largement leur prix afin de sauvegarder leurs marges. Au lieu de s'en prendre systématiquement aux bénéfices de Total, pourquoi nos penseurs écolos ne vont pas regarder de ce côté-là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce comportement correspond tout à fait à la logique économique du moment centrée sur l'actionnaire. Dans un monde reposant sur la consommation, il apporte toutefois une contradiction majeure. En effet, les effets de l'augmentation des hydrocarbures et des produits alimentaires vont toucher de plein fouet les foyers de consommation qui sont censé absorbé la production permettant 20 % de marge annuelle souhaités par les actionnaires. Ce n'est pas en Inde ou en Chine qu'ils les attendent, c'est dans la Triade (Amérique du Nord, Europe occidentale et Japon)! Or, en l'absence de hausse de salaire, c'est-à-dire d'injection de pouvoir d'achat par les acteurs économiques, c'est-à-dire les seuls entreprises et l'Etat-patron (en période de crise, les ménages thésaurisent en attendant des jours meilleurs et réduisent leur consommation à l'essentiel : manger), comment les populations pourraient-elles faire face ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La hausse du prix du pétrole signifie une envolée des cours de l'essence, celle des matières premières végétales induit celle des prix à la consommation. Se déplacer frénétiquement est un phénomène lié à notre société de consommation, mais manger reste un besoin vital. Pourtant, c'est bien le comportement de chacun qui est touché, différemment certes selon les situations financières de chacun. Mais les temps sont durs pour tout le monde, riches et pauvres, Américains, Européens ou Chinois. Tous sont logés à la même enseigne, la spéculation étant un phénomène mondialisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le décrochage des ménages induit une réduction de leur consommation de biens accessoires, sur lesquels se fondent pourtant depuis vingt ans la croissance de nos économies. La baisse des ventes engendre les réductions de personnels, les relocalisations dans des pays à bas coups des productions (en même temps que l'on exporte notre pollution - mais que font décidément les écolos ?), les fermetures des implantations industrielles et commerciales, le chômage augmente... La stagflation guette : c'est à dire un ralentissement économique conjugué avec une inflation qui continue de croître. Tous les acteurs économiques doutent en des jours meilleurs et des lendemains qui chantent (le communisme avait cela de bon, il ne les obérait pas) ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le Japon, les Etats-Unis viennent d'entrer en récession... L'Europe est en train de le reconnaître timidement. Le modèle économique n'était pas le bon. Les politiques ont abdiqué depuis la chute du mur de Berlin leur pouvoir de régulation de l'économie, pensant que la "main invisible" saurait restaurer les équilibres. Mais l'on sait bien que la concurrence n'est jamais longtemps pure et parfaite. Alors pourquoi en irait-il autrement pour la régulation naturelle du marché ? Les idéologies ont montré leurs limites, le capitalisme débridé aussi. Il ne fallait pas être grand clerc pour le savoir. Mais l'avidité de l'argent a toujours évité de trop penser. C'est peut-être cela qu'Al Qaeda et ses penseurs de bazar ont cherché à nous faire comprendre. L'absence de réflexion dans l'action conduit à combattre sempiternellement des chimères, sans préjuger des effets que cela contribuera à produire. Sancho Pancha l'avait déjà compris au début du XVIIe siècle. Britney Spears ne sait pas qui est Sancho Pancha... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout le problème des spéculateurs d'aujourd'hui et de demain... Mais c'est aussi un problème géopolitique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8827664972716379258?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8827664972716379258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8827664972716379258' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8827664972716379258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8827664972716379258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/08/economie-simpliste.html' title='Economie simpliste ?'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-443898745911157549</id><published>2008-08-19T16:25:00.000+02:00</published><updated>2008-08-20T08:27:16.685+02:00</updated><title type='text'>Dix soldats français tués en Afghanistan</title><content type='html'>Dix soldats français de la force de l'Otan en Afghanistan ont été tués lundi et mardi lors d'une embuscade tendue par des talibans, à une cinquantaine de kilomètres à l'est de la capitale Kaboul. Vingt-et-un soldats ont été blessés, leur état est «stabilisé» selon le ministère de la Défense. Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy évoque «une embuscade d'une extrême violence». Le président français annonce qu'il se rendra en Afghanistan dès mardi soir. «La France vient d'être durement frappée (...) Elle est est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté», affirme-t-il dans son communiqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les victimes, tuées au cours d'une mission de reconnaissance conjointe avec l'armée nationale afghane, appartenaient au 8ème Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMA), basé à Castres (Tarn), au 2ème Régiment étranger de parachutistes, basé à Calvi (Haute-Corse), et au Régiment de marche du Tchad. Les militaires bataillon français appartenaient au commandement régional centre (RCC-Kaboul).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son communiqué, le chef de l'Etat a rendu hommage au «courage de ces hommes qui ont accompli leur devoir jusqu'au sacrifice suprême». «Mes pensées vont d'abord à leurs familles et à leurs proches, auxquels je transmets, au nom de la Nation, mes condoléances. Je dis aux blessés ma sympathie et mon soutien dans cette épreuve. Je partage également la peine de leurs camarades et, au-delà, de tous les militaires français», a-t-il ajouté. Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, et le ministre de la Défense, Hervé Morin, ont également exprimé leurs condoléances. La France paie «un lourd tribut à la défense de la liberté», a commenté François Fillon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les combats impliquant des militaires français ont débuté lundi et se sont poursuivis tout au long de la nuit de lundi à mardi, avait précisé plus tôt une source proche de l'Élysée. Une source militaire en Afghanistan avait indiqué que des éléments français de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) étaient engagés dans un «incident majeur» avec des insurgés talibans dans le district de Saroubi, mais n'avait pas communiqué de bilan des combats. Une information déjà évoquée par l'état-major français des armées la veille au soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas Sarkozy précise également que «d'importants moyens, aériens notamment, ont été mis en oeuvre avec le soutien des Alliés pour appuyer et dégager» les militaires français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ce matin, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'Otan dans le district de Saroubi, à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes», a par ailleurs déclaré un porte-parole des talibans. «L'Otan a riposté par des frappes aériennes aux cours desquelles cinq talibans et 15 civils ont été tués», a-t-il ajouté. Il n'était pas possible de vérifier ces informations et les bilans donnés par les talibans sont souvent très exagérés. Le porte-parole du ministère de la Défense afghan a affirmé que 13 insurgés, parmi lesquels un Pakistanais, avaient été tués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus meurtrier depuis Bouaké&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit du bilan le plus meurtrier pour l'armée française depuis celui du bombardement de Bouaké en Côte d'Ivoire, en novembre 2004. Ce jour-là, neuf soldats français et un civil américain avaient été tués et trente cinq autres soldats blessés. Ce bombardement par des avions des forces ivoiriennes avait engendré une sévère riposte française puis des émeutes dirigées contres les expatriés français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces pertes sont les premières depuis le renforcement de la présence militaire française en Afghanistan, actuellement de l'ordre de 3.000 hommes, annoncée par Nicolas Sarkozy lors du sommet de l'Otan à Bucarest en avril. Avant ces combats, quatorze militaires français y avaient été tués dans des accidents, opérations ou attentats depuis fin 2001, selon l'état-major français. Quelque 176 soldats étrangers sont morts dans le pays depuis le début de l'année, selon un décompte de l'Agence France-Presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France est engagée depuis 2002 dans la coalition qui a défait les talibans après les attentats du 11 septembre 2001. Une coalition qui réunit sur place des militaires de l'Otan et des soldats américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un numéro vert (0800 74 75 75) a été ouvert pour les familles des militaires présents en Afghanistan.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-443898745911157549?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/443898745911157549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=443898745911157549' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/443898745911157549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/443898745911157549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/08/dix-soldats-franais-tus-en-afghanistan.html' title='Dix soldats français tués en Afghanistan'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8470870911144804917</id><published>2008-07-29T16:52:00.002+02:00</published><updated>2008-08-20T08:33:43.123+02:00</updated><title type='text'>La «guerre contre le terrorisme» ne sert à rien</title><content type='html'>Un groupe de réflexion a mis en évidence que la solution militaire est inefficace contre la plupart des groupes terroristes. Pour battre al-Qaida, il préconise une nouvelle stratégie basée sur le renseignement et la police, et de changer de vocabulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autopsie du terrorisme pour trouver la stratégie susceptible de vaincre al-Qaida. C'est à cet exercice statistique que se sont livrés Seth G. Jones et Martin C. Libicki pour la &lt;a href="http://www.rand.org/pubs/monographs/2008/RAND_MG741-1.pdf"&gt;RAND Corporation&lt;/a&gt;, le think-tank américain proche du Pentagone. Pour tenter de comprendre le destin des groupes terroristes, les chercheurs ont compilé des données sur 648 groupes recensés à travers le monde entre 1968 et 2006.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont distingué chaque groupe en fonction de ses effectifs, ses buts, ses revenus financiers, du régime politique de son territoire d'implantation, de son orientation (religieux ou politique) et de ses buts. Ils ont ensuite passé au crible leurs destins. Sur les 648 groupes étudiés, 244 sont toujours actifs, et 136 se sont fragmentés ou ont fusionné avec d'autres groupes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les groupes religieux plus tenaces&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et parmi ceux qui ont effectivement cessé d'utiliser le terrorisme, les statistiques parlent d'elles-mêmes. La « bonne nouvelle » est que seuls 27 groupes (10%) ont cessé leurs activités après avoir rempli leurs objectifs, par exemple le FLN algérien. 114 (43%) ont déposé les armes suite à un accord politique avec l'Etat. Quant à ceux qui ont été réellement vaincu, 107 (40%) l'ont été par des moyens policiers et juridiques, les principaux étant le renseignement humain, l'infiltration des cellules, l'arrestation des leaders et le développement de la législation antiterroriste. Et 20 groupes seulement ont été écrasés sur le champ de bataille, par des moyens militaires, soit un pourcentage de 7%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'objectif du rapport étant d'évaluer les bonnes pratiques pour défaire al-Qaida, les historiques des mouvements similaires ont été spécialement étudiés. Mauvaise nouvelle : les groupes d'inspiration religieuse sont bien plus résistants que ceux qui ont une vocation politique. Depuis 1968, 62% des groupes terroristes ont cessé de nuire. Sur la même période, ce pourcentage tombe à 32% si l'on ne compte que les groupes religieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étude exclut d'office la solution politique pour al-Qaida, dont le but avoué est de renverser les gouvernements du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient, pour unir le monde musulman sous une même bannière. La RAND Corporation estime que la probabilité d'un succès d'al-Qaida est proche de zéro, mais les statistiques montrent que les chances de parvenir à un accord politique sont d'autant plus faibles que les objectifs d'un groupe sont larges et ambitieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la solution militaire, à l'œuvre actuellement, l'étude conclut qu' « il n'y a aucun solution au terrorisme sur le champ de bataille ». Et d'ajouter que la force brute a souvent « l'effet inverse » en attisant l'hostilité des populations, fournissant ainsi un réservoir de recrue aux terroristes. Le groupe note une augmentation des actions d'al-Qaida dans un rayon plus large, et juge que la stratégie américaine de « guerre contre le terrorisme » n'a pas réussi à affaiblir la nébuleuse terroriste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une armée présente mais discrète&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle stratégie adopter alors ? L'étude préconise un combat sur deux fronts. D'abord, mettre l'accent sur la solution policière contre al-Qaida dans le monde, en augmentant les budgets de la CIA et du FBI. Objectif : cibler les principaux « nœuds » du réseau al-Qaida, qu'il s'agisse de points de décision, de communication ou de financement. Cela implique également de mettre hors d'état de nuire les chefs des réseaux, avec les règles qui s'imposent dans un état de droit. Le rapport cite notamment un membre de l'Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste française, qui fait part d'une tactique citée en exemple : concentrer les efforts de polices sur des délits annexes tels que le trafic de drogue, plus facile à prouver devant un tribunal, pour mettre les suspects « à l'ombre » sans attendre qu'ils aient commis un attentat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, l'étude ne plaide pas pour un désengagement militaire total, en particulier pour la situation particulière de l'Irak, où al-Qaida participe à une insurrection armée globale. L'histoire montre que la solution militaire est plus efficace contre les larges groupes de terroristes insurgés (19%) que contre les groupes terroristes en général (7%). Dans ces zones, la présence militaire est « nécessaire », mais le rapport souligne qu'il ne doit pas nécessairement s'agit d'une présence américaine. Les forces locales y auraient une plus grande légitimité, et une meilleure compréhension. Il faudrait donc, selon cette étude, que les Etats-Unis cantonnent leur rôle militaire en Irak à de la formation ou de l'armement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La RAND Corporation suggère quelques pistes idéologiques. Par exemple, le groupe estime que les fatwas émises par le Conseil des Oulemas en Afghanistan clamant que les kamikazes n'auraient ni vierges, ni vie éternelle, ont été bien plus efficaces que les tonnes de tracts de propagande largués par l'aviation américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre changement symbolique mais crucial : troquer la « War on Terror » (guerre contre le terrorisme), qui laisse croire à une solution purement militaire, contre le plus classique « counterterrorism » (antiterrorisme). De même, il s'agit de ne plus faire passer Ben Laden et consorts pour des guerriers engagés dans une guerre sainte mais pour de simples criminels.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8470870911144804917?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8470870911144804917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8470870911144804917' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8470870911144804917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8470870911144804917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/la-guerre-contre-le-terrorisme-ne-sert.html' title='La «guerre contre le terrorisme» ne sert à rien'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-9027927685908737670</id><published>2008-07-23T07:49:00.000+02:00</published><updated>2008-07-31T18:32:53.853+02:00</updated><title type='text'>Le général Rondot raconte la traque de Radovan Karadzic</title><content type='html'>Le Figaro, Georges Malbrunot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le refus de Belgrade de donner accès à ses écoutes téléphoniques fut l'un des principaux obstacles à la localisation du criminel de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À deux reprises, le général Philippe Rondot crut mettre la main sur Radovan Karadzic. Mais à chaque fois, le criminel de guerre échappa in extremis au maître espion français qui le traquait depuis dix ans, au côté de la petite équipe mise sur pied par Carla Del Ponte, l'ancienne procureur du Tribunal de La Haye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1999, alors que Karadzic est réfugié en Bosnie, un de ses gardes du corps est retourné par une équipe d'agents français et de la CIA. Mais au dernier moment, l'homme refuse de trahir son chef. En janvier 2000, une interception téléphonique permet de localiser Karadzic dans la région de Trébinje. Une opération de la Sfor est alors déclenchée, mais lorsque les militaires français arrivent sur place, le chef de guerre est déjà parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Quand il a vu que la pression devenait trop forte en Bosnie, Karadzic a filé se mettre à l'abri ailleurs», nous explique le général Rondot. Les services de renseignements occidentaux le croient au Monténégro, en Grèce, voire même en Biélorussie, où le fuyard aurait fait une brève incursion. Mais Karadzic se planquera finalement en Serbie, où il dispose de nombreux appuis dans les milieux politiques ultranationalistes, l'appareil sécuritaire, ainsi qu'au sein de l'Église, en particulier dans les monastères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«En Serbie, nous butions sur deux problèmes pour l'attraper, explique le général Rondot, l'ancien premier ministre Kostunica, tout d'abord, qui ne donnait pas son feu vert, et un obstacle de nature technique, avec les interceptions téléphoniques», essentielles au travail des limiers lancés sur les traces de Karadzic. Belgrade a toujours refusé que d'autres services de renseignements exploitent les données recueillies à partir de ses écoutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«En Bosnie, nous pouvions patrouiller : la DGSE, la Direction des renseignements militaires, mais aussi nos forces spéciales ont beaucoup œuvré. En Serbie, nos actions étaient réduites», reconnaît Rondot. Le général français est tributaire du bon vouloir serbe. «Si les renseignements militaires coopéraient assez bien avec nous, en revanche le BIA, le service civil était, lui, plus réticent», ajoute-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Karadzic était-il couvert par le BIA ? Un détail intrigue : il y a dix jours environ, Rade Bulatovic a quitté la direction des renseignements civils. A-t-il refusé de couvrir l'arrestation de Karadzic ? Une chose est sûre : depuis la formation d'un nouveau gouvernement pro-européen à Belgrade, la donne avait changé pour Karadzic. Sa capture aurait été facilitée par la coopération d'un service occidental, très vraisemblablement la CIA, qui dispose d'un centre d'écoutes téléphoniques sur le mont Ijman en Bosnie voisine, et dont plusieurs membres opéraient au sein du dispositif sécuritaire de Belgrade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Méfiance à l'égard des siens&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul ne sait encore qui est la source à l'origine de la capture ? Depuis son appartement du Nouveau Belgrade, Karadzic avait tout lieu de se méfier des siens. Il n'ignorait pas que sa famille faisait l'objet d'une surveillance étroite. Son frère, Lucas, un homme d'affaires qui livrait «des renseignements d'ambiance» était «traité» par le général Rondot. Son épouse, Ljiljana, l'avait appelé à se rendre à la justice internationale, et il y a un mois seulement son fils Alexander avait été interpellé, puis longuement interrogé par les services de sécurité à Belgrade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Karadzic avait sans doute coupé tous ses liens avec les réseaux de soutien financiers et familiaux de telle sorte que l'on ne puisse pas remonter jusqu'à lui», estime le général Rondot. Selon certaines sources, Karadzic n'avait plus que trois gardes du corps autour de lui. «Hirsute, il me rappelle étrangement un autre fugitif, Saddam Hussein quand il a été capturé», conclut le général Rondot.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-9027927685908737670?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/9027927685908737670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=9027927685908737670' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/9027927685908737670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/9027927685908737670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/le-gnral-rondot-raconte-la-traque-de.html' title='Le général Rondot raconte la traque de Radovan Karadzic'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4721745840495167385</id><published>2008-07-15T21:14:00.001+02:00</published><updated>2008-07-15T21:15:01.556+02:00</updated><title type='text'>Le renseignement plus que jamais une priorité nationale</title><content type='html'>Par Éric Denécé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Éric Denécé, le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), auteur de Tout comprendre : Les services secrets (EPA, 2008), explique pourquoi les mesures annoncées dans le livre blanc sur la défense et la sécurité doivent être conçues comme le point de départ du redressement du renseignement et non comme un aboutissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récent livre blanc sur la défense affiche clairement la nouvelle priorité gouvernementale accordée «au renseignement et à l'anticipation», afin d'assurer la sécurité de notre pays. Les effectifs des services seront renforcés, le recrutement et la formation améliorés, des moyens supplémentaires leur seront accordés ; des budgets significatifs vont être consacrés au renseignement spatial, qu'il s'agisse de l'imagerie ou des interceptions ; un diplomate coordonnera, à partir de cet été, les activités des services, dans le cadre d'un Conseil national du renseignement (CNR) installé à l'Élysée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour tous ceux qui plaident depuis longtemps pour une reconnaissance de l'importance du renseignement, c'est une immense satisfaction. Dans le monde hautement imprévisible dans lequel nous vivons, n'oublions jamais que «les armes importent moins que le bras qui les tient ; le bras importe moins que l'intelligente volonté qui le guide».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette évolution est due à la prise de conscience des rédacteurs du livre blanc de la nécessité d'anticiper les crises internationales afin de préserver nos intérêts, nos ressortissants et notre territoire. Elle est due, également, à l'action personnelle du président de la République qui est le premier chef de l'exécutif à s'intéresser à une discipline que tous ses prédécesseurs ont considéré comme mineure ou malsaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la création de la Ve République, aucun président n'a accordé la moindre importance aux services de renseignement. Le général de Gaulle n'entendait rien à ce domaine pourtant essentiel à l'action de l'État et George Pompidou les méprisait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seuls deux chefs de gouvernement ont manifesté un intérêt réel pour le renseignement : Raymond Barre et Michel Rocard. Tous deux avaient compris que «le renseignement est l'un des investissements les plus rentables de l'État. Il est l'une des fonctions fondamentales de la sécurité nationale de tout État de droit et constitue une condition nécessaire à la prospérité du pays». Mais ils étaient premiers ministres et ne purent jamais convaincre le chef de l'exécutif d'y accorder toute l'attention que ce domaine mérite. Le fait qu'un président de la République affiche aussi clairement sa volonté de faire du renseignement une priorité nationale mérite d'être souligné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre blanc n'est pas la première manifestation de l'intérêt de Nicolas Sarkozy pour ce domaine. Lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, puis candidat à la présidentielle, il a proposé ou soutenu diverses réformes, qui ont pris corps dès son arrivée à l'Élysée : mise en place d'un délégation parlementaire pour le suivi des affaires de renseignement ; rapprochement de la DST et des Renseignements généraux (RG) ; nomination de professionnels reconnus à la tête des services (Frédéric Péchenard à la DGPN et Bernard Squarcini à la DST) ; volonté de créer un Conseil national de sécurité rattaché à la présidence, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, une partie de ces réformes étaient envisagée depuis longtemps : la transformation du SGDN en un Conseil national de sécurité est évoquée depuis les années 1980 et la fusion DST-RG au moins depuis 1986. Mais personne ne l'avait fait. Au début des années 1990, Michel Rocard, alors premier ministre, et son conseiller pour la sécurité, le préfet Rémy Pautrat, tentèrent de conduire une réforme : ils parvinrent à réactiver le comité interministériel du renseignement (CIR), mais le directeur de la police nationale de l'époque s'opposa au rapprochement DST-RG et le sujet n'intéressait pas François Mitterrand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, l'annonce de la priorité nouvelle accordée au renseignement doit être relativisée : le retard accumulé par nos services depuis plusieurs décennies nécessite un effort majeur. Or les mesures annoncées dans le livre blanc sont encore bien modestes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le renseignement spatial va être le bénéficiaire principal des nouveaux budgets. Des investissements importants sont en effet indispensables pour disposer de capacités d'interception ou d'observation depuis l'espace. C'est donc une excellente décision. Mais cela signifie que les services chargés de la recherche humaine ne bénéficieront que très partiellement de cette manne. C'est inquiétant, car nos organismes de renseignement opérant à l'étranger ont un besoin criant de moyens afin de s'adapter aux nouveaux défis. Michel Rocard rappelait récemment dans Le Figaro que les budgets que la France accordait au renseignement étaient trois fois moindres que ceux du Royaume-Uni, lequel dispose de plus du soutien financier et technique américain. Malgré la priorité affichée, les investissements proposés par le livre blanc ne permettront pas, loin s'en faut, de combler ce retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons pour mémoire, que la DGSE, le principal service français, représente seulement 0,9 % du budget de la défense, lequel représente moins de 2 % du budget de l'État ! C'est bien peu pour une priorité nationale. De plus, malgré la volonté affichée, la Direction du renseignement militaire (DRM) va perdre, cette année, des postes dans le cadre de la réduction du format des armées. Étonnamment, le livre blanc n'évoque pas le nécessaire rapprochement de ce jeune et efficace service avec la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), à l'image de ce qui a été fait entre la DST et les RG.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, une réserve doit être formulée. La diplomatie n'est pas le renseignement. Quelles que soient les qualités personnelles des ambassadeurs nommés à la tête de la DGSE ou du CNR, il s'agit là de deux métiers et de deux vocations différentes. Comme le président l'a fait pour la police, il est temps de confier aux femmes et aux hommes du renseignement les fonctions de pilotage ou de coordination des services.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons nous réjouir que, pour la première fois, le renseignement fasse l'objet d'un intérêt présidentiel et d'une priorité nationale. Mais si une dynamique nouvelle semble s'esquisser grâce au livre blanc, celle-ci ne doit pas occulter un fait tangible : le renseignement français est sous-dimensionné au regard des menaces qui pèsent, de nos intérêts dans le monde et de nos responsabilités internationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les mesures annoncées doivent être conçues comme le point de départ du redressement du renseignement national et non comme un aboutissement. Elles ne nous permettent pas d'égaler les moyens britanniques, allemands ou israéliens, pays dans lesquels les budgets de renseignement sont en continuelle augmentation depuis plusieurs années.&lt;br /&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4721745840495167385?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4721745840495167385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4721745840495167385' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4721745840495167385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4721745840495167385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/le-renseignement-plus-que-jamais-une.html' title='Le renseignement plus que jamais une priorité nationale'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2123128344694796605</id><published>2008-07-14T21:08:00.002+02:00</published><updated>2008-07-15T21:13:08.074+02:00</updated><title type='text'>«Des hommes seront toujours nécessaires pour défendre notre pays»</title><content type='html'>Propos recueillis par Étienne de Montety&lt;br /&gt;Le Figaro du 11/07/2008 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«En tant que membre du conseil de sécurité, la France ne peut se décharger de ses responsabilités lorsque l'ordre du monde est mis à mal», estime le général Jean-Louis Georgelin à propos des missions confiées aux militaires français. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/12/5471eed0-4f83-11dd-9c1f-067c6b52f4d9.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/12/5471eed0-4f83-11dd-9c1f-067c6b52f4d9.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(photo François Bouchon / Le Figaro)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'occasion du 14 Juillet, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées prend la parole. Choisissant délibérément de ne pas commenter l'actualité récente, il réfléchit sur l'état de soldat à l'heure où la haute technologie envahit le monde de la défense et de la sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE FIGARO. - La première question porte sur la situation morale et intellectuelle des armées aujourd'hui : notre pays n'a pas connu la guerre depuis un demi-siècle. Quel regard porte-t-il sur son armée ?&lt;br /&gt;Jean-Louis GEORGELIN. - Je constate que ce regard est positif au vu de l'ensemble des sondages dont nous disposons. Jamais l'image des armées, telle qu'elle est mesurée dans ces sondages, n'a été aussi bonne ces dernières années, alors que paradoxalement la notion de guerre a déserté les esprits. Cela tient probablement au fait que la population ressent un fort besoin de sécurité face aux menaces qui pèsent sur le territoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous êtes le chef d'état-major d'armées qui ont connu au cours du XXe siècle plusieurs défaites. Le souvenir de ces épisodes entraîne-t-il un défaut de crédibilité des armées françaises, notamment aux yeux de l'étranger ?&lt;br /&gt;Je n'ai pas du tout le sentiment que les défaites que vous évoquez pèsent sur nous. L'histoire militaire est toujours une succession de victoires et de défaites. Les Américains, par exemple, ont remporté des victoires extraordinaires à la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais ils ont depuis connu le Vietnam. Il est vrai cependant que sur l'armée française pèse symboliquement la défaite de 1940, ressentie comme une véritable humiliation, puis l'Indochine, où l'on a pu mesurer le divorce entre le corps expéditionnaire et le pays, et enfin l'Algérie, où il y a eu une véritable tension entre l'armée et les dirigeants politiques. Personnellement, je reste très marqué par la défaite de 1940, sujet que nous n'avons pas encore épuisé, comme le prouve la lecture de L'Étrange Défaite, de Marc Bloch, livre important que je fais toujours lire à mes subordonnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, chez les jeunes officiers, ce passé s'estompe, ne serait-ce que parce que ces événements remontent à près de soixante-dix ans. Aujourd'hui, nous sommes dans un autre type de guerre. Votre question suggère qu'il pourrait y avoir un complexe à l'égard de cette histoire. La réponse est non. D'abord parce que les ouvrages récents d'historiens réhabilitent la manière dont les Français ont combattu en 1940. La débâcle n'a pas empêché des comportements individuels conformes à l'honneur militaire. La France a été présente à la victoire en 1944 et 1945. Enfin, depuis la fin de la guerre d'Algérie, elle a conduit un certain nombre d'opérations militaires, en Afrique ou ailleurs ; et à chaque fois elle y a démontré une réelle capacité militaire, qui fait que notre image à l'extérieur n'a cessé de se renforcer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1870, 1914, 1940... Il semble qu'il y ait une sorte de fatalité qui fait que l'armée française est toujours en retard d'un conflit…&lt;br /&gt;Dans les défaites, la responsabilité des militaires n'est pas unique. Ils la partagent avec les dirigeants politiques qui ont pris des options stratégiques et budgétaires, et avec la nation elle-même. L'historien Jean-Baptiste Duroselle a bien analysé la différence qu'il y a entre une diplomatie et un outil militaire. Mais il montre aussi qu'il doit y avoir une cohérence totale entre les deux. Car il y a une difficulté à laquelle nous sommes confrontés en permanence : les calendriers. La durée de construction d'un outil militaire ne correspond pas à la rapidité avec laquelle on peut changer de concept diplomatique ou de vision politique. On peut faire évoluer une politique en quelques années, mais un outil militaire se bâtit en trente ou quarante ans. Nous venons de changer de monde avec la disparition du pacte de Varsovie et, en France, la professionnalisation de l'armée. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut liquider tous les équipements que nous avions : on a pu voir le rôle de l'artillerie dans le siège de Sarajevo, celui du char Leclerc au Liban. D'une manière générale, en temps de paix, on a toujours reproché aux militaires de coûter trop cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les opinions occidentales, la seule intervention militaire légitime est celle qui s'appuie sur des mandats internationaux, non pas pour défendre l'intérêt national mais pour rétablir un état de droit dans les pays lointains. N'y aurait-il plus de soldats, mais des policiers de l'ordre international ?&lt;br /&gt;L'histoire de la France étant ce qu'elle est, notamment comme membre du Conseil de sécurité, il me paraît difficile pour elle de se décharger de ses responsabilités lorsque l'ordre du monde est mis à mal. Souvent, on me demande : «Mourir pour Kaboul, qu'est-ce que cela veut dire ?» Cela veut dire que le soldat est un serviteur qui obéit à la mission qui lui est donnée. C'est au président de la République d'apprécier le bien-fondé de la mission. Or notre société tend à perdre la notion de l'obéissance, qui suppose discipline et humilité. L'armée, issue de cette société, n'est pas à l'abri d'une telle dérive. Obéir, cela veut dire reconnaître une autorité qui nous est supérieure, ce que notre époque, extrêmement relativiste, a du mal à admettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons aussi nous poser la question de savoir si la notion de guerre elle-même est dépassée, ce qui signifierait la fin du soldat. Pour ma part, je ne crois pas que, quelle que soit la sagesse des hommes, on puisse affirmer que la guerre a disparu. En particulier parce qu'un niveau de richesse comme celui de l'Europe sera tôt ou tard convoité, surtout si ce continent reste un îlot de prospérité au milieu d'un monde pauvre. La nation française sera-t-elle capable d'endurer une prochaine guerre ? Oui, si elle a su conserver à l'intérieur de ses frontières, dans le cadre de ses alliances, des femmes et des hommes forts d'un esprit de sacrifice et de renoncement ; qui auront accepté une vie faite d'abnégation, de goût du risque. Je pense souvent à ce discours que Thucydide met dans la bouche de Périclès faisant l'éloge des combattants morts face à Sparte : «Il n'y a pas de bonheur sans liberté et il n'y a pas de liberté sans courage.» Nous ne devons pas oublier cette réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que signifie l'idéal militaire en 2008 ?&lt;br /&gt;Une de mes préoccupations est le risque de banalisation de l'état militaire. Dans la perspective d'une situation internationale difficile, où nous devrions nous engager à une grande échelle dans un conflit dur, mon souci est d'avoir des militaires vraiment prêts à répondre aux exigences de l'état militaire. Quand je réunis les chefs d'état-major, c'est un thème que j'aborde souvent. Nous devons toujours être prêts à faire face à un événement grave, et qui pourrait dépasser le cadre actuel de nos opérations extérieures. Pour moi, le devoir du chef est d'obtenir cette attitude et de la maintenir. Dans les écoles d'officiers, la détermination des élèves me frappe. Il ne faudrait pas que sur la durée ce sentiment s'affadisse. Je me permets de prendre une comparaison dans le domaine religieux : on trouve des religieux dans des pays où on est porté par une vraie foi. Un pays qui ne serait plus concerné par sa sécurité, mais exclusivement par des préoccupations individuelles, serait menacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces jeunes gens sont formés avec un idéal fondé sur la notion de sacrifice. Que signifie cette notion aujourd'hui alors que les officiers de l'armée de terre n'ont guère eu de morts depuis la fin de la guerre d'Algérie ?&lt;br /&gt;Nous avons eu depuis la fin de la guerre d'Algérie plus de six cents morts sur les théâtres d'opérations. Nous avons eu des morts au Liban, en Bosnie, au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan. Mais nos jeunes officiers ne doivent pas se tromper d'époque et vivre dans la nostalgie de la RC4. Nous devons être prêts à mourir si la liberté de la Cité l'exige. On ne peut pas exclure aujourd'hui l'esprit de sacrifice dans la formation que nous dispensons. Une armée qui renoncerait à cet esprit de sacrifice deviendrait une simple police internationale. Nous ne pouvons pas passer sous silence ce qui fait la véritable spécificité et la véritable noblesse du métier militaire. Une armée qui y renoncerait ne serait plus une armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous possédons une petite armée. Est-il raisonnable de penser qu'elle doit faire de la gestion de conflits de basse intensité, du maintien de l'ordre tout au long de l'année ? Peut-elle à la fois faire cela et être préparée à des événements plus graves ?&lt;br /&gt;C'est ma responsabilité d'être en mesure de le faire. J'ai actuellement sous mes ordres 250 000 militaires. Nous devons à la fois être capables de participer à ces opérations tout en continuant à nous former et à nous entraîner. Je m'interroge toujours quand j'entends expliquer que la France ne doit intervenir que dans quelques opérations : c'est souvent la situation internationale qui dicte les opérations dans lesquelles nous devons nous impliquer. Nous n'avons pas toujours le choix. L'armée française doit pouvoir intervenir dans trois directions : faire face à une brusque aggravation de la situation internationale, lutter contre l'instabilité dans le cadre de nos engagements internationaux, participer à la protection de nos intérêts et de nos concitoyens notamment dans des opérations à caractère civil sur le territoire national, comme lors de catastrophes naturelles, par exemple. Nous aurions tort de croire que nous pouvons privilégier un de ces axes au détriment des deux autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mission du militaire n'est pas sans lien avec celle du policier, même si celui-ci ne se pose pas la question du destin collectif de la nation et agit à l'intérieur du cadre national pour préserver l'état de droit. Peut-on cependant établir une différence entre ces deux états ?&lt;br /&gt;Il y a une différence fondamentale entre le policier et le militaire même si, c'est vrai, les deux risquent leur vie dans l'exercice de leur métier : la nature de l'adversaire. L'adversaire du policier est un délinquant qu'il doit neutraliser au nom de la société ; celui du soldat est un homme qui, comme lui, est en charge du destin de sa nation et se bat pour son pays. Dans ce dernier cas, le niveau de violence peut atteindre un stade extrême.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais depuis vingt ans, les armées françaises sont engagées à l'extérieur dans une action de répression des délinquants au regard du droit international…&lt;br /&gt;Je ne nie pas le fait qu'effectivement on a affaire à une certaine forme de délinquants. Mais la différence est qu'ils agissent rarement pour des intérêts propres mais plutôt au nom d'une certaine vision collective, ce qui leur donne idéal et persévérance dans l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avez-vous le sentiment aujourd'hui que l'armée réfléchit sur elle-même, qu'elle produit une pensée, pour concevoir ou prévoir ? Les centurions sont-ils un peu docteurs ?&lt;br /&gt;On fait souvent le procès de la pensée militaire française. C'est aussi une conséquence de nos défaites. On oublie qu'un certain nombre de nos penseurs militaires comptent encore à l'étranger. Connaissez-vous Guibert, le commandant Ardant du Pic, l'amiral Castex, qui sont reconnus et étudiés aux États-Unis ? Dans les années 1960, nous avons également eu deux types de penseurs militaires français : les spécialistes de la guerre révolutionnaire, David Galula (le penseur de la contre-insurrection publié depuis longtemps aux États-Unis et qui arrive seulement en France), le colonel Trinquier. D'autres militaires ont eu une véritable réflexion sur l'ère nucléaire, les généraux Beauffre et Gallois et, naturellement, Lucien Poirier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, c'est vrai, en France on écrit moins qu'aux États-Unis. Mais j'observe avec satisfaction que cela évolue. Récemment, plusieurs ouvrages de doctrine, d'analyse de l'histoire, de stratégie ont été publiés par des colonels. Nous encourageons naturellement les officiers à publier, grâce au Cerems (Centre d'études et de recherche de l'enseignement militaire supérieur) ou à la revue Inflexions. On a aussi créé le CICDE (Centre interarmées de concepts, de doctrines et d'expérimentations), qui réfléchit en profondeur sur tous ces sujets, avec également les centres de doctrine propres à chaque armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réflexion est ardue parce que, à la différence d'il y a cinquante ans, la menace est plus diffuse…&lt;br /&gt;C'est précisément parce que la situation est plus difficile que la réflexion est encore plus nécessaire. La réflexion, notamment par l'écriture, est propice à l'homme d'action pour éviter qu'il ne dérape. Réfléchir à quoi ? Il paraît important de réfléchir sans cesse à ce qu'est que la guerre aujourd'hui. Que signifie ce mot dans un pays d'Europe qui a repoussé la menace loin de ses frontières, situation inédite, et qui a fermé la parenthèse de la conscription ouverte par la Révolution française ? Qu'est-ce que la guerre aujourd'hui ? À quels types de conflits faut-il se préparer, au moment où les technologies (et notamment les technologies de l'information et de la communication) ont considérablement évolué ? Il faut tirer avantage des possibilités qu'offre la technologie, mais croire que nous pouvons protéger notre société sans prendre de risques est une dangereuse illusion. Pour être respecté, il faut savoir prendre des risques humains. Regardez les difficultés des Américains en Irak. On les a vus détruire l'armée de Saddam Hussein en trois semaines. Quatre ans après, ils sont dans une situation extrêmement difficile. La guerre n'est pas un monde rationnel pur. Prenez la notion de courage. Dans toutes les sociétés, c'est une vertu. Et pourtant... Tant que l'on n'est pas mis à l'épreuve, on ne sait rien du courage. Le courage peut être individuel ou collectif. Je suis toujours fasciné par la réaction de Margaret Thatcher au moment de la guerre des Malouines. Qu'est-ce qui justifiait d'aller faire la guerre pour quelques îlots perdus, sinon l'honneur et le courage qui commandaient de prendre des risques ? L'idée que seulement par des caméras, des satellites, des armements sophistiqués on va pouvoir être défendus contre tout est une illusion. Si je suis militaire, c'est parce que je crois qu'il faut qu'il y ait des hommes et des femmes pour défendre notre patrie, nos valeurs, ce à quoi nous croyons. Cette dimension a été totalement prise en compte dans le livre blanc.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2123128344694796605?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2123128344694796605/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2123128344694796605' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2123128344694796605'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2123128344694796605'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/des-hommes-seront-toujours-ncessaires.html' title='«Des hommes seront toujours nécessaires pour défendre notre pays»'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7863484213878252488</id><published>2008-07-13T21:06:00.000+02:00</published><updated>2008-07-15T21:08:11.299+02:00</updated><title type='text'>Bronislaw Geremek, la mort d'un grand européen</title><content type='html'>Pierre Rousselin&lt;br /&gt;Le Figaro du 13/07/2008 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fois homme d'esprit et d'action, érudit et engagé, le Polonais Bronislaw Geremek a traversé son époque aux avant-postes du combat pour les libertés.&lt;br /&gt;A la fois homme d'esprit et d'action, érudit et engagé, le Polonais Bronislaw Geremek a traversé son époque aux avant-postes du combat pour les libertés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/14/b564a864-511c-11dd-a4bc-0a47402a7527.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/14/b564a864-511c-11dd-a4bc-0a47402a7527.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Crédit photo : AFP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'intellectuel et eurodéputé polonais Bronislaw Geremek, figure du syndicat anticommuniste Solidarnosc dans les années 1980, a trouvé la mort dimanche dans un accident de voiture en Pologne. Historien de formation, ancien conseiller de Lech Walesa, ancien ministre des Affaires étrangères, il était âgé de 76 ans. Francophone et francophile, il a contribué par son action à faire tomber le rideau de fer et à réunifier l'Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était extraordinairement brillant et, en même temps, très simple. Capable d'écouter avec chaleur et patience n'importe qui lui parler de ce qu'il connaissait mieux que personne. Et tellement compétent qu'il rendait accessibles à tous les méandres les plus complexes de l'histoire et de la politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yeux bleus pétillants, la voix caverneuse, la pipe entre les dents, la veste en tweed, Bronislaw Geremek était un habitué des conférences, des colloques et des émissions télévisées. On se le disputait parce qu'il était l'intellectuel européen par excellence, un grand humaniste, un de ces personnages hors du commun qui, depuis Montesquieu, jalonnent l'histoire de notre continent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la fois homme d'esprit et homme d'action, érudit et engagé, il a traversé son époque aux avant-postes du combat pour les libertés, d'abord en héros de l'épopée de Solidarnosc en Pologne, puis en bâtisseur de notre nouvelle Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né le 6 mars 1932, l'enfant grandit dans le ghetto de Varsovie. Fils de rabbin, il parvient à s'échapper en 1943 avec sa mère, tandis que son père meurt à Auschwitz. De retour à Varsovie, il étudie l'histoire et se spécialise dans celle du Moyen Âge, moins soumise au dogmatisme marxiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs fois, des bourses du gouvernement français lui permettent de se rendre à Paris, où il devient parfaitement francophone et durablement francophile. L'historien se passionne pour les travaux de l'école des Annales, côtoie Fernand Braudel, Jacques Le Goff et Georges Duby, et devient l'un des spécialistes mondiaux de l'exclusion et de la marginalité dans la France médiévale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1950, il adhère au Parti communiste polonais (Poup). Il le quittera dix-huit ans plus tard, après une purge antisémite conduite par les dirigeants du Parti, en mars 1968, et après l'écrasement, en août, du Printemps de Prague par l'Armée rouge, à laquelle est intégrée un détachement polonais. Il se rapproche alors des mouvements de défense des ouvriers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En août 1980, le professeur Geremek arrive à Gdansk en compagnie d'un autre intellectuel éminent, Tadeusz Mazowiecki, afin de sceller l'alliance entre l'opposition universitaire et le monde ouvrier. C'est la grande grève des chantiers navals. Les deux hommes vont se retrouver aux côtés du petit électricien Lech Walesa, propulsé à la tête de Solidarnosc. Ils seront ses principaux conseillers politiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bronislaw Geremek subit à partir ce moment-là les tracasseries de la police secrète. En 1983, il fait deux mois de prison préventive. Il est chassé de son université et accusé d'espionnage au profit des États-Unis, puis d'appartenance à une organisation illégale, Solidarnosc. Le syndicat se méfie de lui : la fronde anti-intellectuels l'empêche d'être élu membre à part entière de la direction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ostracisme ne l'empêche pas de jouer, dans l'ombre, un rôle de premier plan. Pendant les seize mois de l'existence du syndicat, il exerce une influence modératrice. Malgré cela, il est honni par le régime, qui voit en lui l'image même de l'intellectuel militant anticommuniste à la solde des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le coup de force du 13 décembre 1981 et la déclaration de l'état de guerre par le général Jaruzelski, Geremek est placé en camp d'internement. Simultanément, il fait l'objet d'attaques particulièrement odieuses de la part de Radio Varsovie. Il est présenté comme un «juif chauviniste» ayant des liens avec la «franc-maçonnerie internationale» et dépeint sous les traits d'un imposteur à l'apparence savante mais qui ne serait qu'un «spécialiste des sujets scabreux comme la prostitution» au Moyen Âge .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interné pendant un an, puis de nouveau emprisonné pendant trois mois en 1983, il est démis pour « antisoviétisme» de son poste d'enseignant à l'Institut d'histoire de l'Académie des sciences de Varsovie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1989, lors de négociation de la Table ronde entre le gouvernement et Solidarnosc, il est l'un des principaux médiateurs. Sa connaissance du Parti, qu'il a fréquenté de l'intérieur pendant dix-huit ans, lui est précieuse pour piloter un processus sans précédent aux conséquences historiques considérables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Menées sous la menace d'une intervention de Moscou, les discussions finissent en effet par aboutir à la chute du régime communiste polonais, entraînant l'ensemble des satellites de l'Union soviétique dans un engrenage qui a pris de court les dirigeants de Solidarnosc, comme d'ailleurs la plupart des observateurs européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors des premières élections «semi-démocratiques» de juin 1989, Bronislaw Geremek entre à la Diète. Il préside le groupe parlementaire de Solidarité, la commission de réforme de la Constitution et la commission des Affaires étrangères du Parlement. Commence alors une carrière de parlementaire qu'il poursuivra, à partir de 2004 et jusqu'à sa mort, à Strasbourg et à Bruxelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Pologne est entrée, cette année-là, dans l'Union européenne. Bronislaw Geremek a été l'un des grands architectes de cet ancrage européen de son pays puisqu'il a été ministre des Affaires étrangères de 1997 à 2000 et qu'il a notamment eu à négocier l'adhésion de la Pologne à l'Otan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec l'humour d'un vieux sage, il maniait la dérision pour relativiser les difficultés de la construction européenne : «Lorsque j'étudie une directive européenne, disait-il, je mets une cantate de Bach, et c'est déjà beaucoup mieux.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apôtre de la réconciliation germano-polonaise, partisan d'une entente avec la Russie, européen convaincu, Bronislaw Geremek était avant tout un patriote polonais, acteur majeur du combat de son pays pour la liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nécessité d'une Europe politique était pour lui tellement évidente que la crise institutionnelle ouverte par l'échec de la Constitution lui inspirait cette réflexion : «Après avoir fait l'Europe, nous devons faire maintenant les Européens. Sinon, nous risquons de la perdre» (1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) «L'Europe en crise». Préface de l'ouvrage «Visions d'Europe», paru chez Odile Jacob en septembre 2007.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7863484213878252488?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7863484213878252488/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7863484213878252488' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7863484213878252488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7863484213878252488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/bronislaw-geremek-la-mort-dun-grand.html' title='Bronislaw Geremek, la mort d&apos;un grand européen'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4625190225676507621</id><published>2008-07-05T10:33:00.001+02:00</published><updated>2008-07-05T10:35:51.657+02:00</updated><title type='text'>Betancourt : une vidéo de la libération</title><content type='html'>AP&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la capture vidéo dévoilée par Bogota, on découvre Ingrid Betancourt en train de monter dans l'hélicoptère. A ce moment là, elle ignore encore qu'il s'agit d'une opération de libération. (AP)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un faux journaliste a filmé l'opération commando qui a permis la libération des 15 otages des Farc. En dévoilant cette vidéo, Bogota entend prouver qu'il n'y a pas eu de mise en scène destinée à occulter le versement d'une rançon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que plusieurs médias mettent en cause la version officielle et font état d'une rançon, l'armée colombienne a diffusé vendredi une vidéo de l'opération de sauvetage qui a permis la libération, mercredi, de 15 otages de Farc, dont Ingrid Betancourt. &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=BCAYq_XABv8"&gt;Ce document d'une durée de trois minutes&lt;/a&gt; a été filmé par un membre des commandos spéciaux colombiens qui se faisait passer pour un journaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une première séquence, on y voit les otages traverser une plaine pour rejoindre un hélicoptère, semblable à ceux utilisés lors des précédentes libérations unilatérales d'otages organisées par le CICR (Comité international de la Croix rouge). Ils ont les mains entravées par des tiges de plastique et certains d'entre eux paraissent furieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudain, la caméra se fixe sur le visage du militaire américain Keith Stansell, otage depuis 5 ans, qui déclare à l'adresse du faux caméraman : «j'aime ma famille». Puis, elle se déplace vers le chef des ravisseurs rebelles, le commandant «Cesar», qui refuse d'accorder une interview.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde séquence est celle de l'annonce aux otages, assis dans l'hélicoptère en vol, qu'ils sont libres. «Vous êtes libres, tout est fini», crie l'un des membres du commando, s'adressant aux otages qui explosent de joie. Ingrid Betancourt, résignée, le visage fermé, ne semble pas dans un premier temps bien appréhender la situation. Puis un sourire se dessine sur ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, on entend des hurlements de joie, des cris de bonheur et certains otages sont debout dans l'appareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune image ne montre comment les deux guérilleros des Farc sont neutralisés par les forces spéciales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La participation d'Israël démentie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre de la Défense colombien, Juan Manuel Santos, qui a décidé de diffuser ces extraits de vidéo à la presse, a soutenu vendredi soir que ces images prouvaient qu'il n'y a pas eu de mise en scène destinée à occulter le versement d'une rançon aux rebelles mais une vraie opération commando.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a expliqué que la ruse avait été copiée sur deux remises d'otages antérieures, ayant eu lieu en janvier et en février grâce à la médiation du Venezuela. «Lors des deux dernières remises d'otages, il y avait toujours un cameraman fourni par (le président vénézuélien Hugo) Chavez», a-t-il indiqué. En outre, les hélicoptères qui avaient ramené les six otages étaient vénézuéliens et transportaient du personnel de la Croix rouge internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre de la Défense a également démenti des informations diffusées dans des médias internationaux selon lesquelles Israël aurait participé à l'opération, assurant que cette mission était «100% colombienne». «Pas un seul étranger n'y a participé», a-t-il dit, précisant que les autorités américaines avaient été informées dix jours avant l'opération dans le cadre d'un accord entre le président Alvaro Uribe et son homologue américain George W. Bush.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4625190225676507621?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4625190225676507621/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4625190225676507621' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4625190225676507621'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4625190225676507621'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/betancourt-une-vido-de-la-libration.html' title='Betancourt : une vidéo de la libération'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7390179975347594717</id><published>2008-07-04T17:07:00.000+02:00</published><updated>2008-07-04T17:08:10.182+02:00</updated><title type='text'>Et si tout n'était que du bluff ?</title><content type='html'>La radio Suisse Romande affirme que Bogota et Washington auraient versé une importante somme d'argent pour «retourner» l'un des gardiens des 15 otages libérés. L'opération militaire annoncée n'aurait jamais eu lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elle se confirme, l'information révélée par la Radio Suisse Romande (RSR) risque de faire l'effet d'une bombe en Colombie. Citant une source «proche des événements», «fiable, éprouvée à maintes reprises au cours de ces vingt dernières années», la radio affirme en effet qu'aucune opération militaire n'aurait eu lieu pour libérer Ingrid Betancourt et les 15 autres otages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon la radio, les otages «ont en réalité été achetés au prix fort, après quoi toute l'opération a été mise en scène». La source de la RSR explique que l'épouse d'un des gardiens des otages, arrêtée par l'armée colombienne, aurait servi d'intermédiaire. C'est grâce à elle que Bogota, assisté par les Etats-Unis, aurait pu «acheter» la libération des otages contre 20 millions de dollars versés à leurs gardiens. Toujours selon la radio, Washington serait à la base de cette opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La RSR explique également que plusieurs observateurs étaient troublés par deux éléments peu crédibles dans la version officielle de la libération des otages : d'une part, l'aspect absolument parfait du déroulement de l'opération et ensuite l'absence d'une vidéo montrant les commandos en action, alors qu'un homme est toujours chargé de filmer ce type d'opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pire encore pour le président Uribe, la radio suisse affirme qu'il «voulait pouvoir décider du Jour J, où cette libération interviendrait, en fonction de son propre agenda politique». Alvaro Uribe vient en effet de convoquer des élections anticipées, alors que plusieurs affaires corruption le mettaient en difficulté dans les sondages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène d'une opération commando lui permet, affirme la radio suisse, «de s'en tenir à sa ligne qui exclut toute négociation avec les rebelles tant que les otages ne sont pas libérés» et de «redorer son blason».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre signe de la crédibilité de l'information donnée par la RSR, la réaction pour le moins rapide de Paris. Interrogé lors d'un point presse vendredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, a expliqué que la France n'avait pas versé de rançon. «N'ayant pas été associés à cette opération, nous n'avons pas été associés à ses modalités de financement, si tant est qu'il y ait eu des modalités de financement», a-t-il répondu. Une réponse quelque peu alambiquée, qui accrédite la thèse de la «mise en scène».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7390179975347594717?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7390179975347594717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7390179975347594717' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7390179975347594717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7390179975347594717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/et-si-tout-ntait-que-du-bluff.html' title='Et si tout n&apos;était que du bluff ?'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-5586759951060220026</id><published>2008-07-03T12:09:00.000+02:00</published><updated>2008-07-03T21:10:41.228+02:00</updated><title type='text'>Le coup de bluff de l'armée colombienne</title><content type='html'>EXCLUSIF FIGARO MAGAZINE - Comment l'armée et les services de renseignements colombiens ont-ils réussi à tromper l'un des groupes les plus paranoïaques au monde ? Décryptage d'un plan qui s'est déroulé sans accroc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Opération digne d'un film », « grande épopée épique »… Les autorités colombiennes n'ont pas de mots assez forts pour qualifier leur succès, après la libération d'Ingrid Betancourt et de 14 autres otages des Farc. Un ingrédient fait pourtant défaut pour en faire un blockbuster hollywoodien : des fusillades. Alvaro Uribe, le président colombien, l'a souligné à plusieurs reprises : pas une balle n'a été tirée durant l'opération, et personne n'a été blessé. « Jamais nous n'avons improvisé », déclare-t-il pour expliquer le succès inespéré d'une opération minutieuse menée par une armée moderne et efficace. Le Figaro Magazine a pu interviewer le colonel Gomez, l'un des principaux organisateurs de cette libération, qui en dévoile les coulisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte I : l'infiltration. Selon les éléments disponibles jeudi matin, la Colombie avait réussi à infiltrer des « agents » du renseignement militaire à deux niveaux de l'organisation des Farc. « Au moins un homme » a réussi à intégrer le « premier cercle des Forces armées révolutionnaires de Colombie », son secrétariat, instance de direction collective. D'autres semblent avoir été placés au sein du front numéro 1 des Farc, dirigé par Gerardo Antonio Aguilar, alias «Cesar». La Colombie n'a pas précisé combien d'agents ont participé à ce grand bluff, ni depuis quand ils étaient infiltrés. Reste que cette première étape a été permise par un intense travail de renseignement, avec la collaboration des Etats-Unis et de consultants israéliens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte II : le repérage. Dans une interview à paraître samedi dans Le Figaro Magazine, le colonel Gomez, l'un des principaux organisateurs de ces libérations, précise que l'armée colombienne avait localisé les otages depuis «environ quatre mois». «Nous disposions de renseignements techniques et aussi d'informations obtenues par des ‘infiltrés'. Environ 200 soldats étaient impliqués dans cette phase, et certains ont pu s'approcher très près de la zone où se trouvaient les otages sans être repérés. Début mai, des soldats ont même vu deux des otages américains, et deux des Colombiens qui se lavaient dans la rivière, mais on n'a pas voulu tenter une libération pour ne pas mettre en danger la vie des autres».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte III: le bluff. L'objectif du président Uribe est de faire libérer les otages les plus importants, au premier rang desquels Ingrid Betancourt et les trois Américains. Mais ils sont divisés en trois groupes, détenus en des lieux différents. Profitant de la décapitation de l'organisation après les décès du numéro 2 Raul Reyes et du chef historique Manuel Marulanda, grâce à l'agent infiltré au sein du secrétariat, l'armée réussit à faire croire aux Farc que leur nouveau chef, Alfonso Cano, a ordonné le regroupement des otages et leur transfert en un nouveau lieu, en vue d'un éventuel échange de prisonnier. Selon le colonel Gomez, les agents parviennent même à faire circuler cet ordre fictif sur les ondes radio de la guérilla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les geôliers sont donc convaincus qu'ils doivent transférer ces 15 otages qui faisaient partie d'un groupe de 39 captifs dit «politiques» que les rebelles voulaient échanger contre 500 des leurs incarcérés par les autorités colombiennes. Le commandant Asprilla des Farc le confirme à Ingrid Betancourt une heure avant l'opération. Les otages sont alors menés vers un point de rendez-vous, où les attendent deux hélicoptères. Ils sont blancs, sans le moindre signe distinctif. Il s'agit en réalité de M-17 de l'armée colombienne, repeints au plus vite par les militaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte IV : l'action. Le plan étant ficelé, restait à passer à l'action. L'armée avait bien un « plan B » en cas d'accroc : encercler les geôliers des Farc sans les combattre et à faire venir des organisations humanitaires pour négocier les libérations. Mais il n'en sera pas fait usage. Des hommes descendent d'un des hélicoptères. Ils portent des t-shirts à l'effigie de Che Guevara et sont même équipés des fusils AK-47, des armes typiques de la guérilla et pas de l'armée colombienne. Ils disent être chargés de transporter les otages par hélicoptère vers un camp pour y rencontrer le nouveau chef des Farc, Alfonso Cano. En confiance, Cesar grimpe dans l'appareil. Il est aussitôt neutralisé par les agents colombiens. Pendant ce temps, d'autres hommes menottent les otages pour donner le change aux autres guerilleros et les font monter dans le M-17. Les portes sont claquées derrière eux. Au total, cette phase n'aura pas duré plus de cinq minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Acte V : la délivrance. Aussitôt, Ingrid Betancourt remarque un homme nu, les yeux bandés, sur le plancher de l'appareil. Elle reconnaît alors Cesar, son tortionnaire, qui l'avait humiliée à plusieurs reprises durant sa captivité. Le commandant, ainsi qu'un membre de son état-major, semble avoir été auparavant trompé par les déguisements et aussitôt neutralisé. C'est à cet instant que le chef de l'opération de l'armée colombienne tombe le masque. « Vous êtes libres ». Les otages crient, pleurent, sautent en l'air de joie, selon le récit de Betancourt qui souligne avoir eu très peur que l'hélicoptère ne s'écrase. Au total, neuf personnes ont participé à cette phase de l'opération.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-5586759951060220026?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/5586759951060220026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=5586759951060220026' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5586759951060220026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5586759951060220026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/le-coup-de-bluff-de-larme-colombienne.html' title='Le coup de bluff de l&apos;armée colombienne'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1376212951899123235</id><published>2008-07-03T01:18:00.000+02:00</published><updated>2008-07-03T07:19:24.282+02:00</updated><title type='text'>Une opération du renseignement colombien</title><content type='html'>LEMONDE.FR | 02.07.08 | 22h01  •  Mis à jour le 03.07.08 | 00h28&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ne opération menée par les forces armés colombiennes a permis la libération, mercredi 2 juillet, de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ingrid Betancourt ainsi que de trois citoyens américains et onze militaires colombiens qui étaient séquestrés par les FARC. Juan Manuel Santos, ministre colombien de la défense, a annoncé la nouvelle depuis Bogota, en précisant que la libération est intervenue près de San Jose del Guaviare, dans le sud-est du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Je veux d'abord rendre grâce à dieu et aux soldats de Colombie", a déclaré l'ex-otage dans une première déclaration à la radio Caracol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une intervention depuis l'Elysée, le président français à prevcisé qu'Ingrid Betancourt était en "bonne santé". Aux côtés des enfants de Mme Betancourt, il a remercié le président colombien et les chefs d'Etat des pays qui ont contribué à la libération des otages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le ministre de la défense colombien, deux hélicoptères ont participé à l'opération au cours de laquelle deux guerilleros auraient été détenus. Le ministre a affirmé que l'opération était en marche depuis une année, en mettant l'accent sur le travail de renseignement effectué par les généraux Freddy Padilla de Leon, chef des forces armées, et Mario Montoya, responsable de la zone où a eu lieu l'opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OPÉRATION D'INFILTRATION&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En annonçant la libération des otages, le ministre de la défense a fait le récit d'une opération de renseignement et d'infiltration de très haut niveau. Il a notamment affirmé que les otages se trouvaient détenus en trois lieux différents et qu'afin de permettre leur libération, il a été nécessaire pour les forces armées colombiennes d'infiltrer le secrétariat, l'instance de direction collective de plus haut niveau des Farc. C'est dans ce contexte qu'il a été décidé par les responsables du mouvement de guerilla de rassembler les otages afin de les placer sous le contrôle unique d'Alfonso Cano qui a pris la tête de Farc après le récent décès de Manuel Marulanda, dit "Tirofijo".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le ministre, cette opération a été réalisée avec l'appui logistique d'une "organisation fictive" disposant d'un hélicoptère qui était en réalité un appareil de l'armée colombienne. Les forces armées colombiennes avaient également infiltré, toujours selon le ministre, le front numéro 1 des Farc, dirigé par Gerardo Antonio Aguilar, dit "Cesar", qui detenait une partie des otages. Ce responsable a été arrêté alors qu'il acheminait, à l'aide de l'hélicoptère de l'armée, des otages vers le point choisi pour rassembler les trois groupes et les remettre à Alfonso Cano.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la demande du président Uribe, un travail de renseignement d'une ampleur jusque là inconnue, incluant le paiement d'informations et la protection des témoins, a été développé au cours de la dernière année par les forces armées et la DAS (département administratif de sécurité) avec l'aide de consultants israéliens, pour la plupart officiers en retraite de l'armée d'Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministre s'est adressé aux Farc lors de sa conférence de presse : "Nous continuerons a travailler à la libération des autres otages. Nous lançons un appel aux leaders actuels des Farc pour qu'ils ne se fassent pas tuer, qu'ils libèrent les otages et qu'ils ne sacrifient pas leurs hommes".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une très forte mobilisation médiatique en faveur de la libération d'Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002, existait en Europe. Mais l'espoir de la voir libre avait été plusieurs fois déçu. D'abord en 2003, lorsque Dominique de Villepin, alors premier ministre, avait monté une mission de négociation et dépêché un avion. Puis en mars 2008, lorsque la diplomatie française et le président vénézuélien, Hugo Chavez , avaient participé à l'envoi d'hélicoptères dans la zone où l'otage a finalement été libéré. La dernière preuve que l'otage était encore en vie, une vidéo où elle apparaissait immobile, avait été diffusée en novembre 2007.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des Farc depuis plus de six ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Monde.fr (avec AFP)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1376212951899123235?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1376212951899123235/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1376212951899123235' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1376212951899123235'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1376212951899123235'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/07/une-opration-du-renseignement-colombien.html' title='Une opération du renseignement colombien'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8758301692923999878</id><published>2008-06-29T13:06:00.000+02:00</published><updated>2008-06-29T13:07:57.442+02:00</updated><title type='text'>Le "FBI à la française", lancé mardi</title><content type='html'>Source : AFP&lt;br /&gt;29/06/2008 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La police française fait sa mue en jetant les bases d'un "FBI à la française" avec la création de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), service unifié qui fera ses débuts mardi.&lt;br /&gt;Ce nouvel outil marque la disparition des mythiques DST (Direction de la surveillance du territoire, contre-espionnage) et RG (Renseignements généraux), et sera dirigé par le préfet Bernard Squarcini, un proche du président Nicolas Sarkozy, qui a souhaité cette réorganisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les RG, surnommés "les grandes oreilles" du gouvernement, un type de service unique en Europe, faisaient l'objet de critiques récurrentes et d'accusations d'être une "police politique".&lt;br /&gt;La DCRI se veut un "FBI à la française" en matière de renseignement qui devient une priorité comme dans les armées, selon des sources policières.&lt;br /&gt;Forte de 4.000 fonctionnaires dont 3.000 policiers dits "actifs", la DCRI traitera de ce qui "relève de l'intérêt de la nation": terrorisme, grands mouvements de contestation, intelligence économique. C'est ce que les policiers nomment, dans leur jargon, le "milieu fermé", auparavant du ressort quasi-exclusif de la DST.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8758301692923999878?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8758301692923999878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8758301692923999878' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8758301692923999878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8758301692923999878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/06/le-fbi-la-franaise-lanc-mardi.html' title='Le &quot;FBI à la française&quot;, lancé mardi'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-6905296298800830126</id><published>2008-06-20T14:31:00.000+02:00</published><updated>2008-06-20T14:32:18.226+02:00</updated><title type='text'>Simplement bravo...</title><content type='html'>L'écrivain Jean-Christophe Rufin élu à l'Académie française&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PARIS (AFP) — L'écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, actuel ambassadeur à Dakar, a été élu jeudi à l'Académie française, au fauteuil de l'écrivain Henri Troyat, a annoncé l'institution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prix Goncourt en 2001 pour "Rouge Brésil", Jean-Christophe Rufin l'a emporté au premier tour de scrutin avec 14 voix, contre 12 à l'écrivain et producteur d'émissions de radio Olivier Germain-Thomas, deux bulletins blancs et un bulletin marqué d'une croix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Né en juin 1952 à Bourges, Jean-Christophe Rufin, médecin spécialisé en neurologie et psychiatrie, est un pionnier de l'action humanitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a occupé d'importantes responsabilités à Action contre la faim (1983-1985) et Médecins sans frontières (1991), et participé pendant vingt ans à diverses missions en Afrique, Asie et en Amérique du sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auteur en 1986 d'un premier essai, "Le piège humanitaire", il a publié depuis une quinzaine de livres. Son premier roman, "L'Abyssin", a obtenu le Goncourt du premier roman en 1997 et "Les causes perdues" l'Interallié en 1999. "Rouge Brésil" est l'un des Goncourt les plus vendus de ces dix dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nommé ambassadeur au Sénégal en août 2007, Jean-Christophe Rufin a publié début 2008 un récit autobiographique, "Un léopard sur le garrot".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après son élection, trois fauteuils restent à pourvoir à l'Académie française, qui compte en principe 40 membres: ceux de l'écrivain Alain Robbe-Grillet, de l'ancien Premier ministre Pierre Messmer et du cardinal Jean-Marie Lustiger. L'élection au fauteuil du cardinal Lustiger a été fixée au 30 octobre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-6905296298800830126?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/6905296298800830126/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=6905296298800830126' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6905296298800830126'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6905296298800830126'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/06/simplement-bravo.html' title='Simplement bravo...'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2048459005389321495</id><published>2008-06-18T18:26:00.000+02:00</published><updated>2008-06-19T09:09:49.674+02:00</updated><title type='text'>Livre blanc sur la défense : une espérance déçue</title><content type='html'>Par le groupe «Surcouf»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un groupe d'officiers généraux et supérieurs des trois armées terre, air, mer , tenu à l'anonymat, commente le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale présenté le 17 juin par le président de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éléments de la nouvelle politique de défense qui viennent d'être rendus publics ont été, ce qui est bien normal, présentés par leurs auteurs d'une manière très encourageante. La réalité est quelque peu différente. Personne ne peut, ou ne souhaite, à l'intérieur des armées, mettre en cause les choix politiques du jour. D'abord, ils sont incontestables par nature. Ensuite, le souhait du président de la République, chef des armées, est de disposer d'un instrument militaire plus efficace pour un moindre coût ; de raisonner en termes d'efficacité et non d'équipements de prestige ; de faire preuve de réalisme quant aux menaces ; et enfin de ne se laisser arrêter par aucun a priori dogmatique. Ce souhait ne peut rencontrer que l'approbation de tous ceux qui ont fait le choix de la carrière des armes et qui ont souffert, ces dernières années, de l'immobilisme des institutions de défense. Et, dirions-nous, plus que l'approbation, le désir, avec volonté et discipline, de faire passer ce souhait dans la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité oblige à dire, cependant, qu'au-delà des déclarations, la volonté présidentielle a été largement dénaturée par ceux, politiques, militaires ou personnalités qualifiées, qui avaient la charge de la mettre en œuvre. Voici pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès avant l'élection présidentielle et comme le président de la République l'avait bien vu, le système militaire français était à bout de souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En termes, tout d'abord, de capacités opérationnelles réelles : à cause du choix dicté par les groupes de pression de programmes d'équipement, sans considération particulière pour les nécessités nées de la réalité des engagements (cela aboutit, par exemple et dès cette année, à une rupture de la capacité de transport aérien stratégique, ce qui est à tout le moins regrettable pour une armée très engagée à l'extérieur) ; à cause de l'interdiction faite par les autorités politiques de l'époque à l'état-major des armées de poursuivre une véritable «étude capacitaire», qui eût révélé que, comme de nombreuses fois au cours de notre histoire militaire, une conception de la défense centrée sur les «programmes d'équipement» aboutissait à une dépense publique considérable pour une utilité opérationnelle faible ; avec en résultante, une «impasse financière» mettant en cause la crédibilité même du gouvernement dans son exécution des lois de programmation militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, en termes de choix des engagements, la situation n'était pas plus satisfaisante. L'absence de critères politico-militaires d'intervention, le flou des priorités géopolitiques (Afrique), l'absence de gestion des engagements dans le temps (Kosovo) aboutissaient à un saupoudrage de forces dicté par les habitudes du passé et la logique moutonnière de la participation obligatoire («il faut en être»). Il en résultait un rythme d'emploi soutenu, indifférencié, affectant des unités aux équipements vieillissants, dégradant leur niveau de préparation opérationnelle. Et, dans l'autre sens, alors que les menaces terroristes prenaient plus d'ampleur, le gouvernement comme les armées se refusaient même à penser l'action militaire sur le territoire national, à partir d'un contrat opérationnel distinct (à la notable exception de l'action de l'État en mer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, en termes d'organisation, la situation était marquée par une grande confusion. Les choix d'interventions étaient opaques, ne donnant lieu à aucun débat, notamment parlementaire, à l'extérieur du cercle présidentiel, ce qui, les phénomènes de cour et les ambitions personnelles aidant, n'était certes pas un facteur de qualité des analyses préalables à la décision. La nouvelle définition des pouvoirs du chef d'état-major des armées n'avait entraîné aucune véritable réflexion, fondée sur la subsidiarité, entre la logique interarmées et la logique de milieu, notamment pour le soutien. Les organisations militaires restaient lourdes, «doublonnantes», peu centrées sur l'opérationnel. Les désignations aux postes les plus importants étaient délibérées entre militaires sur le fondement des couleurs d'uniforme, dans le cadre d'un «troc» presque permanent, aboutissant d'ailleurs à une durée d'exercice des responsabilités abusivement courte. La procédure de choix des programmes d'équipement, entre la direction générale pour l'armement (DGA) et les états-majors, était caractérisée par l'opacité et le conflit d'intérêt (le «service aux industriels») aboutissant à la dérive de coûts opaques, non maîtrisés, et à l'inadaptation des équipements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dire si le début du quinquennat avait fait naître les plus grands espoirs. Il est malheureusement probable aujourd'hui qu'ils seront déçus. Tout d'abord, les instances de la décision n'ont pas fonctionné de manière satisfaisante, la mission budgétaire de la révision générale des politiques publiques (RGPP) ayant prévalu, y compris en termes calendaires, sur la mission conceptuelle du livre blanc. Quant à cette dernière, la sous-représentation des militaires compétents n'a pas permis d'y effectuer un travail réaliste, ce que ses conclusions montrent à l'évidence. L'ampleur enfin des conflits structurels internes propres au ministère de la Défense n'a pas permis un travail serein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs points positifs sont à relever : le principe du resserrement des implantations (dont il faudra attendre la mise en œuvre, les militaires étant habitués à ce que les logiques politiques locales prévalent, ce qui est le cas depuis plus de vingt ans). L'insistance mise sur la protection «interne» de la nation elle-même, en termes d'organisation centrale et de contrat opérationnel. La revalorisation des fonctions de renseignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, le modèle d'analyse présenté par le livre blanc est à notre sens déficient et, davantage, marqué par un certain amateurisme. Le livre blanc souffre en effet d'une quadruple incohérence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incohérence, tout d'abord, par rapport à l'évolution générale des crises et des réponses généralement adoptées dans le monde. Alors que les crises se multiplient et se superposent sans se résoudre, l'Europe en général et la France en particulier diminuent leur effort de défense au moment même où chacun les augmente (les dépenses militaires mondiales ont progressé de 45 % en dix ans). On ne peut certes nier la crise budgétaire. Au moins devrait-elle donner lieu à une analyse «priorisante» des arbitrages, entre la défense et les autres budgets, et à l'intérieur du budget de la défense. Le livre blanc n'en fournit pas l'armature conceptuelle, puisqu'au titre des menaces il retient à la fois l'attentat terroriste, la guerre de haute intensité, le désordre dans le tiers-monde et la pandémie grippale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incohérence, ensuite, par rapport à l'évolution de la «conflictualité», le paradigme de la «guerre industrielle» (entre arsenaux étatiques) ayant été remplacé par celui de la «guerre bâtarde», le plus souvent «au sein des populations». Ce dernier exige à la fois des forces terrestres plus nombreuses, une capacité de projection aérienne et navale plus affirmée, une réorientation des programmes en conséquence. Ces choix ont été faits par les Britanniques voici plus de cinq ans. Nous en sommes, nous, à la diminution des effectifs de l'armée de terre et au «report» de la décision de construire le deuxième porte-avions, qui signe une rupture capacitaire majeure. Notre incapacité à sortir de la «réduction homothétique», faute d'une véritable analyse que le livre blanc ne fournit pas, conduit le modèle 2008 à n'être que la version dégradée du modèle 1996, lui-même version amoindrie du modèle 1989. Autant dire qu'aucun choix sérieux, hors celui, purement budgétaire, d'une réduction proportionnelle, n'aura été fait depuis vingt ans. Sous ce rapport, la nouvelle orientation en faveur du satellitaire ou la création d'un «commandement interarmées de l'espace» font figure de gadgets, lorsqu'on connaît les besoins réels et actuels des armées. Non que de telles mesures soient en elles-mêmes absurdes. Mais elles ne pourraient valoir que si elles procédaient d'une véritable analyse doctrinale et pratique de la «conflictualité», fondée sur les exemples nombreux que présente l'actualité, du Proche-Orient à l'Asie centrale. Cette analyse est absente du livre blanc. Les «avancées» qu'il présente (satellites, etc.) ressemblent à des lubies parce qu'elles ne sont pas sérieusement argumentées en termes d'arbitrage (alors qu'on voit les intérêts industriels qu'elles servent). Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d'hypothétiques innovations technologiques et organisationnelles : il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l'efficacité de l'instrument militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incohérence, en troisième lieu, par rapport à la volonté politique affichée à juste titre par le chef de l'État. Nous revenons dans l'Otan, avec une capacité militaire affaiblie, et tout en y revendiquant des postes de commandement. Nous prétendons faire de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) un dossier majeur du renforcement de la défense européenne sous présidence française, et nous baissons la garde au moment où nous souhaitons entraîner nos partenaires vers un renforcement de la défense européenne. Mais surtout, nous abandonnons aux Britanniques le leadership militaire européen, alors que nous connaissons la nature particulière de leurs relations avec les États-Unis. La France jouera désormais dans la division de l'Italie. Il est inutile de se payer de mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incohérence, en quatrième lieu, par rapport à la seule certitude que nous ayons : celle de nous engager vingt fois en Afrique dans les années qui viennent, pour y éviter des catastrophes humanitaires ou assurer l'évacuation de nos ressortissants. Si nous pouvons le faire aujourd'hui, c'est parce que notre réseau de bases nous confère une efficacité d'autant plus unique que l'ensemble des pays africains refuse le déploiement de l'US african command (commandement américain en Afrique) sur le sol africain. Pour gagner, et ceci est révélateur de la méthode retenue, 3 000 postes budgétaires, nous affaiblissons de manière définitive notre positionnement, avec ce paradoxe que nos abandons vont conduire mécaniquement à un accroissement du nombre de crises que nous ne pourrons plus prévenir et dans lesquelles nous ne pourrons intervenir qu'à un coût incomparablement plus élevé. En contrepartie, les structures administratives intermédiaires des états-majors n'ont pas été touchées par l'exercice RGPP, alors qu'elles représentaient un gisement d'économies d'au moins le double. Quant aux «bases de défense», il ne s'agira, faute de crédits budgétaires pour de vrais investissements d'infrastructure, que de circonscriptions administratives de mutualisation de certaines dépenses mineures (habillement, restauration, etc.), entraînant simplement la création d'un maillage administratif supplémentaire. La mise en regard de ces deux éléments permet de mesurer le caractère de trompe-l'œil des mesures présentées ces jours-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le propos de cet article n'est pas de présenter le modèle qu'une réflexion plus avisée, et plus conforme aux volontés du chef de l'État, aurait permis d'élaborer. Nous voulons simplement souligner qu'une grande dépense d'énergie intellectuelle a simplement abouti à une réduction homothétique du format des armées. Au mieux, nous serons mieux renseignés, mais nous pourrons moins agir. Il eût fallu, au contraire, mieux définir les ambitions militaires de la France, puis ses priorités géostratégiques, y compris en termes concrets, en désignant les théâtres utiles ; en déduire un modèle pour notre armée et ses équipements, sans se refuser à porter le fer dans l'organisation militaire ou dans celle de la DGA ; ne pas s'illusionner sur les bénéfices à attendre de la «mutualisation des soutiens», dans un domaine où l'expérience (notamment britannique) enseigne qu'elle ne peut concerner que des secteurs de second ordre, la «logique de milieu» continuant de gouverner l'entretien des équipements majeurs. Pour ne l'avoir pas fait, les autorités de la défense ont laissé passer l'occasion historique que leur présentaient les circonstances et que justifiaient les ambitions du chef de l'État. Le reste est affaire de communication politique, qui ne saurait masquer la réalité d'un véritable déclassement militaire de notre pays, dans un monde bien plus dangereux qu'hier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2048459005389321495?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2048459005389321495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2048459005389321495' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2048459005389321495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2048459005389321495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/06/livre-blanc-sur-la-dfense-une-esprance.html' title='Livre blanc sur la défense : une espérance déçue'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-9100238142157197278</id><published>2008-06-18T11:00:00.003+02:00</published><updated>2008-06-18T11:49:55.624+02:00</updated><title type='text'>Le livre blanc et le renseignement</title><content type='html'>En France, quand on ne veut pas entendre parler d'une question, on crée une commission qui se charge de la faire disparaitre. Quel rapport avec le renseignement me direz-vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Livre blanc lancé hier sur la piste aux étoiles annonce en grandes pompes la création d'un poste de coordonnateur du renseignement attaché directement au président de la République et confié au diplomate Bernard Bajolet, actuellement ambassadeur à Alger. Son rôle va être semblable au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Director of Central Intelligence&lt;/span&gt; de la communauté américaine du renseignement. Mais la France n'est pas les Etats-Unis. Même si les différentes agences ne collaborent guère entre elles, à commencer par la CIA et le FBI, il n'en demeure pas moins que les Etats-Unis, qui ont copié cela au &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Joint Intelligence Committee&lt;/span&gt; britannique. Cela fait quarante ans que ces pays Anglo-saxons ont l'habitude de travailler ensemble, de partager de l'information, en interne entre les différentes agences qui forment une communauté comme en externe entre allié. Il n'y a qu'à voir la dernière bourde du MI-6, oubliant sur une banquette de train de banlieue un document estampillé &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"For UK/US/Canadian and Australian eyes only"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;La France ne fait pas partie de ces échanges particuliers. Premièrement parce que ses services, au temps de la Guerre froide, n'étaient pas considérés comme sûrs par les Anglo-Saxons. Ensuite, parce que depuis cette époque de &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Red Scare&lt;/span&gt; ils ne sont considérés que comme des services de seconde zone, tout juste bon à bricoler en Afrique... Et encore, puisque les Américains y ont pris pieds depuis douze ans, occupant les places que la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Partie des droits de l'Homme"&lt;/span&gt; laissait libre. En Algérie, mais aussi en Afrique subsaharienne.&lt;br /&gt;L'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;usine à gaz&lt;/span&gt; sarkosyenne vise à réaliser ce que le Comité interministériel du renseignement (CIR) n'a jamais réussi à faire, coordonner l'ensemble des services dépendants des ministères de la Défense (DRM, Direction du renseignement militaire ; DGSE, direction générale de la sécurité extérieure ; DPSD, Direction de la protection et de la sécurité de la défense), de l'Intérieur (DCRI, Direction centrale du renseignement intérieur) et du budget (DNRED, Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, et TRACFIN, Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins). Bien que institué par l'ordonnance du 7 janvier 1959, fondant la globalité de la Défense nationale en France, chaque service cultivait sa particularité, les militaires ne collaborant pas avec les chasseurs de taupes de la DST, tant par impossibilité culturelle à œuvrer de concert avec des civils qu'en raison, sans remonter à l'Affaire Dreyfus, d'une opposition tout aussi culturelle entre hommes du renseignement et agents du contre-espionnage. Deux métiers différents, deux logiques différentes. Et il n'est pas encore question des gabelous... &lt;br /&gt;Cet état d'esprit séculaire ne changera pas avec la volonté politique. Pour en revenir aux Etats-Unis, la concurrence entre CIA et FBI reste prégnante, malgré les efforts réalisés depuis le 11 Septembre et l'autre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;usine à gaz&lt;/span&gt; de la &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Department of Homeland Security&lt;/span&gt;. Au fond, le plus important dans ce poste de coordonnateur du renseignement, qui prend la place du CIR, puisqu'il s'appuie sur les services du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), est justement qu'il est attaché directement au président de la République. Jusqu'à présent, les directeurs des services français ne voyant que deux fois le Président de la République, au moment de leur nomination, puis de leur départ. La plus haute autorité de l'Etat n'avaient que faire du renseignement. Pour partie, cela tient à la position du général de Gaulle : à Londres, il avait certes montré un intérêt pour la fonction renseignement, mais c'était en temps de guerre. La paix revenue, il ne voulait pas être au courant des pratiques en cours au SDECE (l'ex-DGSE), comme l'ont montrées ses réactions lors de l'affaire Markovic que lors de l'affaire Ben Barka. Quant à François Mitterrand, les témoignages sont nombreux, depuis le témoignage de sa rencontre avec Pierre Marion jusqu'à l'ordre qu'il n'a pas donné de couler le Rainbow Warrior... Dans quelle mesure le coordinateur changera-t-il quelque chose à cette ordre établi...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-9100238142157197278?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/9100238142157197278/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=9100238142157197278' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/9100238142157197278'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/9100238142157197278'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/06/le-livre-blanc-et-le-renseignement.html' title='Le livre blanc et le renseignement'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-5743704771524561297</id><published>2008-06-17T18:17:00.002+02:00</published><updated>2008-06-17T18:41:46.546+02:00</updated><title type='text'>Il est enfin paru...</title><content type='html'>Le livre blanc de la Défense française est enfin paru... deux mois après la date de diffusion originellement prévue. Si nous ne contesterons pas le fait que &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"l'armée, ça assure la sécurité de la nation, pas l'aménagement du territoire"&lt;/span&gt;, ni la suprématie réaffirmée du renseignement, sur laquelle nous reviendrons demain, il va s'en dire que nous nous interrogerons sur la réflexion qui présida à sa conception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voic les six cas dans lesquels la Commission prévoit une utilisation des moyens de la Défense nationale:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1/Attaques informatiques majeures. Celles-ci sont considérées comme presqu'inéluctables dans les années à venir, y compris en provenance d'acteurs étatiques.&lt;br /&gt;2/Conflits pouvant impliquer l'Alliance atlantique : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Une invasion déclenchant les mécanisme de solidarité de l'Alliance paraît peu probable dans les 15 années à venir. En revanche, dans le cadre d'une affirmation de puissance ou d'intérêts, des pays riverains ou à portée de membres de l'Alliance peuvent être tentés de tester les limites de la solidarité en adoptant des modes de confrontation indirecte: déstabilisation régionale, attaque ponctuelle, menace d'emploi de missiles, campagne terroriste... Quel qu'en soit l'auteur, le risque d'une action limitée débouchant sur une erreur de calcul stratégique impliquant l'Alliance ne peut être négligé."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;3/ Pandémies massives à forte létalité : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Sur les 15 ans à venir, l'apparition d'une pandémie est plausible."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;4/ Catastrophes naturelles ou technologiques de très grande ampleur : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"La récurrence d'événements majeurs et de gravité croissante s'est confirmée ces dernières années. La conjonction d'un accident technologique majeur avec une catastrophe naturelle devient plus probable."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;5/Crises possibles dans un DOM. Le principal lieu visé serait le centre spatial de Kourou. En outre, la commission a identifié un risque lié aux flux migratoires à Mayotte, en Guyane et en Guadeloupe.&lt;br /&gt;6/ Engagement de la France dans un conflit régional majeur : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;" Dans un tel scénario, la décision d'engagement de la France résulterait d'une atteinte directe à des intérêts stratégiques et serait conçue d'emblée dans un cadre multinational. Ce scénario est déterminant pour définir le volume et les capacités d'action des armées (...). Ce scénario ne conduirait pas forcément à une opération massive, unique, mais pourrait se développer en un ensemble d'opérations très diversifiées (de l'évacuation des ressortissants à l'opération de paix en passant par toute la gamme des opérations spéciales ou des frappes ciblées) contribuant à l'action majeure ou la couvrant. Il pourrait nécessiter la sécurisation du trafic maritime dans des zones sensibles (détroits en particulier)"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le Livre blanc préconise que les clauses ou conventions relatives aux possibilités d'intervention de la France en vue du maintien de l'ordre intérieur dans certains pays, comme la Côte d'Ivoire, le Gabon et le Togo, soient abrogées.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis l'effondrement du bloc soviétique, entre 1989 et 1991, qui attira toute l'attention des rédacteurs du Livre blanc de 1994, les relations internationales sont en carence de paradigme clair comme le révèle les scénarii de 2007. Il est clair que la France manque de prospective, mais cette myopie touche tous les anciens tenants de l'Occidentalisme. Historiquement, la période dans laquelle nous vivons n'est pas une aberration. Le système westphalien a été emporté par la fureur de 1914, faisant émerger les conditions (montée des totalitarismes) de la Seconde Guerre mondiale et les incohérence du système international qui suivit, plus connu sous le nom de "Guerre froide". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, nous voguons sur le sentiment qu'il fait remplacer ce qui vient de disparaître si soudainement et avec si peu d'anticipation. Pas plus que le Reich millénaire, l'empire communiste n'a survécu au XXe siècle. Mais la période actuelle n'a pas d'autre nom qu'"après-guerre froide", quand on n'adopte pas l'appellation américaine de "deuxième guerre froide". Comme si le cycle des deux guerres mondiales en avait engendré un nouveau, fondé sur l'action indirecte... pour l'Occident s'entend. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette optique, comment interpréter le 11 Septembre 2001 ? Le terrorisme serait-il devenu ce paradigme manquant ? A en croire le président Sarkosy ce matin, il faut croire que oui. Pourtant, il est nécessaire de conserver, comme nous l'apprend d'ailleurs notre expérience de la Guerre froide, une capacité d'analyse objective afin de ne pas sur-interpréter les phénomènes...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-5743704771524561297?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/5743704771524561297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=5743704771524561297' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5743704771524561297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5743704771524561297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/06/il-est-enfin-paru.html' title='Il est enfin paru...'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1228490616718232857</id><published>2008-05-27T10:11:00.000+02:00</published><updated>2008-05-27T10:12:56.098+02:00</updated><title type='text'>Les blogs de la colère secouent le monde arabe</title><content type='html'>Beyrouth, Delphine Minoui&lt;br /&gt;Le Figaro, 26/05/2008 | Mise à jour : 21:47 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les internautes slaloment entre les lignes pour faire la lumière sur des sujets ignorés par la presse officielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus, le téléphone a sonné pour l'inviter à «prendre un café», mot d'usage utilisé par les services de renseignements syriens lorsqu'ils convoquent un opposant. Sauf que, depuis ce 7 juillet 2007, Tariq Biassi n'est jamais rentré chez lui, dans sa maison de Tartous, au nord de Damas. Il a fallu attendre ce mois de mai 2008 pour apprendre que le blogueur a finalement été condamné à trois ans de prison. Motif invoqué : «publication de fausses informations» et «affaiblissement du sentiment national». En fait, le jeune homme de 23 ans a posté un article critiquant les services de sécurité de son pays sur un forum Internet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire de Tariq n'est pas isolée. De Damas à Riyad, en passant par Le Caire, une vague de répression s'abat sur une nouvelle force d'opposition qui défie le pouvoir en place : les «cyberdissidents». Armés d'un ordinateur, d'un téléphone portable et, parfois, d'un appareil photo numérique, cette nouvelle génération de journalistes en herbe s'est donnée pour objectif de briser le silence sur les atteintes aux droits de l'homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ils comblent le vide laissé par la presse locale, muselée par les pouvoirs en place», constate Gert Van Langendonck, rédacteur en chef de Menessat, un site Internet dédié aux médias arabes. Corruption, torture, harcèlement… Rien n'échappe aux blogueurs. «En leur absence, personne ne serait capable de savoir ce qui se passe dans ces sociétés», remarque Alexandra Sandels, une journaliste suédoise qui travaille sur la cybercensure au Moyen-Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni contraintes de taille ni délais d'impression pour ces petits génies de l'informatique. Grâce aux outils Internet sites Web de réseaux sociaux ou encore les twitters, ces textos envoyés directement d'un téléphone portable sur un blog , les blogueurs informent en temps réel, en évitant la censure. Succès garanti, à en croire la récente mobilisation de la blogosphère tunisienne, où l'on a pu voir de jeunes auteurs raconter, en direct, les manifestations organisées par des milliers d'ouvriers des mines de phosphates de Gafsa, Redyef et Oum-el-Arayess pour protester contre l'inflation. Les journaux officiels se sont gardés d'en faire part à leurs lecteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Multiplication des filtres&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la Toile égyptienne, on saisit la portée de cette fronde virtuelle. Grâce à une vidéo postée sur YouTube, Wael Abbas, un des blogueurs en vogue au pays des Pyramides, parvint à alerter, l'an dernier, l'opinion publique sur le cas d'un chauffeur de bus sodomisé par deux policiers. Au point de forcer la justice à condamner les coupables à deux ans de prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revers de la médaille, le cyberactiviste de 33 ans découvrit, un peu plus tard, que son compte chez YouTube avait été bloqué… et sa boîte de courriels fermée. «L'absence de législation relative à Internet est une aubaine, car elle facilite la liberté d'expression», constate Clothilde Le Coz, de Reporters sans frontières. «Cependant, les autorités profitent, elles aussi, de ce vide pour réprimer les blogueurs à toutes les sauces», ajoute-t-elle. Dernier exemple en date : l'arrestation pendant quinze jours, en avril, de la jeune Égyptienne Esraa Abdel Fattah. Son crime «virtuel» : avoir créé, sur Facebook, un groupe d'appel à une grève générale réclamant, entre autres, de meilleurs salaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pression gouvernementale ne s'arrête pas là. «On assiste de plus en plus à l'augmentation des formes de censure indirectes», précise Clothilde Le Coz. Elle cite la multiplication des filtres bloquant l'accès aux sites controversés ou encore le contrôle plus systématique des cybercafés. En Syrie, un décret oblige depuis juillet 2007 les propriétaires des sites Internet à conserver les données personnelles des auteurs d'articles. «C'est en retrouvant l'origine de sa connexion que les autorités de Damas auraient apparemment réussi à identifier Tariq Biassi. Lors de son interrogatoire, le jeune homme a nié les faits qui lui étaient reprochés en assurant que les commentaires publiés n'étaient pas les siens, dans la mesure où il partageait sa ligne téléphonique avec six autres abonnés, dont un cybercafé», note-t-elle. Mais pour l'heure, la justice reste ferme. Deux autres cyberdissidents, Habib Saleh et Firas Saad, subissent actuellement le même sort que lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forts de leur maîtrise de l'informatique, les «e-opposants» arrivent à contourner les filtres imposés sur la Toile. Quand des collègues sont jetés en prison, ils mettent un point d'honneur à publier l'information, jusqu'à confectionner des sites qui leur sont dédiés. Ironie de l'histoire : depuis son arrestation, Tariq Biassi, le jeune blogueur «timide et calme» c'est ainsi que le décrivent ses amis , jouit d'une notoriété qu'il n'aurait jamais imaginée. La pétition «Free Tariq» (Libérez Tariq) est relayée par une dizaine de blogs et de forums sur Internet.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1228490616718232857?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1228490616718232857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1228490616718232857' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1228490616718232857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1228490616718232857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/les-blogs-de-la-colre-secouent-le-monde.html' title='Les blogs de la colère secouent le monde arabe'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7344012749261561420</id><published>2008-05-26T07:21:00.003+02:00</published><updated>2008-05-26T07:37:43.074+02:00</updated><title type='text'>L'homme seul</title><content type='html'>Le chef de l'armée a prêté serment dimanche devant les députés qui l'ont élu à la tête du pays du Cèdre. Si cette élection remet en marche le Liban après 18 mois de crise politique, le nouveau président n'en est pas moins un homme seul. La mission qu'il vient d'accepter, et à laquelle il se prépare depuis que son nom a été cité pour remplacer l'autre général, le pro-syrien Emile Lahoud, est d'amorcer la réconciliation entre deux camps profondément divisés: la majorité antisyrienne, soutenue par les Occidentaux et l'Arabie saoudite, et l'opposition menée par le Hezbollah chiite, alliée de l'Iran et de la Syrie. C'était le sens de sa première allocution :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Je vous appelle, politiciens et citoyens, à entamer une nouvelle phase appelée le Liban et les Libanais, afin de réaliser les intérêts de la nation», a-t-il dit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'élection de Michel Sleimane, par 118 des 127 députés, devrait mettre un terme à 18 mois de crise politique. Alors que le Liban était sans président depuis novembre 2007, elle a été rendue possible par la signature, le 21 mai à Doha, d'un accord négocié in extremis par le Qatar pour sortir le pays de la crise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un parterre de personnalités étrangères assistait à l'élection, dont le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. Le vote s'est déroulé sous très haute protection, avec des troupes déployées autour du Parlement, en plein centre de Beyrouth, et des tireurs postés sur les toits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour saluer cette élection, le pays était pavoisé dimanche de drapeaux libanais et de portraits du général Sleimane. La petite ville de Amchit, d'où est originaire le général Sleimane, était en liesse. Des tirs ont retenti dans les rues de Beyrouth... mais de joie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général fait figure d'homme de consensus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité antisyrienne et l'opposition menée étaient d'accord depuis plusieurs mois sur le nom du général Sleimane, homme de consensus resté à l'écart des rivalités politiques et confessionnelles. Mais les luttes autour de la formation d'un gouvernement d'union, réclamé par l'opposition, empêchaient l'élection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette élection amorce la relance des institutions du pays, miné par la crise, par les violences et par la série d'attentats qui a visé depuis 2004 le bloc antisyrien. Les violences du début mai, qui ont pris à Beyrouth la tournure d'affrontements entre musulmans sunnites, pro-gouvernementaux et militants chiites de l'opposition, ont aussi laissé des traces, laissant présager d'une réconciliation difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par les armes, l'opposition, composée de chiites et d'une partie des chrétiens, a eu gain de cause sur sa principale revendication, une minorité de blocage dans le futur gouvernement. Elle occupera 11 portefeuilles sur 30, là où Slimane n'en aura que 3, et pourra user de ce droit de veto pour imposer sa volonté sur des décisions graves, comme celles relatives à la sécurité de l'Etat. Le Hezbollah, seule milice libanaise encore officiellement armée, sort même doublement gagnant, puisque la question de son désarmement n'a pas été mise sur la table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sitôt le président élu, l'actuel gouvernement, dirigé par le Premier ministre Fouad Siniora, est démissionnaire de facto. Les consultations ont commencé pour former le gouvernement qui mènera le pays vers les élections générales du printemps 2009.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7344012749261561420?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7344012749261561420/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7344012749261561420' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7344012749261561420'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7344012749261561420'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/lhomme-seul.html' title='L&apos;homme seul'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-5413691145085225585</id><published>2008-05-15T08:09:00.000+02:00</published><updated>2008-05-15T08:10:33.797+02:00</updated><title type='text'>Climat : les glaces du pôle Sud livrent 800 000 ans de secrets</title><content type='html'>Caroline de Malet&lt;br /&gt;Le Figaro, 15/05/2008 | Mise à jour : 00:24 |&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais l'atmosphère n'a connu de concentration en CO2 comparable à aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toutes petites bulles d'air. Piégées dans les glaces de l'An­tarctique depuis 800 000 ans, ce sont elles qui, une fois prélevées dans les carottes extraites jusqu'à 3 260 mètres de profondeur, sont les témoins du passé de notre planète. Elles qui, depuis l'intuition géniale du glaciologue Claude Lorius en 1984, permettent de remonter le temps en établissant une corrélation étroite entre la concentration en gaz à effet de serre et les températures enregistrées en Antarctique. Accréditant ainsi l'idée que le réchauffement est imputable aux activités hu­maines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis vingt ans, les scientifiques n'ont cessé de vérifier cette hypothèse sur des périodes de plus en plus longues. En forant toujours plus profond, dans le cadre du programme européen Epica : mille, deux mille, plus de trois mille mètres. Aujourd'hui, deux équipes internationales de chercheurs, en grande partie français, publient dans la revue Nature les derniers résultats de ces analyses sur 800 000 ans, consacrés respectivement au CO2 et au méthane. Jamais les paléoclimatologues n'avaient remonté aussi loin dans le temps. Si l'analyse du dioxyde de carbone repose toujours sur des prélèvements issus de deux sites de l'Antarctique (la base russe de Vostok pour les glaces datant d'aujourd'hui à 420 000 ans et le site franco-italien de forage de Dôme C pour les carottes datant de 650 000 à 800 000 ans), celle du méthane a été effectuée sur une même carotte issue de Dôme C, avec un point de mesure tous les mètres (soit tous les 380 ans).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat de ce travail de titan mené depuis 20 ans confirme de nombreuses hypothèses, mais apporte également son lot de surprises. Au rang des confirmations, les scientifiques ont mis en évidence neuf cycles climatiques d'al­ternance entre ères glaciaires et interglaciaires (plus chaudes). Soit un de plus qu'il y a quelques années, où l'on en avait identifié seulement huit. Autre conclusion majeure : jamais, au cours de cette longue période de plusieurs centaines de milliers d'années, n'a été relevée une concentration en CO2 aussi élevée qu'aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Avec 800 000 ans d'archives, les chances de passer à côté d'un pic comparable à celui que nous connaissons actuellement sont de plus en plus minimes», estime Jérôme Chappelaz, directeur adjoint du laboratoire de géologie et de glaciologie de l'environnement (LGGE) de Grenoble et coauteur des travaux consacrés au méthane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'épisode chaud le plus marquant identifié sur la période remonte à 320 000 ans. La teneur en CO2 était alors de 320 parties par million (ppm) contre plus de 380 actuellement et la concentration en méthane de 780 ppm (contre 1 800 aujourd'hui). Il faisait alors 3 à 5 degrés de plus qu'aujourd'hui au pôle Sud. Mais, explique Jérôme Chappelaz, «à la différence de la période récente, où cette évolution est intervenue en 150 ans, lors de cet épisode précédent, elle s'est déroulée sur plusieurs milliers d'années, ce qui a donc laissé le temps au climat de se stabiliser».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Variations rapides&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi la moisson d'enseignements livrée par ces travaux, «nous avons trouvé les teneurs les plus basses en CO2 jamais enregistrées il y a 667 000 ans», annonce Dominique Raynaud, ancien di­recteur du LGGE et coauteur de l'étude consacrée au CO2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'atmosphère connaissait alors une concentration en dioxyde de carbone de 172 ppm, contre plus de 380 ppm aujourd'hui. «Un niveau qui s'explique peut-être par le rôle de captage du CO 2 par les océans, qui a pu être plus efficace qu'aujourd'hui à certaines périodes», estime Dominique Ray­­naud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'étude consacrée au méthane montre, elle, qu'avec le temps l'accroissement de l'intensité des moussons en Asie du Sud-Est va de pair avec la hausse de la teneur en méthane dans l'atmosphère. Une observation nouvelle qui s'ex­plique en partie par le rôle joué par l'humidité, l'enneigement des plateaux tibétains et l'ensoleillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dernier apport de ces travaux : les variations climatiques rapides observées dans chacune des glaciations ne s'expliquent ni par la durée des glaciations ni par leur intensité. Les chercheurs en ont même remarqué lors de la glaciation survenue il y a 770 000 ans. En fait, ces épisodes revêtent un ca­ractère systématique. «C'est surprenant, car on s'attendait à ce que celles-ci dépendent du volume des calottes de glace dans l'Atlantique Nord ; or ce n'est pas le cas», ne cache pas Jérôme Chappelaz.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi re­mettre en cause l'idée, répandue, selon laquelle la circulation thermohaline pourrait se ralentir en période chaude, ce qui pourrait avoir pour effet un refroidissement de l'Europe. Rien de tel n'a été observé par le passé. Un véritable pavé dans la mare, qui ne va pas manquer de faire des remous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-5413691145085225585?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/5413691145085225585/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=5413691145085225585' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5413691145085225585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5413691145085225585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/climat-les-glaces-du-ple-sud-livrent.html' title='Climat : les glaces du pôle Sud livrent 800 000 ans de secrets'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1749989663024299261</id><published>2008-05-12T09:20:00.000+02:00</published><updated>2008-05-12T09:22:02.770+02:00</updated><title type='text'>L'emprise du Hezbollah s'organise à Beyrouth</title><content type='html'>Le Figaro, De notre envoyé spécial à Beyrouth Pierre Prier&lt;br /&gt;12/05/2008 | Mise à jour : 08:57 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'armée libanaise a pris position dans la capitale, mais de nouveaux combats ont éclaté dimanche à Tripoli (Nord) ainsi que dans les régions druzes proches de Beyrouth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beyrouth a retrouvé dimanche sa géographie de guerre. Venant de l'Ouest, le secteur musulman, le taxi s'arrête soudain. Impossible de passer en voiture à l'Est, chrétien. Des hommes en pantalon et tee-shirts noirs, casquette de base-ball noire, bloquent la place Bechara-el-Khoury, transformée en no man's land. Ce vaste carrefour distribue le trafic entre les secteurs chrétiens et musulmans, ainsi que vers l'aéroport dans le sud de la capitale, au cœur du fief du Hezbollah. Dimanche, en milieu de journée, le rond-point est brusquement fermé à la circulation par les hommes en noir, sans armes autres que leurs radios portables. Des drapeaux du Hezbollah et de son alliée la milice Amal ont été accrochés aux poteaux de téléphone. Un camion benne décharge des monceaux de terre. Le quartier Sodeco, de l'autre côté, n'est plus accessible qu'à pied. Au temps de la guerre civile de 1975-1990, la «ligne verte» qui coupait Beyrouth en deux passait là. Elle est en train de renaître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes en noir refusent de s'exprimer, mais appellent un habitant du quartier. Ce sympathisant du mouvement Amal, qui préfère rester anonyme, commente volontiers l'action : «Ce sont des hommes d'Amal et du Hezbollah. Ils vont bloquer tout Beyrouth, jusqu'à ce que le premier ministre, Fouad Siniora, démissionne.» Les hommes en noir laissent passer le reporter du Figaro. Côté chrétien, on rejoint un barrage tenu par des soldats débonnaires qui assistent à la scène en spectateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Campagne de «désobéissance civile»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis dimanche, l'armée libanaise est pourtant censée avoir repris le contrôle de Beyrouth, en vertu du marché passé entre le gouvernement et l'opposition armée. Le premier ministre, Fouad Siniora, a lâché du lest en chargeant le commandant en chef de l'armée de résoudre les deux problèmes qui avaient mis le feu aux poudres, le limogeage du directeur de la sécurité de l'aéroport et la mise hors la loi du réseau téléphonique privé du Hezbollah. Le général Michel Souleimane a promptement suspendu l'éviction du directeur, et confié une enquête sur les lignes du Hezbollah au service des transmissions de l'armée, qui prendra son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En échange, le Hezbollah et son allié Amal devaient évacuer les quartiers Ouest, conquis en 48 heures de combat. Mais les chiites, appuyés par le Courant patriotique libre du général chrétien Michel Aoun, n'ont pas renoncé à recueillir les dividendes de leur victoire militaire. Ils ont lancé une campagne de «désobéissance civile» visant à faire tomber le gouvernement. Les barrages érigés dimanche dans Beyrouth en sont le fer de lance. D'autres routes restaient fermées, dont celle de l'aéroport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de faire la différence entre les hommes en noir et les miliciens qui sont supposés avoir quitté Beyrouth-Ouest. Quant aux armes, ont-elles vraiment quitté la zone ? Certes, la présence militaire est forte. Mais, assurent les habitants, les miliciens sont restés un peu partout, et leurs armes ne sont pas loin. Elles pèsent toujours sur la ville. À Kantari, devant le siège de la télévision d'information continue Future TV News, un bâtiment à l'architecture postmoderne mêlant pierres et métal couleur rouille, les militaires contrôlent les passants. Mais les journalistes de cette télévision réduite au silence, appartenant au chef de la majorité Saad Hariri, n'oublient pas que c'est un officier de l'armée régulière qui leur a transmis, au début des affrontements, l'ordre d'Amal de fermer l'antenne. Quelques minutes plus tard, un milicien venait sous la menace arracher les câbles de transmissions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à l'ordre en trompe-l'œil&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les journalistes savent bien qui règne à Beyrouth-Ouest. Dimanche, ils n'osaient toujours pas utiliser leur studio de métal et de verre. «Si nous le réparions, ce serait perçu comme une provocation, et personne ne nous protégerait», dit Roland Barbar, un des dirigeants de la chaîne. Samedi, les collaborateurs de la télévision ont fait un sit-in à l'intérieur de leurs locaux. «Des miliciens sont revenus et nous ont dit qu'ils brûleraient tout si nous continuions», raconte Wafed, la présentatrice du journal en français. Les journalistes se réunissent sur le parking, d'où ils émettront deux heures par jour grâce à un camion de transmission prêté par leur consœur libanaise LBC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce retour à l'ordre en trompe-l'œil n'a pas fonctionné partout au Liban. À Tripoli, la grande ville du Nord, de violents combats ont continué dimanche entre sunnites et alaouites, une minorité liée aux chiites. Ces accrochages tenaient du règlement de comptes entre deux groupes qui s'affrontent régulièrement. Mais le délitement politique les a encouragés à passer à la vitesse supérieure, un processus qui rappelle, là encore, celui de la guerre civile. Les combats ont déjà fait 42 morts en cinq jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même dérive inquiétante dans la montagne druze du Chouf, où le Hezbollah, qui ne s'était jamais battu dans cette région difficile, a lancé une offensive pour venger la mort de trois de ses combattants, enlevés par les hommes du chef druze Walid Joumblatt. Les Druzes, qui ne représentent que 4 % des Libanais, ont fait front commun : les miliciens de deux petits partis liés à l'opposition ont changé de camp pour se battre aux côtés des hommes de Joumblatt, ministre de la majorité. Le réflexe communautaire prime. Un mauvais signe pour le Liban.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1749989663024299261?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1749989663024299261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1749989663024299261' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1749989663024299261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1749989663024299261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/lemprise-du-hezbollah-sorganise.html' title='L&apos;emprise du Hezbollah s&apos;organise à Beyrouth'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-9019759479434495974</id><published>2008-05-10T18:36:00.001+02:00</published><updated>2008-05-10T18:38:16.711+02:00</updated><title type='text'>Crise au Liban : l'armée reprend la main</title><content type='html'>Les militaires ont gelé les décisions du gouvernement à l'encontre du mouvement chiite Hezbollah, l'opposition appelant au retrait des hommes armés de la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour au calme en vue au Liban ? L'armée libanaise a en effet gelé samedi les décisions du gouvernement à l'encontre du mouvement chiite Hezbollah. Le premier ministre libanais avait confié quelques instants plus tôt à l'armée le soin de trancher sur ces décisions, qualifiées jeudi par le Hezbollah de «déclaration de guerre», et qui avaient été à l'origine de violents combats entre anti et pro-gouvernementaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'armée a ainsi décidé que le chef de la sécurité de l'aéroport, Wafic Choukair, présenté comme un proche du Hezbollah et limogé mardi par le gouvernement, «restera à son poste, en attendant les mesures prises après l'enquête», qui déterminera s'il était au courant des caméras de surveillance installées par le Hezbollah près de l'aéroport international de Beyrouth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, l'armée «se chargera d'étudier le dossier du réseau de télécommunications» mis en place par le Hezbollah, qualifié récemment par le gouvernement de «violation à la souveraineté du Liban», et sur lequel il voulait enquêter, lit-on dans le communiqué. Le dossier sera étudié «de manière à ne porter atteinte ni à l'intérêt public ni à la sécurité de la résistance», souligne encore l'armée. La formation chiite estime que ce réseau est essentiel dans sa lutte contre Israël et «pour des raisons de sécurité».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'opposition poursuit la «désobéissance civile»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'armée a par ailleurs demandé «à toutes les parties (...) de retirer tous les hommes armés (des rues) et de rouvrir les routes». L'opposition, par la voix d'un de ses responsables, a annoncé peu après avoir décidé de retirer ses hommes armés de Beyrouth et de confier le contrôle de la capitale à l'armée, mais tout en poursuivant son mouvement de «désobéissance civile».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Siniora avait d'ailleurs mis en cause la passivité des militaires lors des combats, en estimant que l'armée devait «assumer ses responsabilités nationales sans hésitation ni délai et cela ne s'est pas produit jusqu'à présent». Les soldats avaient reçu l'ordre de ne pas intervenir dans les combats, de crainte d'une scission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité anti-syrienne a salué la décision de l'armée. Dans un communiqué, l'un des leaders, Rafic Hariri, a estimé qu'elle «ouvrait la voie à une solution» Après des combats meurtriers qui ont fait une trentaine de morts depuis jeudi et le contrôle par le Hezbollah de Beyrouth ouest, la majorité avait accusé le Hezbollah d'avoir mené un «coup d'Etat» orchestré avec l'aide de Damas et Téhéran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce camp diverge avec l'opposition sur le partage du pouvoir, plongeant le Liban dans une crise qui a paralysé depuis 18 mois les institutions politiques et bloqué l'élection d'un président de la République.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-9019759479434495974?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/9019759479434495974/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=9019759479434495974' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/9019759479434495974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/9019759479434495974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/crise-au-liban-larme-reprend-la-main.html' title='Crise au Liban : l&apos;armée reprend la main'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4295566772138481864</id><published>2008-05-10T10:33:00.001+02:00</published><updated>2008-05-10T10:34:34.436+02:00</updated><title type='text'>L'ouest de Beyrouth aux mains du Hezbollah</title><content type='html'>Le Figaro, envoyé spécial à Beyrouth, Pierre Prier&lt;br /&gt;09/05/2008 | Mise à jour : 21:59 | &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«C'est un coup d'État», affirme Marwan Hamadé. Comme nombre de responsables du gouvernement, le ministre des Télécommunications a pris un profil bas. «Je ne peux pas vous voir maintenant. On est planqués», dit au téléphone cet homme politique respecté, numéro deux du Parti socialiste populaire (PSP) du Druze Walid Joumblatt. Hier en fin d'après-midi, les affrontements étaient presque terminés, malgré quelques échanges de tirs sporadiques. Il n'a fallu que 48 heures pour que le sort des armes désigne le vainqueur. L'ouest de Beyrouth, sa partie musulmane, est aux mains des miliciens chiites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le conflit s'est déroulé exclusivement à l'ouest, tandis que l'est chrétien continuait à vivre normalement. La déroute sunnite est complète. Les bureaux du Mouvement du futur ont été évacués, ainsi que ses médias. La partie de la rue Hamra qui mène au siège de Future TV, appartenant à Saad Hariri, est bloquée par l'armée. Les militaires quadrillent l'ouest mais ne s'impliquent pas, l'état-major ayant trop peur de voir l'armée éclater en factions confessionnelles. Les soldats jouent un rôle d'arbitre, réceptionnant les vaincus et les mettant en sécurité. Après avoir pris les bureaux du Parti du futur, les miliciens chiites ont remis leurs prisonniers aux soldats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des miliciens à bandeau rouge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sont les vainqueurs ? Dans les rues, on voit surtout les militants d'Amal. Ces chiites laïques sont ici plus chez eux que leurs alliés du Hezbollah, implantés dans leur fief de la banlieue sud. Le parti d'Hassan Nasrallah hésite à engager son armée privée, destinée selon lui à combattre Israël. Mais les conseillers et la logistique du Hezbollah semblent bien présents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps est déjà venu de récolter les dividendes politiques. Ali Hamdan, proche conseiller du leader d'Amal Nabih Berri, ne le cache pas. «Tout est politique de A à Z», répond cet homme en costume de bonne coupe, le premier responsable de haut niveau du parti vainqueur à s'exprimer publiquement. Le chemin qui mène jusqu'à lui illustre la nouvelle donne beyrouthine. Passé la limite invisible entre l'est et l'ouest, les rues se vident soudainement. Dans le quartier Clemenceau, une voie barrée mène à la résidence de Walid Joumblatt, dénoncé par Nasrallah comme le principal instigateur de l'offensive anti-Hezbollah. De jeunes miliciens druzes à bandeau rouge se tiennent aux côtés des soldats. Mais leur chef n'est plus chez lui. Walid Joumblatt a été évacué ce matin par l'armée, qui jugeait l'ouest trop dangereux pour lui. À l'approche du quartier d'Aïn el-Tiné, ce sont les miliciens d'Amal qui contrôlent les carrefours, aux côtés de policiers en treillis bleu camouflés. La résidence officielle du président du Parlement et leader d'Amal, Nabih Berri, petit palais en pierre claire, est fortement protégée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ils veulent nous éradiquer politiquement»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ali Hamdan tire les conséquences des événements. «Nous n'avions pas d'autre choix que de prendre les armes». Pour Amal, l'attaque contre le Hezbollah est une attaque contre toute la communauté chiite : «Ils veulent nous éradiquer politiquement». La majorité a «commis une grosse erreur et elle devrait le reconnaître», continue-t-il. «L'erreur» du gouvernement, selon lui, a été de dénoncer, par le biais de Walid Joumblatt, le réseau téléphonique du Hezbollah et de limoger le directeur de la sécurité de l'aéroport, accusé d'avoir laissé les hommes de Nasrallah implanter des caméras sur les pistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour comprendre, il faut savoir que la majorité au pouvoir réserve la question des armes du Hezbollah à une «négociation entre Libanais». La dénonciation du réseau téléphonique enterré et des caméras est apparue dès lors comme une finasserie pour accuser le parti de Nasrallah de créer un État dans l'État au profit de ses parrains syriens et iraniens. Les chiites ont répondu que le téléphone et les caméras faisaient partie de leur système de défense. «La réaction de l'opposition était normale», dit Ali Hamdan. Aujourd'hui, la majorité «doit annuler ses décisions» et «reprendre le dialogue», ajoute le conseiller de Nabih Berri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la donne a changé. Si tout le monde est d'accord sur le nom du chef de l'armée Michel Sleimane, comme président de consensus, les chiites réclament que cette nomination soit accompagnée d'élections législatives et d'une redistribution des postes au sein du gouvernement. Hier en fin de journée, ils semblaient vouloir pousser leur avantage un peu plus loin, un membre anonyme de l'opposition demandant la démission du gouvernement du premier ministre Siniora.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4295566772138481864?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4295566772138481864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4295566772138481864' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4295566772138481864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4295566772138481864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/louest-de-beyrouth-aux-mains-du.html' title='L&apos;ouest de Beyrouth aux mains du Hezbollah'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-6572845399930707241</id><published>2008-05-10T10:31:00.000+02:00</published><updated>2008-05-10T10:32:24.024+02:00</updated><title type='text'>Les chrétiens sont restés à l'écart de la confrontation</title><content type='html'>Le Figaro, Beyrouth, Sibylle Risk&lt;br /&gt;09/05/2008 | Mise à jour : 21:06 |&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout en s'inquiétant de l'escalade de la violence, les chrétiens éprouvent un sentiment de sécurité relative dans la partie est de Beyrouth épargnée par la guerre des rues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La présentatrice du journal télévisé de l'une des principales chaînes libanaises s'excuse par avance quand elle demande à sa correspondante l'état des lieux à Beyrouth-Est et à Beyrouth-Ouest. «Nous revenons au vocabulaire de la guerre que l'on croyait oublié, mais la situation est ainsi.» Tandis que la partie majoritairement musulmane de la ville vit l'enfer de la guerre des rues, les quartiers chrétiens sont paisibles. Les habitants des zones limitrophes des anciennes lignes de démarcation entendent tout au plus des détonations au loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains d'entre eux ont choisi par précaution de gagner la montagne ou d'autres villes du littoral, mais la plupart s'estiment «à l'abri chez eux, Dieu merci». Plusieurs commerces ont ouvert leurs portes, même si les écoles ou les banques sont fermées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dividendes politiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois encore, les populations chrétiennes sont pourtant divisées entre partisans du gouvernement et opposants. Les premiers se réunissent autour des Forces libanaises de Samir Geagea, des Kataëb de l'ancien président Amine Gemayel, et de diverses personnalités politiques émanant de Kornet Chehwan, un rassemblement qui avait été l'un des leviers de la lutte contre la tutelle syrienne avant 2005. Les seconds se retrouvent essentiellement autour du Courant patriotique libre de Michel Aoun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est apparu clairement, dès mercredi, que les partis chrétiens de l'opposition ne participeraient pas à l'épreuve de force engagée contre le gouvernement par leurs alliés du Hezbollah et d'Amal, même s'ils avaient lancé préalablement des appels à la grève générale décrétée ce jour-là. «Aucun des deux camps n'a souhaité l'affrontement. Des contacts entre les responsables des différents partis ont eu lieu au niveau local pour calmer le jeu d'emblée dans les différentes régions à majorité chrétienne», explique Toufic Hindi, ancien conseiller politique de Geagea.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la lumière de l'expérience de la précédente grève générale qui avait déjà dégénéré en bataille, le Hezbollah a probablement aussi estimé que ses alliés aounistes n'étaient pas suffisamment solides pour la confrontation armée qu'il a choisie cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, Michel Aoun dont la popularité est tombée au plus bas au sein de sa communauté espère encaisser les dividendes politiques de la victoire militaire de ses alliés à Beyrouth. Ses adversaires de la majorité parlementaire continuent d'affirmer quant à eux qu'ils ne céderont pas à la «logique putschiste» et refusent jusqu'à présent les conditions politiques posées par l'opposition.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-6572845399930707241?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/6572845399930707241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=6572845399930707241' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6572845399930707241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6572845399930707241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/les-chrtiens-sont-rests-lcart-de-la.html' title='Les chrétiens sont restés à l&apos;écart de la confrontation'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3206602193462048558</id><published>2008-05-09T13:06:00.000+02:00</published><updated>2008-05-09T13:07:30.110+02:00</updated><title type='text'>Selon l'ONU, la milice chiite est une "menace pour la paix régionale"</title><content type='html'>LE MONDE | 09.05.08 | 12h11  •  Mis à jour le 09.05.08 | 12h39&lt;br /&gt;NEW YORK (Nations unies) Philippe Bolopion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Hezbollah, qui conserve "une infra structure paramilitaire massive", constitue une "menace pour la paix et la sécurité régionales", a déclaré, jeudi 8mai, Terje Roed-Larsen, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU. Dans une déclaration au Conseil de sécurité, le diplomate norvégien a trouvé "inquiétant de relever qu'au cours des récents affrontements des membres du Hezbollah portaient des armes dans des secteurs habités".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'émissaire de l'ONU a par ailleurs été informé, par le gouvernement libanais, de "l'établissement par le Hezbollah, dans tout le pays, d'un réseau de communication sécurisé, en marge du système étatique", ainsi que d'un "système de caméras de surveillance à l'aéroport de Beyrouth". "Ces développements conduisent un nombre croissant de Libanais à redouter que le Hezbollah soit en train de mettre en place des structures institutionnelles parallèles, distinctes de celles de l'Etat, et en compétition avec lui", a-t-il affirmé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ONU est aussi, selon M. Roed-Larsen, "profondément inquiète" des activités des milices palestiniennes du Front populaire de libération de la Palestine – commandement général (FPLP-CG) et du Fatah Al-Intifadah, qui "maintiennent d'importantes structures paramilitaires hors des camps de réfugiés", et "dont le siège est à Damas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terje Roed-Larsen, qui s'exprimait au nom du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé que le désarmement des milices devrait s'opérer "à travers un processus politique" et a appelé la Syrie et l'Iran à soutenir la transformation du Hezbollah en parti politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la présentation de l'envoyé spécial de Ban Ki-moon, le Conseil de sécurité a exprimé son "soutien aux institutions constitutionnelles libanaises".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3206602193462048558?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3206602193462048558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3206602193462048558' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3206602193462048558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3206602193462048558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/selon-lonu-la-milice-chiite-est-une.html' title='Selon l&apos;ONU, la milice chiite est une &quot;menace pour la paix régionale&quot;'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8192234528014060204</id><published>2008-05-09T13:03:00.001+02:00</published><updated>2008-05-09T13:06:15.406+02:00</updated><title type='text'>L'armement du Parti de Dieu au cœur de la crise</title><content type='html'>LE MONDE | 09.05.08 | 11h10  •  Mis à jour le 09.05.08 | 11h10&lt;br /&gt;BEYROUTH Correspondance de Mouna Naïm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mini-guerre dont certaines parties du territoire libanais sont le théâtre depuis le mercredi 7 mai ne résoudra assurément pas le problème de fond de la crise politique libanaise : l'armement du Hezbollah. Ce conflit armé est consécutif à de récentes décisions gouvernementales dirigées contre le Parti de Dieu. Ces décisions ont surpris par leur soudaineté, y compris parmi les sympathisants de la majorité politique, mais la crise couvait depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'armement du Hezbollah et l'autonomie qu'il s'est arrogée au nom de la résistance contre Israël posent en effet problème depuis plus de trois ans. Très précisément depuis que le gouvernement de Fouad Siniora s'est défini pour tâche de reconstruire l'Etat libanais, après la fin, en avril 2005, d'une trentaine d'années d'hégémonie syrienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tentatives de règlement de cette question ont échoué, qui, jusqu'en juin 2006, visaient, par le dialogue, à l'absorption de l'aile militaire du Hezbollah au sein d'une "défense nationale".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre qui, en juillet de la même année, a opposé le Parti de Dieu à l'armée israélienne a reposé le problème. La majorité a contesté le pouvoir que le Hezbollah s'était arrogé de déclarer la guerre et la paix, alors que le pays tout entier en payait les conséquences. Le Parti de Dieu a réaffirmé sa conviction, au contraire, qu'il demeurait l'unique rempart du Liban contre toute attaque israélienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cette guerre, plusieurs personnalités de la majorité n'ont pas manqué de rappeler "l'anomalie" de "l'existence d'un Etat dans l'Etat", sans toutefois préconiser de mesures coercitives contre le Parti de Dieu. Le déclenchement, en novembre 2006, de la crise politique actuelle avec la démission de six ministres, dont les cinq représentants de la communauté chiite, a creusé le fossé entre les deux parties.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Régulièrement accusé d'être l'instrument des projets régionaux de la République islamique d'Iran et accessoirement de la Syrie, le Hezbollah n'a cessé de renvoyer la politesse à ses détracteurs en les qualifiant d'agent des visées régionales des Etats-Unis et d'Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux parties ont épuisé tous leurs arguments sans avancer d'un pouce. Même lorsqu'elle n'était pas évoquée, la question de l'armement du Hezbollah est apparue en filigrane de toutes les autres querelles, qu'il s'agisse du tribunal chargé de juger les présumés coupables de l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, de leurs différends sur la légitimité du gouvernement, de la paralysie du Parlement ou encore de la loi électorale et de l'élection d'un président de la République. Toutes ces divergences pourraient être aplanies, mais sur la question de l'armement du Hezbollah, le blocage est total.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8192234528014060204?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8192234528014060204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8192234528014060204' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8192234528014060204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8192234528014060204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/larmement-du-parti-de-dieu-au-cur-de-la.html' title='L&apos;armement du Parti de Dieu au cœur de la crise'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3893046962796082021</id><published>2008-05-02T21:35:00.000+02:00</published><updated>2008-05-10T10:35:49.922+02:00</updated><title type='text'>«Le maintien de la paix a besoin des Européens»</title><content type='html'>Propos recueillis à New York par Jean-Louis Turlin (Le Figaro)&lt;br /&gt;02/05/2008 | Mise à jour : 21:30 |&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;Jean-Marie Guéhenno, qui a dirigé les Casques bleus ces huit dernières années, fait le bilan de son action pour «Le Figaro».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chef du département des opérations de maintien de la paix, le plus lourd des Nations unies avec plus de cent mille personnes sous ses ordres, Jean-Marie Guéhenno laissera en juillet les opérations de maintien de la paix à son successeur, vraisemblablement un autre Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE FIGARO. Le département que vous dirigez n'est plus celui dont vous avez hérité en 2000, qui comptait « seulement » quelques dizaines de milliers de personnes…&lt;br /&gt;Jean-Marie GUÉHENNO. Nous avons désormais vingt missions et 110 000 personnes à gérer. Nous en aurons 130 000 quand nous aurons déployé tout le monde. C'est à peu près le double des déploiements de l'Otan, avec un quartier général qui est en gros de mille personnes, si l'on combine le département de l'appui aux missions et le département des opérations de maintien de la paix. Les différents quartiers généraux de l'Otan représentent environ 15 000 personnes. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'il faudrait que nous soyons multipliés par 15 ou 30. Je pense qu'il faut des structures légères, qu'il faut décentraliser. Notre chaîne de commandement ONU a des avantages mais elle est trop légère car on n'a pas de redondance, donc en situation de crise, on n'a pas de capacité d'accélération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la création de la branche d'appui aux missions, votre département a été scindé en deux.&lt;br /&gt;Il reste néanmoins une vraie unité, car il est essentiel que ceux qui définissent la stratégie travaillent en relation étroite avec ceux qui vont assurer le soutien. L'intendance doit être développée en parallèle. La vision que certaines organisations, comme l'Union européenne ou l'Otan, ont d'une chaîne de commandement militaire ou d'une chaîne de commandement politique qui ne se réconcilient qu'au niveau stratégique, à des milliers de kilomètres du théâtre des opérations, n'est pas opérationnelle. On n'aurait pas fait les progrès qu'on a faits si on avait eu une chaîne de commandement où le représentant spécial au Congo ou en Haïti n'avait pas toutes les manettes sous la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attend-on trop du maintien de la paix aujourd'hui ?&lt;br /&gt;Après les échecs et les tragédies des années 1990, la confiance dans le maintien de la paix a été en partie restaurée. Le danger, c'est que, du coup, on demande trop au maintien de la paix, dans des situations où les conditions minimales ne sont pas réunies. Il y aura toujours des saboteurs. Il faut une masse critique, une fondation politique solide. Le danger, c'est qu'on oublie le cadre politique qui est le fondement de tout succès dans une opération de maintien de la paix. Autre menace : le décalage entre des mandats de plus en plus ambitieux et un soutien politique de plus en plus incertain. Les Nations unies sont le plus efficaces dans ces situations où il n'y a pas de clash des intérêts stratégiques des grandes puissances, mais suffisamment d'intérêt de leur part pour qu'elles nous donnent quand même un peu de carburant politique, comme en République démocratique du Congo, comme au Liberia, en Sierra Leone, en Haïti. Sur le Kosovo, l'Afghanistan, le Soudan, c'est beaucoup plus difficile. Y a-t-il une vraie unité de vues de la communauté internationale ? Au Kosovo, visiblement pas. Dans les deux autres, elle est à construire. Troisième menace : c'est le décalage entre les ambitions et les ressources matérielles. On a des armées qui se sont réformées après la guerre froide pour des combats de haute intensité et de brève durée, et le maintien de la paix, ça suppose de la présence. Cela ne se fait pas uniquement avec des drones et de la haute technologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et ce sont souvent les mêmes qui contribuent…&lt;br /&gt;C'est vrai que les Européens sont revenus aux opérations de maintien de la paix avec le Liban, c'est une bonne chose, mais on voit peu d'Européens sous Casque bleu en Afrique. Ce serait très mauvais qu'il y ait une sorte de maintien de la paix à plusieurs vitesses, où les Européens ne s'engagent que dans des situations d'un intérêt stratégique direct pour eux. L'Afrique a besoin de la solidarité du reste du monde. Il ne serait pas sain que les Européens n'agissent qu'entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Darfour, c'est le Soudan qui ne veut pas des Européens.&lt;br /&gt;Le Soudan est un cas atypique. Il y a tout un arrière-plan politique où les polarisations, les méfiances qui rendent si difficile la gestion des problèmes du Proche-Orient, sont en train de pénétrer en Afrique par la Corne et ça, c'est très grave pour la résolution des conflits africains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La force hybride au Darfour est-elle une formule d'avenir ?&lt;br /&gt;Si le fait de mettre plusieurs organisations ensemble permet de mobiliser davantage de ressources, pourquoi pas, mais je crains malheureusement que ce ne soit en l'occurrence une réponse tactique à une situation particulière. Je ne pense pas que ce soit une formule d'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on envisager une armée permanente de Casques bleus ?&lt;br /&gt;C'est une idée qui a été évoquée, mais que je ne soutiens pas, non seulement parce que les esprits ne sont pas mûrs pour une telle idée, mais aussi parce que sur le plan politique, la force de l'ONU vient de l'engagement de ses États membres. Une armée séparée créerait cette illusion très destructrice qu'il y a les États membres et l'ONU. Or l'ONU, c'est les États membres. Il faut qu'il y ait ce sentiment de responsabilité partagée entre les États et l'Organisation.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3893046962796082021?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3893046962796082021/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3893046962796082021' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3893046962796082021'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3893046962796082021'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/05/le-maintien-de-la-paix-besoin-des.html' title='«Le maintien de la paix a besoin des Européens»'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4253527523859493474</id><published>2008-04-14T07:51:00.000+02:00</published><updated>2008-04-15T07:52:46.789+02:00</updated><title type='text'>Le Ponant : l'histoire secrète d'une libération</title><content type='html'>Arnaud de La Grange&lt;br /&gt;Le Figaro&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plein océan Indien, les commandos français ont agi avec des moyens empruntés à toutes les armées, mer, air, terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Gazelle est dans son élément. Après avoir rasé les flots émeraude de l'océan Indien, sauté au-dessus de la ligne de rivage, l'hélicoptère d'attaque vole à quelques mètres au-dessus des touffes éparses du désert somalien. Un nuage de poussière signale la trace du véhicule tout-terrain dans lequel s'enfuient six de la douzaine de pirates du Ponant. Le gibier. La cible, pour le tireur d'élite des commandos marine posté à la portière de l'appareil. Le soldat ajuste sa lunette. Entre ses mains, un fusil MacMillan qui peut tirer avec une incroyable précision une munition de 12,7 mm un calibre de mitrailleuse à près de 2 000 mètres. Une arme utilisée pour pulvériser les gros moteurs hors bord des vedettes Go Fast des trafiquants de drogue. Coup au but, et même effet destructeur. Le 4×4 des bandits de la mer n'ira pas plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les six pirates tentent de s'égayer dans l'aride nature. Course vaine. Les trois hélicoptères qui ont jailli aux côtés de la Gazelle depuis la mer deux Alouette III et un Panther se posent et lâchent chacun trois commandos. Ils se saisissent des bandits et de sacs contenant au moins une partie de leur butin. Tout le monde est embarqué à bord du Panther, direction le large et un navire français. Épilogue d'une prise d'otages qui a duré une semaine, l'opération «Thalatine» («Trente» en langue somalie, comme le nombre d'otages), restera dans les annales. Le scénario aurait pu être écrit par Tom Clancy, mais ce sont des officiers français qui ont tenu la plume…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout avait commencé le vendredi 4 avril. En fin de matinée, le téléphone satellite de l'amiral commandant les forces françaises en océan Indien (l'Alindien, en jargon militaire), sonne dans son PC embarqué à bord du Var, navire de commandement qui sillonne la zone. Comme beaucoup de navires, le voilier français, Le Ponant, a opté pour la procédure de «contrôle naval volontaire», qui consiste à informer régulièrement de sa position, quand on cingle dans les eaux dangereuses de la Corne de l'Afrique. Quand il voit les pirates se hisser à bord du voilier, le capitaine Patrick Marchesseau a le temps d'appeler le Var pour donner l'alarme. L'amiral Gérard Valin relaie immédiatement l'information à la Task Force 150, la composante maritime de l'opération alliée antiterroriste Enduring Freedom. L'hélicoptère de la frégate canadienne Charlottetown décolle et effectue la première reconnaissance, les premières images du bateau piraté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un gang organisé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre-temps, à Paris, la nouvelle est tombée sur le téléphone du général Jean-Louis Georgelin. Un peu d'exotisme au milieu des batailles de chiffres des économies budgétaires en préparation… mais le chef d'état-major des armées (Cema) ne sourit pas : on sait déjà que l'on n'a pas affaire à de simples pêcheurs que l'occasion a fait larrons, mais bien à un gang de pirates organisé. Direction le centre de planification et de conduite des opérations, enterré sous les bureaux du boulevard Saint-Germain à Paris. Une cellule de crise est mise en place. Dans la salle, les cartes de la Corne de l'Afrique fleurissent au mur. Les toponymes, Cap Gardafui, Ras Asir, évoquent Monfreid, les boutres ventrus, les parfums entremêlés d'Afrique et d'Arabie. Mais les petits «mobiles» aux acronymes très militaires que l'on y épingle ont une charge beaucoup moins onirique. Il s'agit notamment de l'aviso Commandant Bouan, bâtiment de la Task Force 150 qui a reçu l'ordre de cingler vers Le Ponant. Distant d'une centaine de milles, il le rallie en quelques heures. Il ne va plus lâcher le trois-mâts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le samedi, Le Ponant entre dans les eaux territoriales somaliennes. Les diplomates français ont obtenu des autorités locales, ou de ce qui en tient lieu, un «droit de suite» dans leurs eaux. Le président Abdullahi Yusuf Ahmed l'a accordé. Donnant même son feu vert pour un coup de force éventuel. «Débarrassez- moi de ces types-là,» a-t-il lancé. L'Élysée demande d'élargir le spectre des options, y compris celle de l'assaut. Problème, Le Bouan n'a pas de capacité d'intervention à bord, pas de commandos. Et il file déjà à 700 km de Djibouti.On décide donc d'avoir recours à un parachutage en mer, un «tarpon» dans le langage militaire. Un avion Transall décolle de la base est-africaine française et largue dix-huit commandos marine au large de l'île de Socotra pour qu'ils puissent être récupérés par l'aviso français. Les «yeux» du bateau comme ceux de l'avion de patrouille maritime Atlantique 2, qui le survole régulièrement, laissent penser que l'équipage, que l'on voit sortir régulièrement sur le pont, n'est pas sous une menace immédiate. Lundi 7 avril. Le Ponant finit par jeter l'ancre à 850 km du lieu de son interception, devant la bourgade de Garaad, sur la côte de la région somalienne du Puntland. Le Puntland, l'ancien royaume du Punt, le mythique pays de la myrrhe et de l'encens, est devenu celui des pirates et trafiquants d'immigrants illégaux. Un rivage plat, le désert en arrière-plan, une poignée de maisons et des barques de pêche sur la plage. Un ravitaillement est organisé. Détail cocasse, les flibustiers du Puntland font monter à bord deux chèvres, pour le lait. Mais des écoutes permettent de se rendre compte que les pirates ne boivent pas que ce sain breuvage. Ils ne dédaignent pas la bouteille, avec à la clé des périodes de moindre vigilance (l'un d'eux serait même passé par dessus bord...). Un assaut est-il possible dans de bonnes conditions ? Des nageurs de combat du commando Hubert sont envoyés de nuit sous le voilier. Là, ils réalisent que les requins ne sont pas le seul problème, que le courant est très violent. En cas d'assaut, il faudrait d'abord «ventouser» les commandos, ce qui ne facilite pas la tâche…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Paris, l'Élysée est en ordre de bataille. Une réunion quotidienne a lieu autour du président. Elle réunit le secrétaire général Claude Guéant, l'amiral Guillaud, chef d'état-major particulier, le conseiller diplomatique Jean-David Lévitte, le chef d'état-major des armées, les ministères concernés, Défense, Affaires étrangères surtout. Ses proches disent retrouver en Nicolas Sarkozy l'ancien ministre de l'Intérieur, «dopé» par la crise, au jugement et à la décision rapides. «Laissez-moi faire, j'ai l'habitude…», lance-t-il aux familles des otages qu'il reçoit. «Le président de la République, chef des armées, ce n'était pas qu'une vision des choses», confiera Jean-David Lévitte. Nicolas Sarkozy a fixé des «lignes rouges» à toute l'action française : pas de mise en danger de la vie de l'équipage, mais intervention si les pirates entendent séparer les otages ou les transférer à terre. Paris a fait savoir aux pirates que ce serait un casus belli. Et seulement accepté que Le Ponant soit mouillé très près du rivage, à un nautique, les pirates voulant réduire les risques d'interception une fois la rançon remise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que l'action soit commandée au plus près, le patron des commandos marine, le jeune amiral Marin Gillier, quitte Lorient pour Djibouti le dimanche. Le lendemain, il est parachuté en mer, à 1 500 km de là, pour monter à bord du Var. Le jour suivant, c'est le chef du Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), le colonel Denis Favier, qui est lui aussi largué au-dessus des flots. On renforce aussi les capacités d'intervention. De nouveaux commandos spécialisés dans «l'assaut-mer» arrivent à bord d'un autre navire de la marine, la frégate antiaérienne Jean Bart. Le navire école Jeanne d'Arc, qui naviguait entre Madagascar et Djibouti, est aussi détourné, pour apporter son hôpital embarqué et ses hélicoptères, de la marine comme de l'armée de terre. Une soixantaine de soldats d'élite cinquante des commandos marine et dix du GIGN sont parés. Un accrochage entre les pirates et un clan rival montre que tout peut basculer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout faire pour intercepter les pirates&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre l'armateur, la société CMA-CGM, et les pirates, le contact s'est établi dès le dimanche 6 avril au soir et les négociations vont bon train. Une cellule de négociation a été mise en place à Marseille. Rodolphe Saadé, fils de l'armateur et directeur général de CMA-CGM, est conseillé discrètement par des spécialistes de ce type de tractations. L'armateur gère les termes de l'échange, les militaires et les hommes du GIGN les épaulent pour en étudier les conditions, en termes de faisabilité et de sécurité. Les agents de la DGSE ne sont pas loin non plus, en «appui renseignement et négociation». Ils connaissent bien le terrain pour avoir négocié, en décembre 2007, la libération du journaliste français Gwen Le Gouil, dans la même Somalie. Mais cette fois-ci, contrairement aux dernières affaires irakiennes ou afghanes, ils ne sont pas en «premier rideau».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite ira très vite. Quand la rançon qui serait de plus de 2 millions de dollars est versée aux pirates, les otages sont autorisés à quitter Le Ponant sur les embarcations du voilier. Ne restent à bord que le capitaine du Ponant avec trois pirates. Ceux-ci partis, les commandos marine montent à bord. L'avion Atlantic II qui tourne au-dessus de la scène repère un 4×4 de fuyards. À l'Élysée, Nicolas Sarkozy a donné pour consigne, une fois les otages en sécurité, de tout faire pour intercepter les pirates, «sans usage excessif de la force», mais avec détermination. Depuis son «état-major tactique» du Jean Bart, l'amiral Gillier n'hésite pas. Il lance le raid héliporté. Une affaire menée «avec sang-froid, efficacité et mesure», souligne une source militaire. Le 4×4 des pirates aurait ainsi pu aisément être pulvérisé par un missile. D'autres armées n'auraient pas finassé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l'heure où la Défense entre dans les turbulences des réformes, l'affaire du Ponant ressemble à une formidable démonstration, où toute la panoplie de son savoir-faire a été déployée avec des moyens empruntés à toutes les armées, mer, air, terre. À des milliers de kilomètres de la France, au milieu de nulle part, les militaires ne sont pas fâchés d'avoir montré opportunément qu'ils savent utiliser au mieux les moyens que le contribuable leur fournit.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4253527523859493474?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4253527523859493474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4253527523859493474' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4253527523859493474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4253527523859493474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/04/le-ponant-lhistoire-secrte-dune.html' title='Le Ponant : l&apos;histoire secrète d&apos;une libération'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7003652750601761537</id><published>2008-03-26T18:10:00.002+01:00</published><updated>2008-03-26T18:36:45.922+01:00</updated><title type='text'>"Nos amis chinois"</title><content type='html'>A l'heure où les appels au boycott des prochains jeux olympiques de Pékin se multiplient, en raison de la situation au Tibet, il est peut-être temps d'apporter quelques précisions. Nous sommes plus en 1980 et Pékin n'est pas Moscou. Certes, l'Afghanistan était déjà en guerre et les propagandes sont toujours actives, comme en témoignent les cris d'orfraie autour du risque de non-diffusion en directe des épreuves. Mais elles ne sont plus au service des mêmes idéologies. &lt;br /&gt;Hier, il s'agissait d'empêcher l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;inimicus&lt;/span&gt;, au sens schmittien du terme, de s'enorgueillir d'un affrontement sportif où les victoires auraient été mise au crédit de la Guerre froide. En outre, les Etats-Unis entendait marquer leur désapprobation envers l'invasion soviétique en Afghanistan et la mise sous loi martiale de la Pologne.&lt;br /&gt;Aujourd'hui, qu'en est-il ? Un pouvoir libéral-communiste accueille les Jeux. Certes, on pourrait voir les choses selon les vielles antiennes et considérer cet évènement comme une chance offerte à un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;inimicus&lt;/span&gt;. Seulement, est-ce bien le cas ? La Chine d'aujourd'hui, bien qu'elle n'ait pas beaucoup changé, n'est plus celle de 1980. Non qu'elle est renoncé au communisme, qui reste le fondement de son système politique. Mais elle a adopté, dans sa partie continentale certes, mais c'est elle qui accueille les Jeux, le capitalisme. &lt;br /&gt;Quand bien même l'idéal de Pierre de Coubertin prescrive l'amateurisme, le sport est aujourd'hui une affaire d'argent. Les Jeux de Pékin ont donc engendré nombre de contrats de sponsor qu'il faudra bien honorer. Voilà un langage que les Chinois, comme tous les Asiatiques et comme d'autres civilisations dans le monde, comprennent mieux que le droit-de-l'hommisme occidental. Par ailleurs, les Jeux sont organisés par les Chinois dans l'objectif de renforcer l'attractivité de leur pays... auprès des investisseurs. Or, le capitalisme se contente bien de l'autoritarisme politique :il garantie le respect de la production et non des droits individuels et syndicaux.&lt;br /&gt;Voilà pourquoi les Jeux auront lieu. &lt;br /&gt;Quand à la diffusion en différé, il n'y a pas lieu de le craindre. Les télévisions mondiales veilleront à ce que le faisceaux émis par la société concessionnaire du Comité olympique internationale ne subisse aucun retard. Et si le téléspectateur chinois ne voit pas en direct les débordements politiques que certains voudraient organiser, qui s'en offensera. De toute manière, il ne sait rien de ce tintamarre qui aujourd'hui accompagne le souffle médiatique d'une crise tibétaine déjà calmée par la force. Et l'Occident s'en trouve bien dépourvu...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7003652750601761537?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7003652750601761537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7003652750601761537' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7003652750601761537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7003652750601761537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/03/nos-amis-chinois.html' title='&quot;Nos amis chinois&quot;'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2786926921088476768</id><published>2008-03-25T08:06:00.002+01:00</published><updated>2008-03-25T08:18:37.846+01:00</updated><title type='text'>Le double message de Ben Laden</title><content type='html'>Après avoir diffusé un premier enregistrement dans lequel il menace l'Europe suite à la publication des caricatures de Mahomet, le chef d'al-Qaida appelle dans un second message à la guerre sainte pour libérer la Palestine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était resté silencieux pendant plus de trois mois. Mais en quelques heures, Ben Laden s'est exprimé par deux fois pour livrer de nouveaux messages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi 20 mars au soir, dans un enregistrement audio diffusé par la chaîne de télévision al-Jezira, il a exhorté les musulmans à soutenir l'insurrection en Irak, au cinquième anniversaire de l'invasion américaine. «Le champ de bataille le plus proche du djihad pour soutenir notre peuple en Palestine est celui de l'Irak», a déclaré Oussama ben Laden dans ce message audio. Un message sensiblement similaire à sa dernière allocution, prononcé en décembre dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures plus tôt, dans la nuit de mercredi à jeudi, Ben Laden avait déjà diffusé un premier message adressé aux «personnes intelligentes de l'Union Européenne», après la publication de nouvelles caricatures de Mahomet dans les journaux danois. Dans une bande audio agrémentée d'une image fixe d'Oussama Ben Laden tenant une mitraillette, le leader d'al-Qaida revient sur l'affaire des «dessins insultants et de la négligence [des gouvernements] malgré la possibilité de prendre les mesures pour empêcher qu'ils soient répétés».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«S'il n'y a pas de contrôle de votre liberté de parole, alors soyez prêts dans vos cœurs à la liberté de nos actes». Mais ses menaces restent floues : aucun pays n'est nommément cité et le «cheik» d'al-Qaida conclut son message sur une énigme : «la réponse est ce que vous voyez, pas ce que vous entendez».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces publications sont qualifiées par Ben Laden de «tragédie plus grande et plus sérieuse» que «les massacres de femmes et d'enfants» dans des bombardements, pour laquelle «les comptes à rendre seront plus sévères». Selon lui, elles «s'inscri[vent] dans le cadre d'une nouvelle croisade dans laquelle le pape du Vatican a joué un large rôle».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fichier, mis en ligne sur un forum islamiste couramment utilisé comme canal de diffusion, est frappé du sceau d'As-Sahab, la branche médiatique d'al-Qaida. Il s'agit du premier message attribué au chef de la nébuleuse islamiste depuis un sermon de 56 minutes diffusé le 29 décembre dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dessins en question, au premier desquels la tête du prophète de l'islam coiffée d'un turban en forme de bombe à la mèche allumée - avaient provoqué une vague de colère et de violence dans le monde musulman en janvier et février 2006. Dix-sept journaux danois ont à nouveau publié mi-février cette caricature, suite à un projet d'attentat contre son dessinateur déjoué par la police.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2786926921088476768?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2786926921088476768/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2786926921088476768' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2786926921088476768'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2786926921088476768'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/03/le-double-message-de-ben-laden.html' title='Le double message de Ben Laden'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7136166844167457508</id><published>2008-03-09T10:25:00.002+01:00</published><updated>2008-03-09T10:34:56.364+01:00</updated><title type='text'>Bush met son veto à un texte contre la torture</title><content type='html'>Après, on dira qu'on ne savait pas... La décision du président américain permet de facto à la CIA de recourir, contre des suspects de terrorisme, à des méthodes d'interrogatoire musclées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouveau bras de fer entre George W. Bush et le Congrès. Le président américain a annoncé samedi avoir opposé son veto à un texte interdisant à la CIA de recourir à des méthodes d'interrogatoire. Elles avaient pourtant été dénoncées par leurs détracteurs comme de la torture ; la simulation de noyade était particulièrement visée. Le directeur de la Centrale du renseignement américain, Michael Hayden, avait admis pour la première fois début février que la CIA avait eu recours à la simulation de noyade sur trois suspects, dont Khaled Cheikh Mohammed, cerveau présumé des attentats du 11-Septembre, mais qu'elle ne l'avait plus utilisée depuis environ cinq ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Congrès, à majorité démocrate, avait ajouté en février une clause au financement des services de renseignement les  contraignant à se conformer au manuel des règles d'interrogatoire imposées aux militaires, qui interdit les techniques traumatisantes. Mais le texte n'avait été approuvé que par une courte majorité du Sénat, rendant très improbable que le Congrès puisse surmonter le veto présidentiel et réunir les deux-tiers de voix nécessaires dans les deux chambres pour que le texte entre dans la loi sans la signature de Bush.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour d'Al Qaïda dans la campagne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour se justifier, le président américain a ressortit dans son allocution radiophonique hebdomadaire l'argument d'Al Qaïda. selon lui, l'organisation terroriste «reste déterminé à attaquer de nouveau l'Amérique (...). Parce que le danger persiste, nous devons veiller à ce que nos services de renseignement aient les outils nécessaires pour arrêter les terroristes». Or, de son avis, le texte que le Congrès lui a soumis pour promulgation «réduirait ces outils essentiels».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De plus, il a assuré que la loi aurait sapé le programme confidentiel de détention et d'interrogatoire de la CIA, qui a permis de déjouer de nombreux attentats aux Etats-Unis et à l'étranger en collectant des informations «essentielles» grâce à des «techniques sûres et légales» appliquées à «un petit nombre des plus dangereux terroristes». Le manuel militaire a été conçu pour des combattants «légaux» capturés sur le champ de bataille, pas pour des terroristes «endurcis».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une critique unanime&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa décision, attendue, n'en a pas moins suscité des réactions virulentes. Le sénateur démocrate Edward Kennedy a ainsi estimé qu'il s'agissait de «l'un des actes les plus honteux de sa présidence. A moins que le Congrès ne surmonte le veto, il restera dans l'Histoire comme une insulte flagrante à l'Etat de droit et entachera gravement la réputation de l'Amérique aux yeux du monde». Tout en rappelant que la loi américaine interdisait déjà la torture, le président de la commission des Affaires juridiques au Sénat, Patrick Leahy, a estimé que Bush avait «encore manqué une occasion d'améliorer un bilan honteux (...) et d'envoyer un message positif au monde».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7136166844167457508?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7136166844167457508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7136166844167457508' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7136166844167457508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7136166844167457508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/03/bush-met-son-veto-un-texte-contre-la.html' title='Bush met son veto à un texte contre la torture'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-5314199954019452041</id><published>2008-03-07T19:44:00.000+01:00</published><updated>2008-03-09T10:39:11.913+01:00</updated><title type='text'>Pour une politique de renseignement</title><content type='html'>Par Michel Rocard, ancien premier ministre, Le Figaro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réorganisation du renseignement en cours vise à positionner cette fonction à la hauteur des menaces et des enjeux auxquels notre pays doit faire face. L'intérêt porté par le président de la République à cet aggiornamento s'inscrit dans la réflexion globale sur la réforme d'ensemble de l'État qu'il a décidée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le renseignement est l'un des investissements les plus rentables de l'État. Il est l'une des fonctions fondamentales de la sécurité nationale de tout État de droit et constitue une condition nécessaire à la prospérité du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or il est trop souvent perçu  surtout dans notre pays  comme une contrainte et non comme l'instrument nécessaire au développement de la richesse du pays et à son ambition dans un monde où la France doit affronter une diversité croissante de menaces terroristes ou économiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Force est de constater que, jusqu'à une date récente, le renseignement en France n'avait pas bénéficié d'une attention à hauteur de l'enjeu. À titre d'exemple, les Britanniques consacrent à leur renseignement un budget 3,5 fois supérieur au nôtre. Ce «gap» ira croissant jusqu'au décrochage si nous ne faisons pas un effort comparable à celui de la Grande-Bretagne, dont le budget de renseignement est en continuelle augmentation de 10 % par an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet effort est d'autant plus nécessaire qu'un des enjeux du renseignement moderne portera également à l'avenir, en plus des missions traditionnelles, sur l'anticipation des menaces et des crises relatives entre autres à l'environnement (déplacements de populations, ressources, eau, pollutions, etc.).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, le nombre et la complexité des menaces à affronter justifient et nécessitent une mutualisation de plus en plus poussée des moyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le regroupement des missions dévolues à la DST et aux RG en est un bon exemple et devrait mettre fin à des doubles emplois, voire à des chevauchements de compétences qui ne pouvaient que nuire à leur efficacité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'agissant du renseignement technique, nous avons su partager les missions du satellite d'observation Helios tout en préservant à la fois la confidentialité propre à chacun de nos services, mais aussi le secret des missions nationales effectuées au profit des pays qui l'ont financé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, dans le domaine de la sécurité des systèmes d'information, un rapprochement, au sein d'une même agence gouvernementale, des équipes d'attaque (cryptanalyse) et de défense (cryptographie), serait créateur de fortes synergies opérationnelles : analyse et conception sont des activités distinctes mais le retour d'expérience de l'une à l'autre est fondamental, comme l'estime le cryptologue Jacques Stern, médaille d'or du CNRS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, l'efficacité de nos services serait renforcée par la mise en place d'une unité centralisée de collecte et de traitement des sources ouvertes chargée de recueillir l'information et les signaux faibles afin d'en faire la synthèse à destination des décideurs gouvernementaux. Le travail en amont de cette unité permettrait ensuite de concentrer la recherche opérationnelle des agents sur les seules zones d'ombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle que soit l'architecture retenue, le plus important est qu'au sommet de la Communauté du renseignement existe une autorité qualifiée ayant une vision globale, tant opérationnelle que budgétaire, des besoins et des moyens nécessaires afin de hiérarchiser les priorités et garantir au moindre coût l'efficacité et la cohérence de l'ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la mobilisation de l'ensemble des acteurs publics et privés est devenue une nécessité dans la guerre économique exacerbée par la mondialisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons qu'après l'effondrement de l'Union soviétique et la fin de la guerre froide, les États-Unis ont réorienté leurs services de renseignement vers la guerre économique. Le président Clinton, en arrivant en 1993 à la Maison-Blanche, a institué un National Economic Council chargé d'assurer un rôle de coordination de la politique publique à l'égard des entreprises. Un Advocacy Center met en particulier les moyens et l'autorité du gouvernement américain au service des entreprises, afin de les aider à gagner des contrats à l'étranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même temps, la France  dont les services sont mondialement reconnus pour leur efficacité, notamment dans la lutte contre le terrorisme  n'a pu, compte tenu de la prégnance de la menace terroriste la concernant dès cette époque, et faute de moyens suffisants, effectuer ce changement de cap et développer autant que nécessaire cette dimension économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne nous empêche de monter des dispositifs appropriés, comme les Américains en ont avec par exemple le Business Executives for National Security regroupant des managers et des cadres supérieurs de sociétés privées américaines, désireux de mettre leur expérience des affaires au service de la sécurité des États-Unis. Certes, nous avons enfin pris conscience de ce défi avec dix ans de retard sur les Anglo-Saxons. Des résultats ont déjà été obtenus, mais ce partenariat public-privé demande encore à être approfondi et il reste notamment à surmonter des réticences culturelles en matière de délégation, à titre temporaire, de tâches ou de missions que des partenaires civils ont la capacité d'assurer avec un meilleur rapport coût-efficacité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-5314199954019452041?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/5314199954019452041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=5314199954019452041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5314199954019452041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5314199954019452041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/03/pour-une-politique-de-renseignement.html' title='Pour une politique de renseignement'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-183718831256666283</id><published>2008-02-27T22:55:00.000+01:00</published><updated>2008-03-09T10:36:42.065+01:00</updated><title type='text'>La police peut espionner les ordinateurs privés</title><content type='html'>Du correspondant du Figaro à Berlin Pierre Bocev&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Cour constitutionnelle allemande encadre de conditions draconiennes les «perquisitions en ligne».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cour constitutionnelle allemande a autorisé hier l'espionnage des ordinateurs privés, grâce au placement de mouchards par les forces de sécurité. Mais elle y a apporté des restrictions telles que le recours à ces méthodes devrait se limiter à des cas isolés. Son verdict, à la manière des jugements du roi Salomon, permet aux deux partenaires de la grande coalition d'Angela Merkel de crier victoire. Un fossé s'était ouvert entre les conservateurs (CDU-CSU), soucieux de mener par tous les moyens la lutte contre le terrorisme, et les sociaux-démocrates (SPD), plus attachés aux libertés de base.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après de longues polémiques qui ont opposé Wolfgang Schäuble, le ministre CDU de l'Intérieur, et Brigitte Zypries, sa collègue SPD de la Justice, le gouvernement avait décidé de geler un projet de loi sur la police criminelle dont le point le plus controversé concernait ces «perquisitions en ligne». La décision des juges de Karlsruhe devrait leur permettre de rédiger d'ici à l'été une version consensuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Chevaux de Troie»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En principe, les huit juges en robe écarlate n'étaient saisis de plaintes que contre le seul texte actuellement en vigueur, une loi de Rhénanie-du-Nord-Westphalie autorisant sans trop de précautions l'intervention des services de la protection de la Constitution, l'équivalent de la DST, sur les ordinateurs de tout suspect d'un crime. Ce texte a été cassé pour cause d'inconstitutionnalité, mais le verdict dépasse de très loin ce cas ­spécifique et balise l'activité du légis­lateur pour l'ensemble de l'Allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Techniquement, il s'agissait de statuer sur l'autorisation d'intervenir sur des ordinateurs privés en leur envoyant par courriel, de façon non identifiable, des «chevaux de Troie». Ce sont des espèces de virus qui s'installent dans la cible, en traquent les mouvements et les transmettent à distance. Cette surveillance vise les échanges par Internet, y compris téléphoniques, mais elle peut enregistrer jusqu'aux mouvements des touches du clavier et révéler ce qui s'écrit en circuit clos, sans avoir été transmis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra l'accord d'un juge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pareille intrusion, selon les juges, n'est envisageable que lorsque des «valeurs fondamentales» comme la vie humaine ou l'existence de l'État de droit sont en jeu de façon concrète. Oui, donc, s'il s'agit d'une menace d'acte terroriste, d'un enlèvement d'otage ou d'un attentat. Non, en revanche, s'il y va d'un cambriolage ou d'un vol. De toute manière, il faudra à chaque fois l'accord d'un juge. Il est en outre proscrit de retenir la moindre information d'ordre purement privé. Certains constitutionnalistes allemands, au terme d'une première analyse, ont estimé hier que Karlsruhe a de fait créé un nouveau «droit fondamental», celui de la protection de l'intégrité des ordinateurs privés, une norme comparable à celle de l'inviolabilité du domicile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est que la dernière en date d'une série d'interventions de la Cour de Karlsruhe dans ce domaine depuis les attentats du 11 Septembre et la volonté du législateur d'élargir les pouvoirs en matière de lutte contre le terrorisme. Les juges ont ainsi limité sévèrement il y a quatre ans les conditions de mise sur écoute des logements. Ils ont également cassé une loi, en 2006, qui aurait permis d'abattre en vol un avion détourné par des pirates de l'air qui le dirigeraient contre des cibles civiles. Ils doivent encore se prononcer sur une législation qui, en application de décisions européennes, ordonnerait le stockage pendant six mois des communications par téléphone ou courriel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-183718831256666283?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/183718831256666283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=183718831256666283' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/183718831256666283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/183718831256666283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/02/la-police-peut-espionner-les.html' title='La police peut espionner les ordinateurs privés'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8199949269701580461</id><published>2008-02-15T15:34:00.000+01:00</published><updated>2008-02-19T16:24:56.533+01:00</updated><title type='text'>Faut-il parler au Hamas ? La France s'interroge</title><content type='html'>L'analyse de Georges Malbrunot, grand reporter au service Étranger du Figaro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tony Blair le reconnaît à mots couverts. Bernard Kouchner, lui, l'avoue franchement. Et à l'Élysée, on commence à s'interroger. La stratégie d'isolement international du Hamas, renforcée après sa conquête de la bande de Gaza par la force l'an dernier, a échoué. Considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et l'Union européenne pour ses attentats contre Israël, le Mouvement de la résistance islamique n'a pas cédé un pouce sur les trois exigences qui lui sont réclamées pour devenir fréquentable : mettre fin au terrorisme, reconnaître l'État hébreu et entériner les accords signés par ce dernier avec l'Autorité palestinienne depuis 1994.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Nous avons sans doute eu tort d'imposer trois conditions avant un dialogue avec le Hamas, une seule aurait été suffisante», reconnaît un conseiller de Nicolas Sarkozy. Pour amener les intégristes palestiniens à plus de modération n'a-t-on pas placé la barre un peu haut ? Peut-on exiger d'un futur interlocuteur qu'il se défausse de toutes ses cartes avant le début des pourparlers ? Faudra-t-il parler avec les islamistes pour sortir de l'impasse ? Ces hésitations préoccupent les chancelleries occidentales. «Bien sûr, qu'il faut discuter avec le Hamas», confiait récemment Bernard Kouchner, qui se rend en visite ce week-end en Israël et dans les Territoires palestiniens. « Mais aujourd'hui, nous ne pouvons pas le faire. Nous parlons au Hezbollah parce qu'il est partie de la solution au Liban, mais le Hamas, lui, est partie du problème en Palestine» , explique le ministre des Affaires étrangères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le refus français s'appuie sur des raisons à la fois tactiques et idéologiques. À court terme, Paris ne tient pas à affaiblir Mahmoud Abbas. Le chef de l'Autorité palestinienne s'oppose à tout contact avec ses rivaux intégristes, tant qu'ils ne lui auront pas remis le pouvoir à Gaza. En fait, à travers cette exigence irréaliste, d'aucuns pensent qu'Abbas cherche à amener ses concurrents à Canossa. Sans être «suffisante» pour entamer des pourparlers avec les islamistes, une reprise du dialogue interpalestinien serait «un pas dans la bonne direction», juge-t-on à l'Élysée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les opposants aux contacts avec les intégristes estiment «impossible de discuter avec un mouvement dont la charte appelle à la destruction d'Israël». Certes. Mais en 1993, lorsque l'OLP de Yasser Arafat signa les accords d'Oslo, sa charte comportait elle aussi un article brûlot appelant à l'anéantissement de l'État hé-breu, qui ne sera finalement abrogé que cinq ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Hamas autre contradiction n'a pas toujours été infréquentable. Ni pour Israël, qui a contribué à son essor pour contrer les nationalistes de Yasser Arafat : quelques mois après sa création fin 1987 à Gaza, un de ses chefs, Mahmoud Zahar, rencontra Shimon Pérès, à l'époque chef de la diplomatie israélienne et aujourd'hui chef de l'État. Ni pour les Français ou les Américains : au printemps 1993 à Amman se tinrent plusieurs réunions entre des responsables intégristes et des diplomates américains, britanniques et français. Et au cours de l'été 2005, à la demande de Paris, une réunion secrète devait avoir lieu dans le Golfe. Mais au dernier moment, les responsables français firent machine arrière. «On a eu peur que cela se sache», reconnaît-on au ministère de la Défense. Dernièrement, un diplomate a encore proposé ses services. En vain. Sur ce dossier ultrasensible, Paris marche sur des œufs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les islamistes ne comprennent pas ces réticences. Les Suisses, les Norvégiens, et plus discrètement, les Espagnols et les Suédois, ont noué des contacts avec des représentants du Hamas à Damas ou à Beyrouth. «Les Français sont quasiment les derniers à refuser de nous voir, regrette un proche du Hamas, alors qu'en 2003 ils étaient les seuls au sein de l'UE à s'opposer à notre inscription sur la liste des organisations terroristes.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les islamistes ont du mal à comprendre qu'après les attentats du 11 septembre 2001, la tolérance zéro face au terrorisme a réduit les marges de manœuvre, surtout quand des centaines de roquettes s'abattent sur Israël depuis Gaza. «Nous ne sommes pas psychorigides ; si un jour il faut discuter avec le Hamas, nous le ferons», confie un proche du président de la République. Nous n'en sommes pas là. Nicolas Sarkozy répète qu'il ne parlera pas «avec des gens qui assassinent». Pourtant, localement, au niveau des municipalités, les Israéliens le font. Et à Paris, le débat se poursuit. «Ne pas leur parler va les radicaliser encore plus», s'inquiète un responsable du Quai d'Orsay. C'est bien le risque. Jusqu'à maintenant, le Hamas n'a jamais exporté son combat hors du sanctuaire israélo-palestinien. Jusqu'à quand ses factions les plus radicales résisteront-elles aux appels des djihadistes d'al-Qaida ? Pas plus tard qu'en début de semaine, Abou Omar al-Bagdadi, le chef d'al-Qaida en Irak, appelait ses hommes à soutenir les Palestiniens, non sans dénoncer «les capitulards du Hamas».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8199949269701580461?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8199949269701580461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8199949269701580461' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8199949269701580461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8199949269701580461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/02/faut-il-parler-au-hamas-la-france.html' title='Faut-il parler au Hamas ? La France s&apos;interroge'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8194852593141221043</id><published>2008-02-05T12:29:00.000+01:00</published><updated>2008-02-05T12:33:57.406+01:00</updated><title type='text'>Un soldat britannique accusé d’espionnage au profit de l’Iran</title><content type='html'>L’affaire est peut-être un peu &lt;a href="http://www.mirror.co.uk/news/tm_headline=the-brit-soldier-accused-of-spying-&amp;method=full&amp;objectid=18308176&amp;siteid=94762-name_page.html"&gt;trop belle&lt;/a&gt;:&lt;br /&gt;Le caporal Daniel James, un britannique d’origine iranienne, doit être jugé au titre de l’Official Secrets Act pour avoir communiqué des information &lt;span style="font-style:italic;"&gt;« utile à l’ennemi »&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Cet interprète de 44 ans travaillait pour le Lieutenant General David Richards, commandant les troupes de l’OTAN de la force internationale de sécurité en Afghanistan. Le caporal James, qui a déjà comparu devant les magistrats de la cour de Westminster, à Londres, le mercredi 19 décembre dernier, parle couramment le Pachtoune — la langue de la majorité des Afghans.&lt;br /&gt;Mais le &lt;a href="http://www.theglobeandmail.com/servlet/story/LAC.20061222.SPY22/TPStory/TPInternational/Europe/"&gt;caporal James&lt;/a&gt;, qui est né et a grandi en Iran, parle tout aussi couramment le farsi, le dari et le perse. Il n’a émigré en Grande-Bretagne qu’après la révolution de 1979 et anglicisé à cette époque son nom d’origine, Esmail (Essi) Gamasai. Jusqu’à récemment, il dirigeait un dancing night-club salsa, quand il n’était pas en service pour l’armée. Localisé à Brighton, son Club New York est installé dans une église désaffectée où le caporal transformait le soir en Danny J.&lt;br /&gt;Du point de vue militaire, James était un homme du rang éprouvé, affecté à l’infanterie de l’Armée  depuis plus de dix ans. Apparemment, il avait également travaillé avec l’Intelligence Corps, qui fourni des informations, entre autres, pour les forces spéciales britanniques. Il bénéficiait des autorisations et des habilitations nécessaires. La suspicion d’espionnage repose en partie sur &lt;a href="http://www.thisislondon.co.uk/news/article-23379082-details/Army%27s+%27spy+who+leaked+secrets+to+Iran%27/article.do"&gt;ces éléments&lt;/a&gt;: des détails ont émergé et montré qu’il vivait dans une maison de Brighton évaluée à 800 000 £. Le site de son club de salsa est hors-service. &lt;br /&gt;Daniel James est le second britannique a se voir accuser de violation de l’Official Secrets Act. En 1992, &lt;a href="http://www.parellic.blogspot.com"&gt;Michael John Smith&lt;/a&gt; a été arrêté et condamné un an plus tard au titre de trois inculpations au titre de sa Section 1 (utilisation de documents classés confidentiel relatif au missile ALARM ; il a été condamné à 25 ans de prison, réduit à 20 ans en appel.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8194852593141221043?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8194852593141221043/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8194852593141221043' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8194852593141221043'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8194852593141221043'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/02/un-soldat-britannique-accus-despionnage.html' title='Un soldat britannique accusé d’espionnage au profit de l’Iran'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-599479324390461672</id><published>2008-02-02T16:16:00.001+01:00</published><updated>2008-02-02T16:16:46.639+01:00</updated><title type='text'>Des révélations sur la CIA embarrassent Copenhague</title><content type='html'>Antoine Jacob&lt;br /&gt;Le Figaro, 31/01/2008 | Mise à jour : 22:07 | Commentaires 5&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;L'agence américaine aurait utilisé illégalement le territoire danois pour transférer des islamistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Riga&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'AFFAIRE des transferts secrets d'islamistes soupçonnés de terrorisme par la CIA embarrasse un nouveau gouvernement. Le territoire du Danemark aurait servi au transit d'avions de la centrale américaine au cours des années qui suivirent les attentats du 11 septembre 2001. Selon un documentaire de la télévision publique danoise (DR), des appareils ont fait escale à plus de 45 reprises sur l'aéroport de Narsarsuaq, au Groenland. Ce territoire autonome sous souveraineté danoise est stratégiquement situé entre l'Amérique du Nord et l'Europe septentrionale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, comme l'a rappelé jeudi le premier ministre Anders Fogh Rasmussen, Copenhague «a par le passé fait clairement savoir au gouvernement américain que tout survol du territoire danois hors des conventions internationales serait inacceptable». Le dirigeant libéral a affirmé que son gouvernement de centre droite enquêterait sur les révélations de la télévision qualifiées de «graves».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, le chef de la diplomatie du royaume, le conservateur Per Stig Moller, a annoncé qu'il demanderait «des explications» aux autorités américaines, qui «n'ont apparemment pas tenu leurs promesses». Washington avait en effet assuré le gouvernement danois, l'un de ses plus fidèles alliés en Europe, que rien d'illégal n'aurait lieu sur son territoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soudaine fermeté danoise à l'égard des États-Unis n'est pas suffisante, estime l'opposition. Celle-ci réclame une commission d'enquête «indépendante» sur ce que savait réellement le gouvernement à propos des transferts « illégaux » de terroristes présumés, via le Groenland, vers des prisons secrètes de la CIA. jeudi, un ancien dirigeant du Groenland, Josef Motzfeldt, a accusé le cabinet danois d'avoir «menti» au gouvernement autonome de ce territoire où les États-Unis disposent d'une base et au Parlement de Copenhague.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Porte-à-faux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour Anders Fogh Rasmussen, cette affaire est gênante à triple titre. D'une part, il lui sera difficile d'éviter une enquête indépendante. Son gouvernement est soutenu au Parlement par une majorité ne tenant qu'à la voix d'une députée indépendante, qui s'est dite prête à appuyer les demandes de l'opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce dossier place également le premier ministre en porte-à-faux avec le gouvernement Bush, qu'il avait soutenu pendant la guerre en Irak. Copenhague avait été l'une des rares capitales de l'UE à contribuer à la coalition militaire. Les derniers soldats ont été rapatriés l'été dernier, à l'exception de pilotes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les révélations de DR tombent au moment où, à Copenhague, la rumeur insistante prête au premier ministre des ambitions européennes. Sa fragilisation sur la scène danoise et le rappel, à l'occasion de l'épisode des vols de la CIA, de ses solides affinités transatlantiques ne serait pas forcément un atout pour lui. L'intéressé, lui, assure vouloir boucler son troisième mandat, entamé l'automne dernier.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-599479324390461672?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/599479324390461672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=599479324390461672' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/599479324390461672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/599479324390461672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/02/des-rvlations-sur-la-cia-embarrassent.html' title='Des révélations sur la CIA embarrassent Copenhague'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-376226088944013520</id><published>2008-02-02T16:08:00.000+01:00</published><updated>2008-02-02T16:15:31.195+01:00</updated><title type='text'>Paris remodèle ses bases à l'étranger</title><content type='html'>Les dernières évolutions en préfigurent sans doute d'autres, qui résulteront des travaux de la commission du livre blanc sur la défense&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela bouge du côté des bases françaises en Afrique. Le dispositif en Côte d'Ivoire va ainsi changer de statut, pour passer d'implantation permanente à celui d'Opex (opération extérieure). Le 43e BIMa (Bataillon d'infanterie de Marine), créé en 1978 et stationné à Port-Bouët, au sud-est d'Abidjan, va donc céder la place à des unités tournant pour quatre ou six mois. À l'évidence, même si la posture militaire ne change pas à court terme, il sera plus facile à l'avenir de « plier le dispositif » si cela était décidé. Cette petite évolution en préfigure sans doute d'autres, qui résulteront des travaux de la commission du livre blanc sur la défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du côté d'Abu Dhabi, le dossier progresse. La future base de l'armée française aux Émirats arabes unis sera à forte composante Marine. L'armée de terre, elle, déploiera en permanence 70 hommes, dont 30 affectés sur la base et les autres étant « tournants ». Ces soldats vont venir dans un premier temps de Djibouti. La base hébergera d'ailleurs une excroissance de « l'école du désert » dont les soldats français disposent dans la Corne de l'Afrique. Avec surtout, un centre d'entraînement à la guerre en « milieu urbain moyen-oriental ». On ne sait pas encore à quoi ressemblera la ville fantôme créée pour entraîner les troupes, quelque chose entre Gaza et Dubaï…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La base française aux Émirats, qui pourra accueillir des avions de chasse, devrait aussi offrir un site de choix pour l'implantation de « grandes oreilles » des services de renseignement, à moins de 250 kilomètres à vol d'oiseau des côtes iraniennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rythme des exercices menés avec les armées du Golfe s'intensifiera. Pour la première fois cette année, l'exercice « Gulf Shield » mené avec l'armée émirienne fin février associera aussi celle du Qatar.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-376226088944013520?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/376226088944013520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=376226088944013520' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/376226088944013520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/376226088944013520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2008/02/paris-remodle-ses-bases-ltranger.html' title='Paris remodèle ses bases à l&apos;étranger'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2670782769757736173</id><published>2007-12-27T18:44:00.000+01:00</published><updated>2007-12-27T19:08:45.327+01:00</updated><title type='text'>Benazir Bhutto tuée</title><content type='html'>Le conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence jeudi suite à l'attaque qui a coûté la vie à l'ex-premier ministre pakistanaise. Sur place, les forces de sécurité sont en état d'alerte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les forces de sécurité, c'est-à-dire les troupes paramilitaires et la police, ont été placées en «état d'alerte» jeudi au Pakistan, quelques heures après la mort de Benazir Bhutto. L'ancienne premier ministre a été tuée dans un attentat-suicide qui a fait au moins 16 morts (en plus de Bhutto), à Rawalpindi, une ville proche de la capitale Islamabad, dans l'est du Pakistan. L'opposante,âgée de 54 ans, a reçu des balles dans le cou et la poitrine alors qu'elle montait dans son véhicule à l'issue d'une réunion électorale. Le kamikaze se serait ensuite fait exploser. Benazir Bhutto a été transportée grièvement blessée à l'hôpital. C'est là qu'elle s'est éteinte. On ne sait pas si elle est décédée de sa blessure par balle ou des suites de l'explosion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Immédiatement après le drame, plusieurs corps déchiquetés jonchaient la route. Au moins 16 personnes ont été tuées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conséquence de cet attentat, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de tenir une réunion d'urgence jeudi pour discuter de la situation au Pakistan. Le chef de l'Etat pakistanais, Pervez Musharraf, a annoncé trois jours de deuil et lancé un appel au calme. Il a aussi convoqué une réunion extraordinaire pour discuter des réponses du gouvernement à ce crime. Son premier ministre de transition, Mohammedmian Soomro a promis que le gouvernement allait employer tous les moyens pour «mettre au jour le complot» contre le Pakistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures avant l'attaque qui a coûté la vie à Benazir Bhutto, trois personnes au moins avaient déjà été tuées dans des échanges de tirs lors d'une réunion électorale de l'ex-premier ministre Nawaz Sharif, autre leader de l'opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs manifestations spontannées ont éclaté à travers le pays après l'annonce du drame. Au moins quatre personnes ont été tuées par balles. À Jacobabad, la ville du premier ministre pakistanais, le principal tribunal et un autre bâtiment officiel ont été incendiés jeudi soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nawaz Sharif s'est rendu à l'hôpital où est morte Benazir Bhutto, et s'est adressé à la foule. «Je serai avec vous pour venger sa mort», a-t-il lancé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une femme menacée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attentat suicide qui a tué Benazir Bhutto est le dernier d'une série qui a fait près de 800 morts en 2007 au Pakistan. Le plus meurtrier avait déjà visé une manifestation du parti de Benazir Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi le retour de l'ex-premier ministre après six années d'exil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis lors, les autorités ont multiplié les avertissements, assurant que des informations «précises» permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie. Après l'attentat, Benazir Bhutto avait accusé des «hauts responsables» proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ex-premier ministre, qui fut la première femme à occuper ce poste dans un pays musulman, dirigeait le PPP. Et ce depuis qu'elle avait tourné le dos au président Pervez Musharraf début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir. Cet accord lui avait permis de rentrer d'exil grâce à une amnistie sur les poursuites pour corruption pesant sur elle depuis l'époque où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Condamnations internationales&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est précisément en invoquant notamment la menace terroriste islamiste que Pervez Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre (levé le 15 décembre). Après quelques jours de tergiversations, Benazir Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat pour un partage du pouvoir dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier et était entrée dans l'opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benazir Bhutto menait campagne contre Pervez Musharraf, réélu le 6 octobre à la tête du pays, mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'«éliminer la menace islamiste» du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques instants après le drame, de nombreuses capitales ont condamné cet attentat suicide.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2670782769757736173?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2670782769757736173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2670782769757736173' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2670782769757736173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2670782769757736173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/12/benazir-bhutto-tue.html' title='Benazir Bhutto tuée'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2655169261905697191</id><published>2007-12-26T11:25:00.000+01:00</published><updated>2007-12-26T19:03:37.619+01:00</updated><title type='text'>Gardé à vue, reportage à froid</title><content type='html'>par Guillaume Dasquié&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le journaliste Guillaume Dasquié a été mis en examen jeudi 6 décembre pour&lt;br /&gt;compromission du secret de la défense. Il lui est reproché d'avoir divulgué, dans Le Monde du 17 avril, des documents non déclassifiés provenant de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Il s'agit d'une analyse des informations dont disposaient les services de renseignement français sur Al-Qaida avant les attentats du 11 septembre 2001. En principe, l'article 109 du code de procédure pénale autorise un journaliste à garder le secret sur ses sources (Le Monde du 8 décembre et du 11 décembre). Le journaliste relate ici la façon dont s'est déroulée sa garde à vue dans les locaux de la direction de la surveillance du territoire, la DST.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mercredi 5 décembre, jour des enfants, 8 h 20, coups de sonnette à la porte. Répétés. J'ouvre, face à moi : la moitié d'une équipe de foot. &lt;br /&gt;"Guillaume Dasquié ? &lt;br /&gt;– Oui. &lt;br /&gt;– Direction de la surveillance du territoire, vous êtes en garde à vue, compromission de la sécurité nationale, nous sommes autorisés à perquisitionner chez vous. &lt;br /&gt;– Entrez, je vous en prie."&lt;br /&gt;Le plus grand transporte une valise métallique. Une voix précise : "C'est au sujet d'un article que vous avez signé dans Le Monde du 17 avril 2007. Nous recherchons des documents de la DGSE cités dans cet article." Ils sont six, trois hommes, trois femmes. Elles s'appellent S., M. et S., mignonnes, la trentaine. Brassards police fluo, menottes et revolvers à la ceinture, des Sig-Sauer PRO, noirs, l'escouade de la DST visite notre living, engoncés dans des gilets pare-balles gris pâle. Le plus grand, P., petite cinquantaine, regard chargé d'humanité, me parle ; de mes droits, de la nécessité de contacter un avocat. Les trois filles ouvrent deux ordinateurs portables de marque Dell, branchent des imprimantes qui fonctionnent mal. Plus loin, dans la chambre, Nathalie prépare les enfants, improvise une histoire. Une nounou, appelée à la rescousse, les emmène loin d'ici, en promenade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun se détend, y a plus de famille. Début de perquisition. Les six agents de la DST revêtent des gants blancs de latex. On fouille avec ordre et courtoisie. Nous nous déplaçons chez moi en banc de poissons, pièce après pièce, on dérange, on inspecte et on range. Je leur indique l'emplacement de l'objet de leur recherche, avec mes archives, dans l'armoire de la chambre. J'attrape le classeur rouge renfermant cette compilation historique de la DGSE qui raconte tout d'Al-Qaida dans les mois précédant le 11-Septembre, je le tends à S. Descente vers les caves de l'immeuble, inspection de valises renfermant des archives plus anciennes, rien de fameux. Fin de la perquisition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. me glisse : "M. Dasquié, nous fonctionnons en bonne intelligence, quand nous serons dans la rue, on ne vous enfile pas les menottes alors… pas de bêtise." Il est peut-être midi. S. me tend un sachet de pains au chocolat et de brioches. Nous sommes tous les sept sur le trottoir, devant la porte de l'immeuble. Dans l'attente de partir en voiture. L'un d'eux persifle : "Pourquoi ne pas utiliser une bonne broyeuse ou sa cheminée ? Faut pas conserver plein de papiers chez soi." Justement. Marre de cette époque où, après un scoop à la sauvette, on détruisait tout, dans la crainte d'une descente. Nous n'existons pas sans nos sources, qu'elles soient humaines ou documentaires, accepter de s'en priver, de les dissimuler, c'est s'asphyxier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"TOUT EST BLANC, HYPERSÉCURISÉ, SANS FENÊTRE"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons à deux voitures, doucement au début. Dans la mienne, le chauffeur écoute Radio Orient. Je lui demande s'il comprend l'arabe. Et puis, gyrophare, le pin-pon de la police, et les couloirs de bus remontés à la vitesse des livreurs de sushis. En quinze minutes, nous traversons Paris. La course s'achève à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), dans le parking du nouveau siège de la DST et des RG, anciens locaux d'Euro-RSCG – que des passionnés de l'info. Le personnel apprivoise encore les lieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La DST ne dispose toujours pas d'espace de détention à l'intérieur de leur immeuble&lt;br /&gt;moderne. S., P. et les autres me conduisent vers des geôles provisoires : un baraquement, recouvert de tôles métalliques noires, sur pilotis, six mètres environ au-dessus du bitume, échafaudé à même le parking. Superficie estimée : 200 m2, avec deux niveaux. Ça ressemble à un de ces studios confinés qu'édifient les sociétés de production pour leurs émissions de télé-réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grimper des escaliers, passer par un sas de contrôle, et, à l'intérieur, tout est blanc, hypersécurisé, sans fenêtre, la lumière du jour s'arrête ici. Mon escorte m'abandonne à deux policiers chargés de mon installation; ils me conduisent dans une pièce pour fouille et remise des effets personnels : "Mettez sur la table argent, clés et papiers. Ne gardez rien dans vos poches. Et déshabillez-vous complètement !" Je me rhabille; ils m'installent dans une pièce à double entrée, coupée par une paroi de métal et de Plexi sécurisé. Mon avocat, Nicolas Verly, apparaît de l'autre côté. Entrevue légale, une quinzaine de minutes. Il s'inquiète d'abord pour moi, puis me rassure : "Comme ils ont les documents qu'ils cherchaient, ça devrait aller vite. Pour ce qui concerne la protection de vos sources, invoquez l'article 109 du code de procédure pénale. Vous devriez être dehors dès ce soir." Car, sur le fond, pas grand-chose à nous reprocher : la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme autorise les journalistes à diffuser des données classifiées si elles apportent des informations sur des questions d'intérêt général et si leur publication ne menace pas un "besoin social impérieux". Les notes de la DGSE sur Al-Qaida rédigées avant 2001, citées et montrées en 2007, éclairent le citoyen sur les événements du 11-Septembre, sans mettre en péril les structures de la société française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'enferme dans la cellule n° 2. Quatre mètres sur trois. Porte en verre blindé&lt;br /&gt;recouverte de plaques d'acier. Murs blancs, plancher gris en résine. Sur le côté, un banc en dur avec un matelas en plastique bleu, une couverture marron, petit lavabo et chiottes à la turque en Inox.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"TROIS MOIS DE BOULOT, POUR UNE PIGE DE 800 EUROS"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure plus tard environ, deux policiers ouvrent, me demandent de me tourner et&lt;br /&gt;m'enfilent les menottes. Je monte des escaliers, en haut on me dirige vers la gauche, dans la salle d'audition n° 2. Autre pièce blanche sans fenêtre, seuls un appareil de climatisation et un radiateur décorent les murs, tous deux emprisonnés par un épais grillage blanc. Retrouvailles avec M. et S., face à elles, on libère mes poignets. Rédaction du premier procès verbal d'audition : "Chez nous, M. Dasquié, on appelle ça la grande identité, c'est une formalité." Deux heures environ à décortiquer ma vie. Les bonnes et les mauvaises années défilent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le papier pour Le Monde, ça représentait trois mois de boulot, pour une pige de 800&lt;br /&gt;euros. Je m'attarde sur les difficultés du marché de l'édition, sur mes livres. M. me confie qu'elle a "préparé les questions à partir de [ma] fiche sur Wikipédia". Aux environs de 17 heures, coup de téléphone, M. décroche, énumère les stations de métro les plus proches du siège de la DST. "C'était le substitut du procureur, M. Dasquié, il veut vous voir." Signature du premier procès-verbal, mes gardiens me ramènent en cellule, menotté. Je cours dans ma geôle, un footing sur place, les yeux fermés. Derrière mes paupières, j'emprunte des chemins sur les hauteurs de Cahors, dans la foulée de mon père. Je dors une heure, apaisé. Vers 20 heures, une commissaire accorte, la cinquantaine conquérante, m'accueille pour m'amener dans une autre salle, en haut à droite. Dorénavant, dans mes déplacements, on ne me menotte plus. Vieille technique. J'entre, civilités avec Alexandre Plantevin, substitut du procureur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous demeurons seuls. Costume impeccable, cravate rose, sourire Ultrabright, effluves raffinés, une base de vétiver peut-être. Face à lui, sur la table : un stylo et un formulaire à parapher, pour prolonger ma garde à vue de vingt-quatre heures. Je pue, je n'ai pas le droit de prendre une douche ce matin. Ambiance. &lt;br /&gt;"Vous savez ce que nous voulons,&lt;br /&gt;connaître la source, cette fuite inquiète en haut lieu. &lt;br /&gt;– Je comprends, je suis cependant tenu de vous opposer le secret de mes sources. &lt;br /&gt;– Très bien, il n'est pas interdit d'essayer. &lt;br /&gt;– Oui, c'est de bonne guerre." &lt;br /&gt;L'éventualité d'une mise en examen et d'un mandat de dépôt est citée, mais pas encore privilégiée. Nous prolongeons par une discussion courtoise un échange d'analyses sur les motifs de ma mésaventure. Je prends vingt-quatre heures de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour en cellule, barquette de riz chauffée, et vers 21h30, direction la salle d'audience n° 2. M. m'attend derrière son ordinateur, au côté de S., réapparue. "Maintenant, nous entrons dans le vif du sujet. Votre article du 17 avril…" Elles me questionnent sur l'origine du classeur de notes de la DGSE. J'oppose le secret de mes sources. Puis, de manière évasive, sur mes contacts avec des membres de la DGSE. Je me borne à énumérer, de mémoire, mes contacts pour des interviews, tels qu'ils doivent apparaître sur le relevé de mes appels téléphoniques, en m'efforçant de demeurer dans le cadre étroit de la construction de mon article.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'abordons plus de manière explicite la question de l'identité de ma source, nous jouons autour, chacun dans son registre. Signature du deuxième procès-verbal aux environs de 23 heures. Au revoir, à demain matin. Je m'étends sous la couverture marron, rêche, avec une seule pensée : dormir, pour garder les idées claires, comprendre ce qu'ils veulent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"L'AMBIANCE SE DÉTERIORE"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, jeudi 6 décembre, 9 heures, à nouveau assis dans la petite salle d'audience n° 2, elles me donnent un café et me proposent de prendre des pains au chocolat qui restent de la veille. Elles veulent approfondir mes précédentes déclarations, les recouper. Deux détails les tracassent. D'une part, ma visite au siège de la DGSE en cours de reportage, où j'ai présenté la fameuse liasse de documents sur la table du chef de cabinet, afin qu'il l'authentifie – scène irréelle à leurs yeux. D'autre part, ma rencontre et mes menus échanges téléphoniques avec un cadre du service secret, appelons-le M. X…, une de ces personnalités croisées pour ce reportage mais qui a refusé d'être citée dans l'article. J'apprendrai, à l'issue de mes interrogatoires, qu'en réalité il était placé en garde à vue en même temps que moi. Les enquêteurs ont supposé tenir le journaliste et sa source. Or, de manière mécanique, mes déclarations de la veille au soir et les siennes, voisins de geôle tenus au secret l'un à l'égard de l'autre, fragilisent cette hypothèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de matinée, l'ambiance se détériore, c'est perceptible. Plus nous progressons dans l'interrogatoire et moins les questions sur ce M. X… se justifient. Aux environs de midi, le sous-directeur de la DST en personne, Gilles Gray, pénètre dans notre pièce, se présente, fait assaut de politesse. Les deux officiers de police judiciaire qui remplissaient les procès-verbaux nous laissent seuls.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me rend compte de l'agacement du parquet : "Vous êtes un séducteur, M. Dasquié, mais&lt;br /&gt;vos propos, ils disent que c'est du caoutchouc, du chiqué." Il leur faut du solide, sinon, ça&lt;br /&gt;va se gâter. La perspective d'un mandat de dépôt se confirme si je ne livre pas un nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous parvenons à un accord : aucune information sur la personne m'ayant remis les&lt;br /&gt;documents, ma source directe, et des éléments de réponse d'ordre général sur les&lt;br /&gt;qualifications de la personne qui a sorti les documents de la DGSE, ma source indirecte. Mais les questions reprennent sur M.X… Je me sens désorienté : selon des données publiques que ne peut pas ignorer la DST, les notes classifiées de cette compilation circulent librement dans Paris depuis fin 2001, six ans avant que ne je rencontre M. X… pour la première fois. A-t-il le défaut d'appartenir à la mauvaise chapelle au mauvais moment ? La raison d'Etat exige son coupable. Longues minutes d'hésitation : protéger une source, protéger toutes les sources, protéger un innocent, se protéger soi ? Je signe le troisième procès-verbal et entame bientôt le quatrième, consacré celui-ci à la reconnaissance des pièces recueillies – les notes de la DGSE sur Al-Qaida. La question sur l'origine de ces documents revient. Au même moment, au tribunal de grande instance de Paris, on ouvre une information judiciaire. Entre 14 heures et 16 heures, derrière les baraquements noirs du parking de la DST, tout s'accélère, ils me tiennent, ils me pressent. Le sous-directeur et deux de ses adjoints multiplient les visites dans ma pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes confidences très vagues ne leur suffisent pas, ils exigent que, dans un cinquième procès-verbal, je désigne la source de la DGSE en la nommant cette fois-ci au présent de l'indicatif, sous peine de mandat de dépôt, comme toujours. Je leur oppose qu'ils bluffent. Gilles Gray me suggère de contacter le substitut du procureur pour corroborer ; c'est l'homme de loi de notre procédure, le tiers de confiance. Une réunion téléphonique s'organise. Entre 16 heures et 17 heures, depuis le téléphone filaire de la salle d'audience n° 2, nous appelons d'abord le substitut sur son portable, puis sur une ligne de son bureau. Le magistrat me confirme le marché : détention provisoire ou un aveu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une pensée fatale me traverse : j'imagine mes bambins, 5 ans et 7 mois, au parloir de la prison. J'accepte, je m'exécute, je signe ; vingt minutes plus tard, allongé dans ma cellule, je pose la couverture sur mes yeux, pour me cacher de la caméra de surveillance. J'ai donné un nom, je n'oublierai rien, je raconterai tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Guillaume Dasquié, journaliste&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2655169261905697191?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2655169261905697191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2655169261905697191' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2655169261905697191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2655169261905697191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/12/gard-vue-reportage-froid.html' title='Gardé à vue, reportage à froid'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-5031652633543923919</id><published>2007-12-17T06:57:00.000+01:00</published><updated>2007-12-17T07:17:32.099+01:00</updated><title type='text'>Au service de Sa Majesté</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://image.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2007/11/26/bond460.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://image.guim.co.uk/sys-images/Guardian/Pix/pictures/2007/11/26/bond460.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous faire pardonner, tant est qu'il y est quelque chose à pardonner, l'offense que nous venons de faire à nos frères d'armes britanniques, voici une page de publicité pour le MI6. Cherchant à élargir ses rangs, il a lancé début décembre une campagne de recrutement sur le &lt;a href="http://www.bbc.co.uk/radio1/news/newsbeat/Mi6.shtml"&gt;canal 1 de la BBC&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’après un officiel cité par Richard Norton-Taylor, le correspondant défense du &lt;a href="http://www.guardian.co.uk/media/2007/nov/26/bbc.radio"&gt;Guardian&lt;/a&gt;, le MI6 souhaite &lt;blockquote&gt;« renforcer ses équipes »&lt;/blockquote&gt; et &lt;blockquote&gt;« mieux refléter la diversité ethnique de la communauté »&lt;/blockquote&gt; pour laquelle les services secrets travaillent. Les auditeurs de la BBC peuvent écouter une série de témoignages d’agents en opération. Mardi, « Greg » raconte la fin de sa formation d’espion, tandis que « Natalie », officier administrative, parle de la présence des femmes dans l'institution. Mercredi, les journalistes exploreront le service de contre-terrorisme. Jeudi, la journaliste &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=yx5mcjDPfo0"&gt;Sarah Hoffman&lt;/a&gt; passe un test d'entrée au MI6 dans la bibliothèque du Foreign Office. Pour des raisons de sécurité, les voix de ces espions ont été brouillées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fausse image&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;« Actuellement il y a une image erronée qui est véhiculée autour des missions des services secrets »&lt;/blockquote&gt;, a expliqué sur Radio 1 le responsable du recrutement du MI6, présenté sous le pseudo « Mark ». &lt;blockquote&gt;« Il y a un fossé entre la réalité du terrain et la fiction présentée dans James Bond. Toutefois il arrive parfois que cet écart se rétrécisse ce qui garantit au candidat une carrière pleine de rebondissements »&lt;/blockquote&gt;, a-t-il expliqué. Le site du &lt;a href="http://www.mi6.gov.uk/output/Page587.html"&gt;MI6&lt;/a&gt; ne précise pas combien d’agents seront recrutés. L’institution emploierait actuellement environ 2 000 personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas la première fois que les services secrets britanniques tombent le masque pour faire découvrir au grand public l’intérieur de l’enseigne. Il y a un an, à l’occasion de la sortie de &lt;blockquote&gt;« Casino Royale »&lt;/blockquote&gt;, le dernier épisode des aventures de James Bond, le MI6 avait autorisé deux de ses agents à témoigner au micro de Colin Murray, un des animateurs vedettes de la BBC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs profils sont recherchés mais ceux qui parlent des langues étrangères comme l’arabe, le persan, l’urdu, le chinois ou encore l’espagnol sont particulièrement demandés. Vous pouvez déjà vous exercer aux tests de sélection. &lt;a href="http://www.mi6.gov.uk/output/Page602.html"&gt;Le MI6 a mis à disposition des internautes une mise en situation qui vous permettra d’évaluer vos talents d’espion…&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-5031652633543923919?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/5031652633543923919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=5031652633543923919' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5031652633543923919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5031652633543923919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/12/au-service-de-sa-majest.html' title='Au service de Sa Majesté'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-82975784162666033</id><published>2007-12-17T06:44:00.000+01:00</published><updated>2007-12-17T06:56:38.578+01:00</updated><title type='text'>Go on home British soldiers go on home</title><content type='html'>&lt;blockquote&gt;«Go on home British soldiers go on home&lt;br /&gt;«have you got no fuck'in homes of your own»&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'on me pardonnera ces écarts, mais l'analogie était trop tentante. Cette première strophe d'un vieil de l'IRA rappelle pourtant ce qui se passe aujourd'hui en Irak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conscient qu'il n'était plus désiré par les populations locales, le contingent britannique se retire aujourd’hui de la province stratégique de Bassorah. Comme convenu, il la remet aux autorités civiles et militaires irakiennes ; à charge pour elle de la garder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Responsables britanniques et irakiens ont conclu dimanche 16 décembre 2007 la remise par la Grande-Bretagne à l’Irak de la province de Bassorah située au sud du pays. Les Britanniques étaient présents sur cette zone depuis mars-avril 2003, début de la guerre lancée par les Etats-Unis contre l’ancien régime de Saddam Hussein. Les autorités de Bagdad assureront désormais seules le contrôle et la sécurité de cette région qui exporte 80 % du brut irakien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Ce jour est un grand succès pour l’Irak»&lt;/blockquote&gt;, a affirmé John Wilkes, un porte-parole britannique, avant de saluer le &lt;blockquote&gt;«travail de mise à niveau de la police et de l’armée réalisé ces dernières années»&lt;/blockquote&gt;. La passation de pouvoir constitue la dernière étape du désengagement militaire britannique en Irak. Un retrait qui avait débuté le 3 septembre dernier lorsque la sécurité des grandes villes de la province de Bassorah avait été confiée à des autorités irakiennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le commandant des forces britanniques dans la région, le général Graham Binns, a assuré que les soldats étaient parvenus à arracher Bassorah des griffes de ses ennemis. «&lt;blockquote&gt;Je la rends maintenant formellement à ses amis»&lt;/blockquote&gt;, a-t-il lancé sur l’aéroport de Bassorah où se tenait la cérémonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’après le document signé entre les deux parties, les Britanniques ne joueront désormais qu’un rôle secondaire d’appui. Regroupés en corps de réaction rapide, les derniers contingents ne reprendront les combats que s'ils sont frontalement attaquées ou si l’armée irakienne a besoin de renforts. Pas moins de 4 500 hommes restent en effet sur le territoire irakien pour assurer des missions de formation et d’entrainement de l’armée irakienne. Il devrait être réduit à 2 500 militaires d’ici à début janvier 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;«Well we're fighting British soldiers for the cause&lt;br /&gt;«we'll never bow to soldiers because&lt;br /&gt;«throughout our history we were born to be free&lt;br /&gt;«so get out British soldiers leave us be.»&lt;/blockquote&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-82975784162666033?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/82975784162666033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=82975784162666033' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/82975784162666033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/82975784162666033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/12/go-on-home-british-soldiers-go-on-home.html' title='Go on home British soldiers go on home'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4951705050760941803</id><published>2007-12-11T19:07:00.000+01:00</published><updated>2007-12-11T19:09:43.043+01:00</updated><title type='text'>Guillaume Dasquié dit avoir subi des pressions</title><content type='html'>LE MONDE | 10.12.07 | 14h30 • Mis à jour le 10.12.07 | 14h30&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en examen, jeudi 6 décembre, pour "compromission et divulgation du secret de la défense" et les conditions de la garde à vue de Guillaume Dasquié continuent de faire polémique. Le journaliste s'est indigné, pendant le week-end, dans Le Journal du dimanche et sur France 5 des pressions qu'il aurait subies pour révéler l'identité de ses sources, sous peine d'être placé en détention provisoire (Le Monde du 8 décembre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a qualifié ces déclarations de "totalement mensongères". "Le parquet n'a pas pour habitude d'exercer un quelconque chantage sur les personnes placées en garde à vue", a-t-il expliqué dans un communiqué,vendredi. "Le magistrat du parquet qui a personnellement prolongé la garde à vue en présence de M. Dasquié lui a expressément indiqué, dès le 6 décembre, qu'il ne requerrait pas de mandat de dépôt contre lui, lors de la présentation future devant un juge d'instruction." Contacté dimanche 9 décembre, M. Marin maintient "la teneur du communiqué de vendredi".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Dasquié fait état de discussions hors procédure avec un substitut du procureur, et un sous-directeur de la direction de la surveillance du territoire (DST), évoquant les risques d'un mandat de dépôt, s'il ne dévoilait pas ses sources. "Les échanges sont toujours restés polis et cordiaux, explique-t-il, mais de plus en plus insistants. Lors du dernier interrogatoire avec le sous-directeur et cinq agents de la DST, ma digue a été submergée, et j'ai acquiescé quand les enquêteurs m'ont cité le nom d'une source indirecte : la personne de la DST qui aurait pu confier les documents à ma véritable source, que j'ai gardée secrète."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SECRET DES SOURCES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le journaliste a été mis en examen, après une plainte de Michèle Alliot-Marie, alors&lt;br /&gt;ministre de la défense, après la publication d'une enquête, dans Le Monde du 17 avril, sur les informations de la DST sur Al-Qaida, en 2000 et 2001.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en examen de M. Dasquié a suscité de vives critiques et inquiétudes dans le&lt;br /&gt;monde de la presse. Le syndicat national des journalistes a déploré "une censure moderne qui se caractérise par la criminalisation de l'enquête journalistique". La Fédération nationale de la presse française (FNPF), qui rassemble plusieurs syndicats patronaux du secteur, a fait valoir qu'"il ne peut exister de presse libre sans la garantie du secret des sources". La Fédération européenne des journalistes (FEJ) a rappelé qu'il était "urgent de renforcer la législation sur la protection des sources en France".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'article 109 du code de procédure pénale prévoit que "tout journaliste, entendu comme témoin sur des informations recueillies dans l'exercice de son activité, est libre de ne pas en révéler l'origine". La Cour européenne a condamné plusieurs fois la France pour non-respect du secret des sources, au nom de l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme sur la liberté d'expression. Dans un arrêt du 27 novembre, à propos d'un journaliste allemand du Stern en poste à Bruxelles, la Cour a condamné la Belgique, en rappelant "le rôle essentiel que joue la presse dans une société démocratique et la protection des sources journalistiques, pierre angulaire de la liberté de la presse".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Salles&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4951705050760941803?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4951705050760941803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4951705050760941803' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4951705050760941803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4951705050760941803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/12/guillaume-dasqui-dit-avoir-subi-des.html' title='Guillaume Dasquié dit avoir subi des pressions'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3876216089369950978</id><published>2007-12-10T10:25:00.000+01:00</published><updated>2007-12-10T10:29:20.489+01:00</updated><title type='text'>Le journaliste Guillaume Dasquié mis en examen pour "divulgation" d'un document de la DGSE</title><content type='html'>A l'issue de 36 heures de garde-à-vue à la Direction de la surveillance du territoire (DST), le journaliste Guillaume Dasquié a été mis en examen dans la nuit de jeudi à vendredi pour avoir divulgué des informations classifiées. L'animateur du site geopolitique.com avait publié dans Le Monde daté du 18 avril 2007 une « note de synthèse » de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) concernant Al-Qaeda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or ces notes dont le journaliste possède un exemplaire (3298 pages au total) relèvent du « confidentiel défense ». Au regard du code pénal, il est donc en infraction. Il a été mis en examen pour « détention et divulgation au public de renseignement ayant le caractère d'un secret de la défense nationale ». Cette infraction est passible de cinq ans de prison et de 75 000 euros d'amende. L'enquêteur, spécialiste des affaires de renseignement, avait été interpellé mercredi matin à son domicile et son appartement perquisitionné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, les enquêteurs de la DST et le juge antiterroriste Philippe Coirre cherchent la « source » de Guillaume Dasquié au sein des services. Un acteur de ce dossier confiait au printemps dernier avoir été « stupéfait » de découvrir qu'un tel document – qui n'existe qu'à quelques exemplaires- pouvait se retrouver entre les mains d'un journaliste. La ministre de la défense Michèle Alliot-Marie avait alors déposé une plainte contre X. « Cette affaire est très pénalisante pour nous » confiait alors la DGSE à Libération. La note publiée dans la presse évoquait notamment des informations obtenues grâce aux services de renseignements ouzbeks.&lt;br /&gt;La note de la DGSE, datée du 5 janvier 2001, annonçait que « des membres de&lt;br /&gt;l'organisation d'Oussama Bin Laden préparent un projet de détournement d'avion ». Le&lt;br /&gt;scénario évoqué alors ne correspondait toutefois pas à celui mis en oeuvre par les&lt;br /&gt;terroristes le 11 septembre suivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avocat de Guillaume Dasquié n'a pas souhaité réagir alors que l'association Reporters sans frontières estime qu'« on ne peut pas faire porter la responsabilité de fuites (...) à un journaliste. (...) Il ne doit pas être traité ainsi ». Guillaume Dasquié a également publié un document du ministère des affaires étrangères concernant l'affaire Borrel, ce juge mort à Djibouti dans des circonstances jamais éclaircies.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3876216089369950978?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3876216089369950978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3876216089369950978' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3876216089369950978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3876216089369950978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/12/le-journaliste-guillaume-dasqui-mis-en.html' title='Le journaliste Guillaume Dasquié mis en examen pour &quot;divulgation&quot; d&apos;un document de la DGSE'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7577292780105973469</id><published>2007-12-04T06:22:00.000+01:00</published><updated>2007-12-04T07:01:58.963+01:00</updated><title type='text'>Un nouveau pavé dans le jardin de Kouchner</title><content type='html'>Le grand rêve de notre mao de ministre des Affaires étrangères français, le dr. Bernard  Kouchner, était de pouvoir faire de la diplomatie comme il ambitionnait de la faire, encore French Doctor au Biafra. Mais l'usage de la force ne se décide pas si aisément. Il l'a vu au début de cet été avec ses couloirs humanitaires pour le Darfour. Non seulement, il s'est fait rappeler à l'ordre par le chef d'état-major des armées français, mais le montage d'un force multinationale est pour le moment embourbée au Tchad sur fond d'Arche de Zoé....  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà maintenant que la communauté de renseignement américaine vient lui rappeler qu'il ne faut pas croire aveuglément un George Bush Jr. en fin de parcours. C’est une pierre dans le jardin de George W. Bush. Un rapport des renseignements américains, rendu public lundi, indique que l’Iran ne serait pas sur le point de produire des armes atomiques. Ce texte, approuvé par les 16 agences gouvernementales américaines de renseignement, est balancé : il indique que la menace nucléaire iranienne n’est pas immédiate, mais aussi que l’option d’une bombe iranienne serait possible entre 2010 et 2015.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Nous jugeons avec un haut degré de confiance qu’à l’automne 2003, Téhéran a arrêté son programme d’armes nucléaires», et qu’il ne l’a pas relancé à la mi-2007, écrit la communauté du renseignement américain. Elle pense que l’Iran n’a pas actuellement d’arme nucléaire, avec un «degré de confiance modéré à élevé». «La décision de Téhéran d’arrêter son programme d’armes nucléaires suggère qu’il est moins déterminé à développer des armes nucléaires que nous ne le jugions depuis 2005», poursuit le texte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant le renseignement juge «avec un degré de confiance allant de modéré à élevé que Téhéran, au minimum, garde ouverte l’option» de l’arme nucléaire. C’est précisément cette option que les Occidentaux veulent retirer à l’Iran, qui s’est engagé dans un programme d’enrichissement d’uranium qui doit produire le combustible pour ses futures centrales civiles. Mais enrichi à plus 90%, l’uranium peut aussi servir de matériau pour la bombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre conclusion du rapport : le gel par Téhéran de ses plans d’armes nucléaires serait dû «en premier lieu» à la «pression internationale». Une manière de suggérer à la Maison Blanche que la voie diplomatique préconisée par l’Europe serait préférable à l’éventualité d’une invasion ? Toujours est-il que Washington a demandé lundi à la communauté internationale d’augmenter la pression sur Téhéran, et appelle à de nouvelles sanctions.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7577292780105973469?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7577292780105973469/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7577292780105973469' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7577292780105973469'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7577292780105973469'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/12/un-nouveau-pav-dans-le-jardin-de.html' title='Un nouveau pavé dans le jardin de Kouchner'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1979417397250686155</id><published>2007-12-01T09:36:00.001+01:00</published><updated>2007-12-01T09:36:59.470+01:00</updated><title type='text'>La Jordanie, base de la CIA</title><content type='html'>La CIA a utilisé ses liens privilégiés avec son homologue jordanienne pour détenir et interroger au moins 12 personnes suspectées d'activités terroristes en territoire jordanien, écrit le Washington Post.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le quotidien américain, qui cite des documents non identifiés, d'anciens prisonniers et des militants des droits de l'Homme, ces personnes ont été interrogées dans un centre de détention situé à l'extérieur d'Amman, qui servait surtout de point de transit pour des détenus arrêtés par la CIA ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines personnes ont été interpellées au cours d'escales à l'aéroport international d'Amman, ajoute le quotidien. Après leur passage dans les environs d'Amman, ces prisonniers étaient généralement envoyés à Guantanamo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source: AFP&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1979417397250686155?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1979417397250686155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1979417397250686155' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1979417397250686155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1979417397250686155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/12/la-jordanie-base-de-la-cia.html' title='La Jordanie, base de la CIA'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3705631350412896429</id><published>2007-11-19T22:34:00.000+01:00</published><updated>2007-11-20T12:37:13.234+01:00</updated><title type='text'>Les coups de sang beyrouthins de Bernard Kouchner</title><content type='html'>Le Figaro 19/11/2007 | Mise à jour : 21:35 | &lt;br /&gt;Envoyé spécial à Beyrouth Thierry Oberlé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Celui qui portera la responsabilité d’avoir bloqué le processus accepté par tout le monde» se verra imputer «la déstabilisation du Liban et ses conséquences régionales», a déclaré Bernard Kouchner.&lt;br /&gt;«Celui qui portera la responsabilité d’avoir bloqué le processus accepté par tout le monde» se verra imputer «la déstabilisation du Liban et ses conséquences régionales», a déclaré Bernard Kouchner. Crédits photo : AFP&lt;br /&gt;Les dirigeants politiques libanais ne sont toujours pas parvenus à un accord sur un candidat à l’élection présidentielle de mercredi, malgré la médiation française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le blocage de l’élection présidentielle libanaise tape sur les nerfs de Bernard Kouchner. Le chef de la diplomatie française est apparu excédé lundi, à la sortie de ses rendez-vous avec Saad Hariri, le patron de la majorité parlementaire, et Nabih Berri, président de la Chambre et fer de lance de l’opposition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux principaux interlocuteurs du ministre des Affaires étrangères ne sont pas parvenus à s’entendre sur un candidat de consensus à élire dès demain par les députés, à l’occasion d’une réunion de la dernière chance du Parlement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tractations engagées par les dirigeants politiques libanais sur la base d’une liste fournie, sous la pression de Paris, par un médiateur, le cardinal maronite Nasrallah Sfeir, ont pour l’instant échoué. Il ne reste plus que quelques jours pour trouver un successeur au président prosyrien Émile Lahoud, dont le mandat arrive à échéance le 23 novembre à minuit, et empêcher le pays de basculer dans un inquiétant vide institutionnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé avant-hier à Beyrouth, Bernard Kouchner s’est dit agacé par les «brisures du camp chrétien». Des responsables maro­nites du mouvement du 14 mars, à l’origine du repli syrien après l’assassinat en 2005 de l’ex-premier ministre Rafic Hariri, avaient auparavant fait savoir qu’ils se sentiraient floués par l’émergence sur la scène présidentielle d’une personnalité qui ne serait pas l’un de leurs compagnons de route. «Ils craignent d’être les dindons de la farce», assure un observateur proche de Michel Edde, le PDG du quotidien L’Orient-Le Jour, considéré comme l’un des postulants les mieux placés sur la liste du cardinal Sfeir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intransigeance d’Aoun&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En face, Michel Aoun, candidat officiel à l’élection et allié des chiites du Hezbollah, affiche son intransigeance. Le général chrétien pèse sur l’échiquier politique libanais pour apparaître comme une solution de recours ou – au moins – monnayer au mieux de ses intérêts son retrait de la présidentielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Celui qui portera la responsabilité d’avoir bloqué le processus accepté par tout le monde» se verra imputer «la déstabilisation du Liban et ses conséquences régionales», menace Bernard Kouchner. «La France s’étonne que quelque chose ait coincé, que quelque chose ait dérapé... La France fera savoir au monde entier qui est responsable de cette situation», ajoute-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Les Français se trompent de méthode. Leur initiative s’effectue, comme nous le disons depuis le début, au détriment des véritables représentants de la communauté maronite. Ils ont mis une bombe dans les mains du cardinal Sfeir», répond en écho Simon Abi Ramia, un conseiller de Michel Aoun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie ne se joue pas uniquement dans le camp chrétien. Le Hezbollah attend du futur président des garanties sur le non-désarmement sans préalable de ses forces armées et sur le maintien de ses prérogatives.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Syrie conserve également, en dépit de son retrait du territoire, une capacité de nuisance in­tacte. Elle se serait engagée, selon Bernard Kouchner, en faveur d’un «bon déroulement de l’élection»...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3705631350412896429?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3705631350412896429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3705631350412896429' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3705631350412896429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3705631350412896429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/11/les-coups-de-sang-beyrouthins-de.html' title='Les coups de sang beyrouthins de Bernard Kouchner'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3262717650213438252</id><published>2007-11-03T07:46:00.000+01:00</published><updated>2007-11-03T08:40:47.509+01:00</updated><title type='text'>Quand l'armée s'exerce dans les favelas de Rio de Janeiro</title><content type='html'>Rio de Janeiro LAMIA OUALALOU.&lt;br /&gt;Publié dans Le Figaro, le 03 novembre 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soldats brésiliens se préparent pour leur prochaine mission de paix en Haïti.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;LA PETITE TROUPE, massée à l'entrée du bidonville retient son souffle. Les casques, bleus aux couleurs de l'Organisation des Nations unies (ONU) enfoncés sur le crâne, les soldats, harnachés d'équipement de guerre regardent avec appréhension les ruelles qu'ils vont investir dans quelques minutes. Le petit drapeau cousu sur leur bras gauche indique qu'ils sont Brésiliens. Ils font partie de la mission de paix en Haïti, la « Minustah », commandée par le Brésil. Des habitants de la cité du Soleil, le principal bidonville de Port-au-Prince leur ont signalé des tirs il y a une heure. Ils doivent trouver le responsable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dans le bidonville, la progression est pénible. Les chemins, construits à flanc de collines sont en dénivelé, et les impasses sont nombreuses. Obtenir l'aide de la population est compliqué : les soldats brésiliens ne connaissent que des bribes de français et de créole. À l'issue de deux heures de course, le sergent Joao ordonne la retraite. « Négatif, nous n'avons pas réussi à appréhender le suspect », indique-t-il dans son talkie-walkie grésillant. Encore essoufflé, il lève la tête, puis esquisse un sourire : il vient d'apercevoir la statue du Christ rédempteur, la colline du Pao de Açucar, et l'eau cristalline de la baie. Il avait presque oublié qu'il était encore à Rio de Janeiro.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La course-poursuite n'était qu'un entraînement, mais il est inédit. « Pour la première fois, c'est dans une vraie favela, qui ressemble à ce qu'ils trouveront sur place », explique le major Lamas. Le Centre d'instruction d'opérations de paix (Cip-op-Paz) a convaincu la communauté de Tavares Bastos d'accueillir une partie des 1 000 soldats du 8e contingent brésilien, avant leur départ pour Haïti.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Avancer au milieu d'innocents »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dans la favela, d'autres militaires jouent aux ennemis. Certains sont armés et attaquent les Casques bleus, d'autres sont des informateurs. Impossible, à leur accoutrement de les distinguer de la population locale. « C'est exactement comme dans la cité du Soleil. Ils doivent avancer au milieu d'innocents, apprendre à les interroger sans les maltraiter, en sachant que s'ils baissent la garde, ils peuvent être attaqués », poursuit le major Lamas. L'uniforme des soldats est équipé de dispositifs électroniques qui enregistrent l'impact des balles fictives tirées par l'ennemi. Un ordinateur calcule la gravité de l'incident : blessure superficielle, importante, mort certaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Derrière les troupes, court le sergent Elpidio, chef des observateurs. Postés à tous les coins de la favela, ces officiers revenus d'Haïti analysent les actions de la troupe, pour les corriger. « Regarde sur ta droite, c'est l'entrée d'une cave ! », hurle Elpidio à l'un, avant d'apostropher le chef de la troupe : « qu'est ce que tu attends ? L'ordre du commandant ? Ta radio ne marche pas, cela arrivera toujours en Haïti ! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Un enfant assiste à l'échange, terrorisé par les uniformes et les fusils. Le sergent se veut rassurant et lui passe la main dans les cheveux. Les relations avec les civils sont au coeur de la formation, et pour cela, les Brésiliens ont un avantage, le football. Ronaldo, Ronaldinho et Pelé sont des dieux en Haïti. Pour le Major Lamas, « la différence entre les Brésiliens et les Américains, c'est que nous voulons tisser une relation avec la population, eux, ils foncent dans le tas ». L'exigence n'est pas seulement stratégique, elle est politique. Les soldats savent qu'une bavure peut être fatale, alors qu'une partie des Haïtiens est prompte à voir dans cette mission une occupation militaire diligentée par ceux qui ont renversé Jean-Bertrand Aristide, il y a trois ans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En commandant la mission de paix en Haïti, le Brésil veut éviter la propagation des tensions dans la région. Mais il tient surtout à démontrer son professionnalisme et sa capacité à faire partie de la cour des grands au sein de l'ONU. Le président Luiz Inacio Lula da Silva estime qu'obtenir le retour au calme dans ce pays déchiré par les conflits serait un argument de poids pour la revendication d'un siège permanent au Conseil de Sécurité. « C'est également capital pour notre armée, comme nous sommes un pays pacifique, nos soldats n'ont que des entraînements théoriques, là-bas, c'est la vraie guerre », signale le Major Lamas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;De tempérament nationaliste, les Brésiliens sont fiers de voir leurs troupes reconnues à l'étranger. Mais beaucoup se demandent pourquoi l'État brésilien parvient à ramener le calme à Port-au-Prince, alors que chaque année, 35 000 personnes sont tuées par balles dans leur pays, un chiffre digne d'un pays en guerre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3262717650213438252?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3262717650213438252/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3262717650213438252' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3262717650213438252'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3262717650213438252'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/11/quand-larme-sexerce-dans-les-favelas-de.html' title='Quand l&apos;armée s&apos;exerce dans les favelas de Rio de Janeiro'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3392138071861980354</id><published>2007-11-02T22:14:00.000+01:00</published><updated>2007-11-03T08:43:49.386+01:00</updated><title type='text'>Rice citée à comparaître dans une affaire d’espionnage</title><content type='html'>L.D. (lefigaro.fr) avec AFP et AP.&lt;br /&gt;Publié dans Le Figaro le 02 novembre 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La secrétaire d'Etat américaine et plusieurs hauts responsables des services de renseignements américains devront s’expliquer sur leurs liens avec des lobbyistes pro-israéliens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Condoleezza Rice à la barre. C’est ce que demandent les avocats de deux lobbyistes pro-israéliens, Steven Rosen et Keith Weissman, mis en cause dans une affaire d’espionnage. Accusés d'avoir divulgué des informations « secret défense » alors qu'ils travaillaient pour l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), le principal lobby juif à Washington, les deux hommes espèrent que ce témoignage, ainsi que celui d’autres hauts responsables, soutiendra leur ligne de défense. Le juge T. S. Ellis, du tribunal fédéral d'Alexandria les a autorisés à convoquer la secrétaire d’état pour témoigner pendant leur procès, prévu l’année prochaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Treize hauts responsables américains, dont le conseiller présidentiel américain à la sécurité nationale Stephen Hadley, devront témoigner pour s’expliquer sur des conversations avec Steven Rosen et Keith Weissman.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les lobbyistes sont accusés d'avoir reçu des informations classées secret défense de la part d'un responsable du Pentagone et de les avoir communiquées à un responsable israélien ainsi qu'à la presse. Ces informations contenaient des détails sur le réseau terroriste al-Qaida, la politique des Etats-Unis en Iran et l'explosion des tours Khobar en Arabie Saoudite. Les accusés estiment que les témoignages de ces responsables actuels ou passés tendront à montrer que leurs actions ne reflètent rien d'autre que la pratique officielle des discussions par des canaux officieux à Washington.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Si la secrétaire d'Etat et les autres responsables concernés par la citation à comparaître finissent par témoigner effectivement, le procès devant une cour fédérale de Washington pourrait bien donner l'occasion d'apprendre des choses sur les coulisses de la politique extérieure des Etats-Unis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3392138071861980354?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3392138071861980354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3392138071861980354' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3392138071861980354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3392138071861980354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/11/rice-cite-comparatre-dans-une-affaire.html' title='Rice citée à comparaître dans une affaire d’espionnage'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4198732868549541560</id><published>2007-11-02T20:40:00.000+01:00</published><updated>2007-11-03T08:44:58.943+01:00</updated><title type='text'>Irak : les diplomates américains se rebiffent</title><content type='html'>De notre correspondant à Washington PHILIPPE GÉLIE.&lt;br /&gt;Publié dans le Figaro le 03 novembre 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La menace de nommer de force plusieurs dizaines de fonctionnaires à Bagdad suscite une bronca.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;LE DÉPARTEMENT d'État est à court de volontaires pour sa méga-ambassade à Bagdad, la plus importante dans le monde avec quelque 6 000 employés. Alors que 250 fonctionnaires doivent être remplacés l'été prochain, à peine plus de 200 candidats se sont manifestés. Confrontée à la pénurie, Condoleezza Rice, le secrétaire d'État, a décidé de passer en force.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En fin de semaine dernière, 250 membres du Foreign Service ont été avertis par courriels qu'ils avaient été inscrits d'office sur une liste de « candidats préférentiels » pour servir en Irak. Il s'agit de combler 48 postes vacants auxquels, faute de prétendants qualifiés, ils risquent d'être nommés d'autorité. Les personnes pressenties ont dix jours pour faire valoir leurs objections par écrit, mais le directeur général du ministère, Harry Thomas, a prévenu que seuls « des problèmes de santé sérieux ou des difficultés personnelles extrêmes » constitueraient des excuses valables. Si les agents retenus refusent toujours, ils seront licenciés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'est la première fois depuis la guerre du Vietnam que le département d'État procède à des nominations forcées aussi massives. En 1969, toute une classe de jeunes diplomates avait pris la direction de Saigon, certains y amorçant une brillante carrière, comme John Negroponte, l'actuel numéro 2 de la diplomatie américaine. En prenant leurs fonctions, les nouvelles recrues font serment de servir partout où on les enverra. Mais, en pratique, il est rare qu'on oblige quelqu'un à travailler dans une ambassade contre son gré. Depuis 2003, environ 1 200 des 11 500 diplomates américains ont effectué au moins un tour en Irak. Aujourd'hui, le vivier s'épuise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Une condamnation à mort »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cette semaine, Harry Thomas et David Satterfield, le coordinateur de la politique en Irak, ont essuyé une bronca du personnel réuni dans l'immeuble de Foggy Bottom à Washington. Sous les applaudissements de ses collègues, Jack Croddy, qui affiche 46 ans de maison, a dénoncé les méthodes de l'Administration : « Si quelqu'un croit en cette mission et se porte volontaire, c'est une chose, a-t-il dit. C'en est une autre de l'y contraindre. Je suis navré, mais c'est potentiellement une condamnation à mort et vous le savez. » Trois fonctionnaires du département d'État ont été tués en Irak depuis trois ans. Nul ne sort de la « zone verte » sans escorte armée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le département d'État ne lésine pas sur les avantages offerts aux courageux qui veulent bien servir à Bagdad et dans les 25 « équipes de reconstruction » (PRT) disséminées en province. Leur salaire est doublé grâce aux primes, ils bénéficient de cinq « pauses de relaxation » hors du pays pendant 60 jours et ont priorité dans le choix de leur prochaine affectation. Mais cela ne suffit plus. Depuis des mois, le Pentagone se plaint de devoir combler les vides laissés par les diplomates.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour Nancy Pelosi, « speaker » démocrate de la Chambre des représentants, les réticences de ces « patriotes (...) indiquent clairement l'échec de la politique en Irak ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4198732868549541560?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4198732868549541560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4198732868549541560' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4198732868549541560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4198732868549541560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/11/irak-les-diplomates-amricains-se.html' title='Irak : les diplomates américains se rebiffent'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4831688631408861327</id><published>2007-10-23T09:14:00.000+02:00</published><updated>2007-10-23T09:19:39.747+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>Pleins de choses à dire. Manque de temps. La radio joue "Sound of silence" de Simon &amp; Garfunkel. L'esprit du Vietnam à nos oreilles, à défaut de le trouver en Irak ou ailleurs. Les sujets ne manquent pas. L'Europe, la Pologne qui y marque son retour, la montée de la droite populiste en Suisse, après son triomphe en France, la Belgique et son gouvernement qui n'en finit pas d'expédier les affaires courantes, la Birmanie...&lt;br /&gt;Un monde qui file à tombe(r)au ouvert vers le néant sous les feux des projecteurs. &lt;br /&gt;Et puis la solution qui apparaît, telle une évidence, d'une fontaine de Trévi inédite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.lefigaro.fr/assets/photo/fontaineTrevi.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px;" src="http://www.lefigaro.fr/assets/photo/fontaineTrevi.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ftm azionefuturista 2007 ». C’est de ce nom étrange qu’un groupe d’inspiration anarchiste a signé un forfait insolite, vendredi à Rome. Les vandales ont en effet déversé un puissant colorant dans la célèbre fontaine de Trévi, transformant son eau en liquide vermillon. S'opposer « à tout et à tous avec un esprit de lutte et de saine violence » et faire de « cette société grise et bourgeoise, un triomphe de couleur », tel est le but avoué du groupuscule.&lt;br /&gt;Devant ce bain de sang, les autorités de la ville éternelle se sont indignées. La fontaine, immortalisée par Fellini dans sa « Dolce Vita », ne subira pas de dommages irréparables, mais le ministre de la Culture Francesco Rutelli a fait part de son « indignation » devant « ce geste intolérable et irresponsable de vandalisme ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4831688631408861327?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4831688631408861327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4831688631408861327' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4831688631408861327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4831688631408861327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/10/pleins-de-choses-dire.html' title=''/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-447998630433288292</id><published>2007-10-19T18:31:00.000+02:00</published><updated>2007-10-19T18:33:38.375+02:00</updated><title type='text'>La nouvelle Europe en marche...</title><content type='html'>La mise en œuvre du traité adopté vendredi 19 octobre par les chefs d'Etat et de gouvernement doit encore passer par de nombreuses étapes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signature. Le 13 décembre à Lisbonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ratification. Elle sera organisée dans chaque Etat, au cours de l'année 2008, par la voie parlementaire ou référendum. L'accord de tous les Etats est requis. La France a opté pour un vote du Parlement, tandis que l'Irlande passera par le référendum, comme exigé constitutionnellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entrée en vigueur. Le traité s'appliquera à partir du 1er janvier 2009 si les procédures de ratification sont terminées. Ceux qui souhaitaient que le président du Conseil européen et le haut représentant ne soient nommés qu'après les élections européennes de juin 2009, en même temps que le président de la nouvelle Commission, n'ont pas obtenu gain de cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clauses particulières. La réduction du nombre de commissaires n'aura lieu qu'à partir de 2014, Le nouveau système de vote sera appliqué à partir de 2014 ou, si un Etat le demande, de 2017.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-447998630433288292?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/447998630433288292/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=447998630433288292' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/447998630433288292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/447998630433288292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/10/la-nouvelle-europe-en-marche.html' title='La nouvelle Europe en marche...'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-6041390429004001828</id><published>2007-10-19T11:29:00.000+02:00</published><updated>2007-10-19T18:31:16.432+02:00</updated><title type='text'>Les Vingt-Sept approuvent le traité de Lisbonne</title><content type='html'>LE MONDE | 19.10.07 | 09h29  •  Mis à jour le 19.10.07 | 11h10&lt;br /&gt;LISBONNE ENVOYÉS SPÉCIAUX&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, réunis à Lisbonne, sont parvenus à un accord, dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 octobre, sur un nouveau traité destiné à améliorer le fonctionnement de leurs institutions. Ils sont venus à bout des ultimes résistances de plusieurs Etats membres, au prix de laborieuses tractations révélatrices de leurs difficultés à faire prévaloir l'intérêt européen sur leur agenda national. Ce traité, qui réforme les traités antérieurs pour rendre l'Europe plus gouvernable, est le premier à avoir été négocié depuis que l'Europe, élargie en 2004 et 2007 aux pays d'Europe centrale, aux pays Baltes, à Malte et à Chypre, a atteint sa nouvelle dimension continentale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans après l'échec de la Constitution européenne, rejetée par les Français et les Néerlandais, une page se tourne. "L'Europe est sortie de sa crise institutionnelle, elle est prête à affronter les défis du futur", a affirmé le premier ministre portugais, José Socrates, qui présidait les travaux. "Il est temps pour l'Europe de passer à autre chose et de se consacrer aux sujets qui préoccupent les gens : la croissance économique, l'emploi, les changements climatiques et les questions de sécurité", a déclaré le premier ministre britannique, Gordon Brown. Son pays n'a pourtant accepté ce traité qu'au prix, une nouvelle fois, de dérogations qui lui permettront de ne pas s'associer, le cas échéant, à certaines politiques sensibles, comme la coopération judiciaire et policière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;SIGNÉ DÉFINITIVEMENT EN DÉCEMBRE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bonne partie des discussions de la soirée à Lisbonne a tourné autour de la demande italienne d'obtenir au moins un poste d'eurodéputé supplémentaire, afin de ne pas décrocher des pays de taille voisine, comme la France et le Royaume-Uni. Cela a été accordé à Romano Prodi, sous pression dans son pays. L'Italie disposera de 73 élus, comme le Royaume-Uni, contre 74 à la France. Du coup le nombre total de membres du Parlement européen passera de 750 à 751.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A deux jours de leurs élections législatives, les Polonais, qui contestaient le nouveau système de vote prévu par le traité, ont obtenu le renforcement du mécanisme de "Ioannina", qui permet à quelques Etats, même s'ils n'atteignent pas la minorité de blocage, de geler pendant quelque temps une décision approuvée par la majorité. Ce mécanisme fera l'objet d'une déclaration jointe en annexe au nouveau traité, et un protocole précisera qu'il ne pourra être modifié qu'à l'unanimité. Varsovie a arraché aussi la désignation d'un avocat général polonais auprès de la Cour européenne de justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dirigeants européens se sont réjouis unanimement d'être parvenus à leurs fins. La chancelière allemande Angela Merkel a parlé d'une "avancée politique décisive". Le président Nicolas Sarkozy, par l'intermédiaire de son porte-parole, David Martinon, a fait part de sa "très grande satisfaction". José Manuel Barroso, président de la Commission, a souligné que la réforme institutionnelle doit donner à l'Europe la "capacité d'agir".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ses promoteurs, le traité de Lisbonne permettra un meilleur fonctionnement des institutions européennes, en facilitant les prises de décision dans l'Europe élargie. C'est notamment l'objet du nouveau système de vote, qui vise à établir un meilleur équilibre entre les petits et les grands Etats. Le traité doit aussi favoriser l'adoption de politiques communes dans deux domaines appelés à se développer au cours des prochaines années, l'action extérieure et la sécurité intérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cohérence de la politique étrangère et de sécurité commune sera renforcée par la nomination d'un haut représentant, qui sera en même temps vice-président de la Commission européenne et disposera d'un important service diplomatique. La désignation d'un président stable, qui assurera la représentation extérieure de l'Union, accroîtra aussi la visibilité et la continuité de la diplomatie européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En matière de coopération judiciaire et policière, la plupart des décisions seront prises désormais à la majorité, et non plus à l'unanimité. En favorisant une meilleure collaboration, ces dispositions devraient aider au renforcement de la lutte contre le terrorisme, mais donner aussi une nouvelle impulsion à la politique commune d'immigration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après son approbation par les chefs d'Etat et de gouvernement, le traité, qui sera signé définitivement en décembre, entre désormais dans une phase de ratification qui pourrait être risquée dans certains pays. Ainsi Gordon Brown, le premier ministre britannique, doit-il faire face à une violente campagne des milieux eurosceptiques qui demandent l'organisation d'un référendum. Seule l'Irlande est tenue par sa Constitution d'organiser un tel référendum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thomas Ferenczi et Philippe Ricard&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-6041390429004001828?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/6041390429004001828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=6041390429004001828' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6041390429004001828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6041390429004001828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/10/les-vingt-sept-approuvent-le-trait-de.html' title='Les Vingt-Sept approuvent le traité de Lisbonne'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1962805741980096143</id><published>2007-10-19T09:34:00.000+02:00</published><updated>2007-10-19T18:35:02.682+02:00</updated><title type='text'>La présidence stable, une des dispositions les plus novatrices</title><content type='html'>Thomas Ferenczi &lt;br /&gt;LE MONDE | 19.10.07 | 09h31  •  Mis à jour le 19.10.07 | 09h31&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les principales nouveautés du traité de Lisbonne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Une présidence stable remplace les présidences semestrielles. Le Conseil européen élit son président pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. Celui-ci assure notamment la représentation extérieure de l'Union.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Les pouvoirs du haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité commune sont renforcés. Il préside le conseil des ministres des affaires étrangères. Il est aussi vice-président de la Commission. Il dispose d'un service européen pour l'action extérieure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La majorité qualifiée devient la règle au conseil des ministres, sauf dans les cas où les traités en disposent autrement. Le champ de la majorité qualifiée est élargi, notamment dans le domaine de la coopération judiciaire et policière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Un nouveau système de vote est prévu pour les décisions prises par le conseil des ministres : la majorité qualifiée est égale à au moins 55% des Etats réunissant au moins 65% de la population. Une minorité de blocage doit inclure au moins quatre Etats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La composition de la Commission est modifiée. A partir de 2014, le nombre des commissaires cesse d'être égal à celui des Etats membres pour n'en représenter que les deux tiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Le Parlement européen, qui exerce avec le conseil des ministres les fonctions législative et budgétaire, voit ses prérogatives renforcées. Le champ de la codécision est étendu. Il élit le président de la Commission sur proposition du Conseil européen, "en tenant compte des élections au Parlement européen".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1962805741980096143?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1962805741980096143/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1962805741980096143' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1962805741980096143'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1962805741980096143'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/10/la-prsidence-stable-une-des.html' title='La présidence stable, une des dispositions les plus novatrices'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-5938971707668997482</id><published>2007-09-29T08:20:00.000+02:00</published><updated>2007-09-29T08:22:02.767+02:00</updated><title type='text'>Barak estime inéluctable une opération contre Gaza</title><content type='html'>De notre correspondant à Jérusalem PATRICK SAINT-PAUL.&lt;br /&gt;Le Figaro du 29 septembre 2007&lt;br /&gt;Actualisé le 28 septembre 2007 : 20h55&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le ministre de la Défense israélien, ancienne colombe du Parti travailliste, affirme qu'une invasion de la bande de Gaza s'impose.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;À EN CROIRE Ehoud Barak, la série de raids et d'incursions israéliennes, qui a fait 12 morts en 24 heures dans la bande de Gaza, n'est que le prélude à une opération terrestre plus vaste et inéluctable. Depuis qu'il a repris en main le ministère de la Défense, Barak, l'ancienne colombe du Parti travailliste, s'est métamorphosé en véritable faucon. Focalisé sur les questions de sécurité, son discours se rapproche désormais de celui du chef de l'opposition de droite, Benyamin Nétanyahou.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Barak affirme qu'une invasion de la bande de Gaza s'impose, pour faire cesser les tirs de roquettes depuis ce territoire - passé sous le contrôle du Hamas le 15 juin - sur le sud d'Israël, qui ont fait 12 morts depuis le début de l'intifada, en septembre 2000. « Nous nous rapprochons d'une vaste opération qui, pour de nombreuses raisons, n'a pas eu lieu au cours des semaines écoulées, a lancé le ministre de la Défense mercredi. Il faut affaiblir le régime du Hamas et son emprise sur Gaza. » L'opération n'a pas eu lieu, en raison des fortes tensions avec la Syrie, qui menaçaient d'exposer Israël sur deux fronts simultanément. Plusieurs ministres ont mis en garde Barak contre les lourdes pertes en vies humaines qu'une telle opération en zone peuplée pourrait impliquer, y compris parmi les militaires israéliens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Une vaste campagne militaire à Gaza risquerait aussi de faire capoter la conférence de Washington, prévue mi-novembre, et censée relancer le dialogue israélo-palestinien. Contrairement à Ehoud Olmert, le premier ministre israélien, Barak affirme qu'il n'existe toujours pas de partenaire du côté palestinien, le président Mahmoud Abbas étant trop faible pour faire appliquer un accord, en dépit de sa bonne volonté. À propos de la déclaration de principe que négocient Olmert et Abbas, Barak estime qu'elle « doit être suffisamment substantielle pour ne pas humilier les Palestiniens ». Mais aussi « suffisamment vague pour que les Israéliens ne se sentent pas comme des pigeons, ayant fait des concessions importantes sur les problèmes les plus épineux sans rien recevoir en échange ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Officier le plus décoré d'Israël&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Le premier ministre (Ehoud Barak), qui en 2000 (lors des négociations de Taba, NDLR) a proposé un retrait de 90 % des Territoires palestiniens et des quartiers arabes de Jérusalem-Est, emploie désormais la rhétorique de Benyamin Nétanyahou, affirmant qu'il n'existe pas de partenaire du côté palestinien et qu'un arrangement avec eux n'est rien de plus qu'un fantasme », écrit l'analyste politique Itamar Eichner, dans le Yedioth Ahronoth.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ancien chef du « commando de l'état-major », la crème des unités d'élite de l'armée israélienne, Barak ne se prive jamais de rappeler qu'il est l'officier le plus décoré d'Israël, le « militaire numéro un », mettant ainsi en relief l'inexpérience militaire d'Olmert et son échec lors de la guerre du Liban de l'été 2006. S'il a dirigé la répression des troubles palestiniens à Gaza et en Cisjordanie dans les années 1990, il a aussi pris part aux négociations de 1994 pour la mise en oeuvre sur le terrain de l'autonomie palestinienne prévue par les accords d'Oslo. C'est pour rejoindre l'aventure pacifiste d'Itzhak Rabin, son lointain prédécesseur à la tête de l'armée, que Barak s'était lancé en politique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Désormais, Barak rechigne à faire la moindre concession aux Palestiniens : lever des barrages en Cisjordanie pour faciliter la circulation des Palestiniens, évacuer des colonies sauvages, autoriser les policiers palestiniens en armes à faire régner l'ordre à Naplouse... Autant de gestes qu'Olmert juge indispensables pour renforcer Abbas, mais que Barak considère comme nuisibles à la sécurité d'Israël. « Barak ne pourra pas continuer longtemps ainsi, estime Itamar Eichner. Tôt ou tard, il devra de nouveau jouer le rôle réservé au président du Parti travailliste : chef de la gauche israélienne ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-5938971707668997482?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/5938971707668997482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=5938971707668997482' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5938971707668997482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/5938971707668997482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/barak-estime-inluctable-une-opration.html' title='Barak estime inéluctable une opération contre Gaza'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8883228746295876134</id><published>2007-09-28T08:50:00.000+02:00</published><updated>2007-09-29T08:23:35.300+02:00</updated><title type='text'>Un budget record pour les guerres américaines</title><content type='html'>De notre correspondant à New York JEAN-LOUIS TURLIN.&lt;br /&gt;Le Figaro 28 septembre 2007&lt;br /&gt;Actualisé le 28 septembre 2007 : 08h50&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pentagone demande une rallonge qui porterait à 190 milliards le financement des opérations en Irak et en Afghanistan pour l'année fiscale... hors budget de la défense.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;ALORS QUE la majorité démocrate au Congrès ne s'est pas encore remise de son échec sur un calendrier pour le retrait des troupes américaines en Irak, il lui faut maintenant avaler la facture grandissante des opérations dans ce pays et en Afghanistan. Que la Maison-Blanche et le Pentagone les englobent dans « la guerre antiterroriste » ne rend pas la pilule moins amère, à en juger par l'accueil réservé à la demande d'une rallonge de 42 milliards de dollars soumise mercredi à la commission des finances du Sénat par le secrétaire à la Défense, Robert Gates.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il ne faut pas s'attendre à un simple « coup de tampon » du législateur, a juré le sénateur Robert Byrd, président de la commission. « Le financement de la guerre en Irak va dépasser 600 milliards de dollars ! », a martelé à trois reprises le parlementaire de plus en plus virulent sur ses vieux jours (il a 89 ans). Chacune de ses diatribes était acclamée par des sympathisants ne criant « pas de sang pour du pétrole » - avant que la tribune réservée au public ne soit évacuée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La demande de crédits supplémentaires n'est pourtant pas une surprise : le Pentagone avait requis une enveloppe de 147 milliards pour l'année fiscale 2008, qui commence le 1er octobre, tout en indiquant qu'elle risquait de n'être pas suffisante. Comble d'amertume pour les démocrates : c'est en grande partie aux renforts déployés cette année en Irak, et à leur maintien au moins jusqu'au printemps prochain, qu'est due l'augmentation. Mercredi, le patron du Pentagone a indiqué que les vingt brigades actuelles, représentant 165 000 militaires, pourraient être ramenées à une quinzaine d'ici à l'été 2008, soit le niveau des effectifs (130 000) avant la poussée (« surge ») décidée par le président Bush.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'est à la sécurité des troupes américaines que sera consacré le poste le plus important de la rallonge : 11 milliards pour 7 000 blindés capables de résister aux mines, en plus des 8 000 véhicules de même type déjà commandés. C'est dix fois plus que les fonds supplémentaires prévus pour la formation des forces de sécurité irakiennes : un milliard, sur les 6 prévus pour la formation en général.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'adoption intégrale de la rallonge (42,3 milliards précisément) porterait exactement à 189,3 milliards le coût des opérations en Irak et en Afghanistan pour 2008 : une somme record, représentant 15 % de plus que le budget 2007 (165,8 milliards), lui-même ayant accusé une progression de 40 % par rapport à 2006. Au total, les États-Unis ont consacré 610 milliards de dollars aux deux conflits selon une étude parlementaire datant de juillet dernier, un chiffre qui a fait bondir le sénateur Byrd et auquel il faudra ajouter les quelque 190 milliards pour 2008. Or, ces sommes sont hors budget de la défense, qui s'élève à plus de 480 milliards.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8883228746295876134?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8883228746295876134/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8883228746295876134' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8883228746295876134'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8883228746295876134'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/un-budget-record-pour-les-guerres.html' title='Un budget record pour les guerres américaines'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8997341446491593562</id><published>2007-09-23T09:10:00.000+02:00</published><updated>2007-09-23T09:59:40.673+02:00</updated><title type='text'>Scoop : Jack Bauer n'est pas en Chine, il est à l'université</title><content type='html'>Les séries américaines, et c'est leur force, traitent le plus souvent de questions d'actualité. Qu'elles mettent en scène des femmes au foyer d'une banlieue cossue, des mafieux du New Jersey, des chirurgiens plastiques politiquement incorrects, une élite de la Delta Force ou des médecins d'hôpitaux, tous renvoient une certaine image des Etats-Unis. Nous avions déjà rapporté les prises de positions de la série «JAG» (Judge Advocate General). Voilà que la prestigieuse université américaine de Georgetown, où est formée l'élite gouvernementale américaine, propose un cours sur les questions de droit posées par la série «24 heures chrono».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La &lt;a href="http://www.law.georgetown.edu/"&gt;Georgetown University Law School&lt;/a&gt; de Washington offre ainsi un cours peu académique pour la rentrée, intitulé «La loi selon "24 heures chrono"» (&lt;a href="http://www.law.georgetown.edu/curriculum/tab_courses.cfm?Status=Course&amp;Detail=1534"&gt;Law of 24&lt;/a&gt;). En référence à cette série américaine en temps réel dans laquelle Jack Bauer, un agent spécial de la cellule antiterroriste (CTU) de Los Angeles, viole la loi à tour de bras au cours de sa dure journée d’enquête. Souvent, le Patriot Act justifie son action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://medias.lefigaro.fr/photos/20070921.WWW000000554_20817_1.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://medias.lefigaro.fr/photos/20070921.WWW000000554_20817_1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ce cours n'est pour autant pas un gadget. Il intervient en seconde année de droit international et est proposé par le &lt;a href="http://www.law.georgetown.edu/curriculum/tab_faculty.cfm?Status=Faculty&amp;FacultyID=192"&gt; Walter Gary Sharp&lt;/a&gt;, lieutenant colonel de réserve de l'US Marines Corps,actuellement avocat général adjoint pour les affaires internationales du Département américain de la Défense. Son ambition est d'étudier «tous les enjeux juridiques nationaux et internationaux en matière de lutte antiterroriste dans le contexte des réponses au terrorisme utilitaristes et parfois désespérées mises en exergue par les intrigues de "24 heures chrono"».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour assister à cet enseignement de deux heures par semaine, il est recommandé aux étudiants d’avoir déjà suivi un cours d’«introduction au droit international» et d’avoir en tête les six saisons de la série. D'ailleurs, comme le rapporte le magazine &lt;a href="http://www.slate.com/id/2173564/"&gt;Slate&lt;/a&gt;, les cours ont lieu le mardi soir afin que les étudiants aient encore en tête l’épisode diffusé la veille au soir diffusé sur la Fox.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ce cours intervient alors que l’ONG &lt;a href="http://www.humanrightsfirst.org/us_law/etn/primetime/index.asp"&gt;Human Rigths First&lt;/a&gt; et plusieurs associations de parents dénoncent régulièrement les scènes de torture présentées en prime time par cette série. Pis, selon ses détracteurs, «24 heures chrono» a une influence néfaste sur les GI’s en Irak qui prennent Jack Bauer, pour modèle en matière d’interrogatoires. De quoi provoquer un malaise, y jusque dans les rangs de l’US Army. D'autant que dans la saison 4, sa présentation des ressortissants de pays arabe et des Américains musulmans avait déjà heurté pour les mêmes question d'image, au moment où des troupes agissent en Irak et en Afghanistan.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour autant, Joel Surnow, créateur de «24 heures chrono», défend sa série en matière de torture, comme il l’expliquait en février à l’hebdomadaire culturel &lt;a href="http://www.newyorker.com/reporting/2007/02/19/070219fa_fact_mayer"&gt;The New Yorker&lt;/a&gt; : «N'est-il pas normal d'agir de la sorte ? Si une bombe nucléaire était sur le point d'exploser à New York ou dans une autre ville, même si vous risquez d'aller en prison, torturer serait la meilleure chose à faire».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres questions issue de  pourraient donner lieu à cours : la vision géoploitique  de «24 heures chrono», avec cette revue de mafias russes, de terroristes liés à Al Qaïda, d'ennemis intérieur et, récurent depuis deux saisons, de services de renseignement chinois. Il est à rappeler qu'avant le 11 Septembre, ce n'était pas l'Irak, et encore moins Ben Laden, qui agitait les cerveaux du Pentagone, mais bien la Chine. Et la prochaine crise internationale majeure aura bien lieu dans le Pacifique. Pas en Iran...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre question pourrait émerger de la saison 5, celui du coup d'Etat de la Présidence Logan, cette espéce de mise en scène violente destinée à lui conférer une aura sur le peuple américain pour... Ce n'est dit, simplement suggéré. Ce qui est étonnant, c'est de retrouver le même discours, en plus explicite, dans la saison 5 série «Spooks» (MI-5) de la BBC-1. Des conspirateurs, au sein de l'appareil gouvernemental, parlementaire et médiatique, ourdissent une vague de violence pour justifier une politique conservatrice... Ces deux séries, écrites à peu de chose près à la même époque, posent toutes les deux une question fondamentale : que sommes-nous prèt à abdiquer pour nous sentir en sécurité ? L'avenir de la démocratie en dépend. Big Brother n'est pas loin... On n'entend pourtant pas les associations droit-de-l'hommiste sur ce sujet !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8997341446491593562?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8997341446491593562/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8997341446491593562' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8997341446491593562'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8997341446491593562'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/scoop-jack-bauer-nest-pas-en-chine-il.html' title='Scoop : Jack Bauer n&apos;est pas en Chine, il est à l&apos;université'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8503767680281454353</id><published>2007-09-18T07:47:00.001+02:00</published><updated>2007-09-18T08:00:08.448+02:00</updated><title type='text'>"Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils disent"</title><content type='html'>Non,il ne s'agira pas de voler au secours d'une certaine dame, même si depuis son deuxième tour elle entend des voi(x)es au point de se prendre pour la Pucelle lorraine ! Il n'est pas ici de notre propos de commenter l'actualité politique intérieur de la France. Simplement de pointer les inepties que la nécessité d'exister médiatiquement peut amener quelques (ir)responsables gouvernementaux à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après les charges d'autant plus virulentes qu'elles étaient infondées d'une candidate à la magistrature suprême, voilà que ce bon docteur Kouchner, qui ne partage pas uniquement avec ce bon docteur Douste-Blazy une analogie médicale, loin de là, déclare qu'«il faut se préparer au pire». Interrogé dimanche au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI pour savoir ce que cela signifiait, le chef de la diplomatie a répondu: «c'est la guerre». «On se prépare en essayant d'abord de mettre au point des plans qui sont l'apanage des états-majors, et ça ce n'est pas pour demain», a-t-il poursuivi. «Mais on se prépare en disant "nous n'accepterons pas que cette bombe (atomique iranienne) soit construite, suspendez l'enrichissement de l'uranium et on vous montre que nous sommes sérieux"» en proposant «que des sanctions plus efficaces soient éventuellement mises au point». «Nous devons négocier jusqu'au bout», a dit le ministre. Mais la possession de l'arme atomique par Téhéran serait un «vrai danger pour l'ensemble du monde», a dit Bernard Kouchner, même si «aucun signe ne nous permet de penser en dehors des préparations militaires» qu'un bombardement de l'Iran soit proche. «Je ne crois pas que nous en soyons là» mais il «normal qu'on fasse des plans», a-t-il dit, en ajoutant que l'armée n'était pas associée à quoi que ce soit ni à aucune manœuvre que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas de la responsabilité d'un ministre des Affaires étrangères de parler des plans des états-majors. Premièrement parce qu'il n'en a pas une connaissance approfondie, puisque ce n'est pas son domaine de responsabilité. Ensuite parce que sa mission est de maintenir/créer les conditions de dialogue avec un Etat membre de la communauté internationale. Enfin, il ne convient de se prononcer sur un processus de négociation en cours, surtout avec une partie aussi difficile que l'Iran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas la première fois que ce promoteur de la diplomatie humanitaire, qu'il sait ne pouvoir réaliser qu'avec le concours des forces armées, fait une telle sortie. Dès son arrivée au Qaui d'Orsay, n'avait-il pas exiger des "corridors humanitaires" au Darfour. S'attirant dans la foulée un cinglant démenti de l'Etat-major des Armées tant l'opération était irréalisable. Cette fois, l'Iran n'est pas le Soudan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’agence officielle, l’Irna, a dénoncé l'extrémisme des dirigeants français qui crée «des obstacles», alors que «le dossier nucléaire s'approche d'un point d'équilibre grâce aux mesures prises par l'Iran et l'AIEA» et accuse Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie d’être des «traducteurs de la volonté de la Maison Blanche, qui adoptent un ton encore plus dur, plus enflammé et plus illogique que celui de Etats-Unis». Un durcissement des positions françaises que l’Irna impute à la personnalité du président français. «Le nouveau locataire de l'Elysée veut aujourd'hui copier la Maison Blanche», écrit l’agence en ajoutant que «cet Européen s'est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau président français avait martelé qu'il fallait en finir avec cette diplomatie de la compassion qui marqua trop longtemps la longue présidence Chirac. "Rome n'était plus dans Rome" avait-il estimé justement. Mais il n'est pas certain que l'invective soit un bon succédané diplomatique...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8503767680281454353?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8503767680281454353/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8503767680281454353' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8503767680281454353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8503767680281454353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/pardonnez-leur-ils-ne-savent-pas-ce.html' title='&quot;Pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu&apos;ils disent&quot;'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2826081179266872003</id><published>2007-09-14T15:53:00.000+02:00</published><updated>2007-09-15T09:30:58.559+02:00</updated><title type='text'>Après des arrestations en Allemagne, interrogations sur l'"Union du djihad islamique" et un lien ouzbek</title><content type='html'>Piotr Smolar&lt;br /&gt;LE MONDE | 14.09.07 | 15h43  •  Mis à jour le 14.09.07 | 15h43&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Depuis l'arrestation de trois islamistes en Allemagne, le 4 septembre, qui préparaient des attentats avec plus de 700 kg de peroxyde d'hydrogène, les spécialistes du terrorisme s'interrogent sur leur affiliation. Officialisé par le ministère de l'intérieur allemand, un communiqué sur Internet revendiquerait l'opération avortée au nom de l'Union du djihad islamique, qui serait une excroissance du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO). Outre le fait qu'aucun Ouzbek ne figure parmi les personnes interpellées, les services français n'ont pas trouvé trace de cette revendication, selon un haut responsable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ministère de l'intérieur allemand a précisé que les attaques, prévues avant la fin 2007, devaient viser des services consulaires américains et ouzbeks en Allemagne. Elles auraient eu pour objectif d'obtenir la fermeture de la base aérienne de Termez, en Ouzbékistan, où stationnent près de 3 000 soldats allemands dans le cadre de la force internationale de l'OTAN déployée en Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon les services français, l'Union du djihad islamique aurait vu le jour début 2002, à l'initiative d'activistes du MIO, en opposition avec son chef historique, Taher Youldachev, jugé pas assez ambitieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Centaines de combattants Le MIO avait pour vocation, à l'origine, de renverser le pouvoir à Tachkent et d'instaurer un Etat islamique. Dans les années 1990, l'organisation a développé des liens dans d'autres pays de l'Asie centrale, notamment au Kirghizstan, en cherchant à se soustraire à la répression du régime d'Islam Karimov. En 2000, les moudjahidins du MIO ont trouvé un allié de choix, le régime taliban en Afghanistan, qui a volontiers accueilli une bonne partie de leurs troupes - quelques centaines de combattants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l'offensive américaine, fin 2001, a porté un coup à l'organisation. Son cofondateur, Djumaboï Khodjaev, est décédé sous les bombes. D'autres cadres, dont Taher Youldachev, se sont réfugiés dans la zone tribale, au Pakistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Union du djihad islamique serait apparue par la volonté d'activistes ouzbeks souhaitant rejoindre le front anti-occidental. En 2005, ils auraient tenté de se rapprocher des Algériens du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). "Ce mouvement s'inscrit dans une tendance générale du djihad international, dit le chercheur Olivier Roy. Des combattants sans perspective nationale se transforment en auxiliaires régionaux d'Al-Qaida, comme en Indonésie ou en Algérie." En 2004, l'Union du djihad islamique aurait, pour la première fois, illustré son désir de s'attaquer à des intérêts occidentaux, en organisant des attaques-suicides à Tachkent, capitale ouzbèke, notamment le 30 juillet contre les ambassades américaine et israélienne. Mais l'opacité du régime et le manque d'informations ont laissé un doute sur la nature véritable de ces opérations. L'hypothèse d'une manipulation par les services ouzbeks a été évoquée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2826081179266872003?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2826081179266872003/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2826081179266872003' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2826081179266872003'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2826081179266872003'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/aprs-des-arrestations-en-allemagne.html' title='Après des arrestations en Allemagne, interrogations sur l&apos;&quot;Union du djihad islamique&quot; et un lien ouzbek'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8242568736247940681</id><published>2007-09-14T14:42:00.000+02:00</published><updated>2007-09-15T09:28:53.577+02:00</updated><title type='text'>HRW dénonce la passivité de l'armée française face aux crimes du pouvoir en Centrafrique</title><content type='html'>Philippe Bernard&lt;br /&gt;LE MONDE | 14.09.07 | 14h42  •  Mis à jour le 14.09.07 | 14h42&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La crise qui secoue le nord de la République centrafricaine (RCA) n'apparaît pas sur les écrans radar de la communauté internationale. Pire qu'"oubliée", tout simplement "inconnue", dénonce le rapport que Human Rights Watch (HRW) a rendu public, vendredi 14 septembre. L'organisation de défense des droits de l'homme américaine a choisi, à la veille de l'ouverture d'un bureau à Paris, de dénoncer les crimes et graves atteintes aux droits de l'homme commis dans ce pays, parfois sous l'oeil de soldats français, selon elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Depuis la mi-2005, des centaines de civils ont été tués, plus de dix mille maisons ont été incendiées et environ 212 000 personnes terrorisées ont fui de chez elles pour aller vivre dans de terribles conditions au plus profond de la brousse", résume le document. Limitrophe du Tchad et du Soudan, le nord de la RCA souffre des retombées des deux crises qui sévissent à ses portes : la région jouxte le sud du Darfour ; en outre, elle sert au repli des rebelles soutenus par Khartoum dans leur lutte contre le régime du président tchadien Idriss Déby. Pourtant, ne considérer les violences en RCA que comme un " débordement" de la guerre au Darfour est "inexact et erroné", assène HRW.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crise centrafricaine n'est pas importée du Tchad ou du Soudan, mais résulte de facteurs internes - incapacité à assurer la sécurité, marginalisation, pauvreté, tension avec les nomades soudanais -, estime le document après enquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous prétexte de combattre les deux rébellions qui menacent le pouvoir du président François Bozizé, accuse HRW, l'armée centrafricaine - et singulièrement la garde présidentielle - s'est livrée à de nombreuses exécutions sommaires et incendies de villages. De leur côté, les rebelles ont enlevé des enfants pour les transformer en soldats et ont rançonné la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jouissant d'une "impunité totale pour des actes qui incluent des crimes de guerre", certains des auteurs de ces exactions auraient agi en présence de soldats français. "Bien que quelques soldats (...) aient tenté d'agir afin de prévenir les exactions, d'autres incidents semblent être passés inaperçus et tenus sous silence", estime le rapport, à propos des interventions françaises qui, à la fin de 2006 et au début de 2007, ont permis au gouvernement centrafricain de reprendre les villes conquises par les rebelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'organisation de défense des droits de l'homme estime que "la France peut user de l'ascendant extraordinaire dont elle jouit" pour prévenir les exactions et exiger que leurs auteurs soient sanctionnés. HRW souhaite que l'assistance française soit "subordonnée" au respect des droits humains. L'intervention militaire en RCA procède d'un accord de défense entre Paris et Bangui datant de 1960 dont le contenu reste secret. Elle n'a fait l'objet d'aucun débat public en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 15.09.07.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8242568736247940681?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8242568736247940681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8242568736247940681' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8242568736247940681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8242568736247940681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/hrw-dnonce-la-passivit-de-larme.html' title='HRW dénonce la passivité de l&apos;armée française face aux crimes du pouvoir en Centrafrique'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7357697972964196505</id><published>2007-09-08T11:46:00.000+02:00</published><updated>2007-09-08T11:57:58.886+02:00</updated><title type='text'>Il n'est donc pas mort</title><content type='html'>Revoilà Bozzo sorti de sa boite. Cette fois, il est enturbanné comme un mollah, s'exprime comme un mollah et parle comme un mollah. Fini la mode baroudeur héritée du Che, il est maintenant vêtu d’une chemise traditionnelle blanche, d'un manteau doré posé sur les épaules et porte une coiffe blanche. Ses traits sont marqués, mais il n’a l’air ni affaibli ni fatigué. Sa barbe, qui apparaissait grisonnante sur la précédente vidéo, est sur ces nouvelles images noire et fournie. Les mains posées sur un pupitre invisible, devant un fond brun neutre, &lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x2xe4o_2007-ben-laden-reapparait-en-video_news"&gt;Ben Laden parle posément&lt;/a&gt;, tournant régulièrement les papiers posés devant lui. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y aurait plus guère de doutes sur l’authenticité de cette première vidéo d'Oussama Ben Laden depuis trois ans. Un responsable du renseignement américain a confié vendredi 7 septembre être "quasiment sûr" que la voix de la vidéo attribuée au chef d'al-Qaida est bien celle de l’homme le plus recherché de la planète. Un autre a assuré que l'analyse technique de l'enregistrement vidéo par la CIA "suggère que la voix est bien celle de Ben Laden". Un élément d'identification supplémentaire permet de penser que la vidéo a été tournée au mois d'août. Ben Laden  fait ainsi référence au 62e anniversaire du lancement de la bombe atomique sur Hiroshima, le 6 août 1945. Il évoque aussi le président français Nicolas Sarkozy élu en mai 2007 et Gordon Brown, le nouveau premier ministre britannique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;«C’est un message pour le peuple américain, dit Ben Laden. Je parle de sujets importants, de la guerre qui nous oppose. En dépit du fait que les Etats-Unis sont la plus grande puissance mondiale, qu’ils dépensent plus que le monde entier pour leur armée, et qu’ils détiennent le monopole injuste du veto, 19 jeunes martyrs ont suffi à les déboussoler. » «Depuis le 11 septembre, la politique américaine a été sous l’influence des moudjahidines», continue Ben Laden, dont les mouvements se figent parfois sur la video, sans que sa voix ne s’interrompe. «Bush, Blair, Sarkozy et Brown, continuent de parler de droits de l’homme. Y-a-t-il une fome la plus dangereuse de terrorisme ?» Parlant de réchauffement climatique et de système capitaliste, Ben Laden explique que Kennedy a été assassiné parce qu’il s’opposait à la guerre du Vietnam, et, faisant référence à la situation des occidentaux en Afghanistan à celle des soviétiques dans les années 1980. «Les erreurs de Brejnev sont les mêmes que celles commises par Bush». «Mon message est clair : vous devriez plutôt écouter le message de vos soldats mutilés, et voyez les conséquences de votre politique!». Empruntant au vocabulaire des altermondialistes, Ben Laden fait référence à Noam Chomsky, auteur de gauche américain, et accuse les grandes compagnies de vouloir «controler le monde sous le terme de mondialisation».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7357697972964196505?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7357697972964196505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7357697972964196505' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7357697972964196505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7357697972964196505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/il-nest-donc-pas-mort.html' title='Il n&apos;est donc pas mort'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7793559657135957350</id><published>2007-09-05T06:00:00.000+02:00</published><updated>2007-09-05T13:49:55.561+02:00</updated><title type='text'>En France, Matignon coordonne la défense des systèmes d'information</title><content type='html'>A. L. G. Le Figaro du 05 septembre 2007&lt;br /&gt;Actualisé le 05 septembre 2007 : 06h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour protéger ses informations sensibles, la France a mis en place un dispositif qui s'organise autour de la DCSSI (Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information), hébergée au sein du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale) qui dépend lui-même de Matignon. En son sein, c'est le COSSI (Centre opérationnel de la sécurité des systèmes d'information) qui assure une veille permanente. En contact avec les centres opérationnels des ministères et des grands opérateurs - ainsi qu'avec ses homologues internationaux -, le COSSI assure le pilotage de la réaction à une attaque informatique et coordonne les réponses techniques. La DCSSI participe à l'identification et à la surveillance des risques : intrusions dans les réseaux, interceptions malveillantes de communications, prolifération des virus informatiques, manipulation de l'information. Elle procède aussi à des audits réguliers des systèmes de sécurité des ministères. C'est ce même SGDN qui a récemment mis en garde contre l'utilisation des téléphones BlackBerry dans les administrations ou ministères.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Au niveau du ministère de l'Intérieur, la DST (Direction de la surveillance du territoire) dispose d'une section informatique chargée des enquêtes judiciaires lorsque les attaques attentent à la sécurité nationale ou aux secteurs de pointe de l'industrie française. La DST n'hésite pas à employer les mêmes méthodes que les hackers. Fin 2005, un rapport rédigé par Pierre Lasbordes (député UMP) et remis au premier ministre a pointé les faiblesses du dispositif français, marqué par une « multiplicité d'acteurs insuffisamment coordonnés ». Il demandait que la sécurité des systèmes d'information soit élevée au rang de « priorité nationale ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7793559657135957350?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7793559657135957350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7793559657135957350' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7793559657135957350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7793559657135957350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/en-france-matignon-coordonne-la-dfense.html' title='En France, Matignon coordonne la défense des systèmes d&apos;information'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2137314562219043683</id><published>2007-09-04T19:32:00.000+02:00</published><updated>2007-09-04T19:32:47.636+02:00</updated><title type='text'>Le Pentagone piraté par la Chine</title><content type='html'>Olivier LEVARD - LCI - 04/09/2007 - 17h02&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'on reparle de la guerre électronique. Après les &lt;a href="http://aliceadsl.lci.fr/infos/high-tech/0,,3449600-VU5WX0lEIDUzNg==,00-premiere-guerre-electroniquey-.html"&gt;attaques massives de la Russie contre l'Estonie&lt;/a&gt; et la &lt;a href="http://aliceadsl.lci.fr/infos/high-tech/0,,3473367-VU5WX0lEIDUzNg==,00-blackberry-blackliste-sommet-etat-.html"&gt;polémique sur les assistants personnels Blackberry dans les ministères&lt;/a&gt;, ce sont cette fois les grandes armées qui se font la guerre par ordinateurs interposés. Selon les révélations du Financial Times, l'armée chinoise vient d'endosser le rôle de l'attaquant.&lt;br /&gt;L'Armée Populaire de Libération (APL) s'est ainsi invitée au mois de juin dans le réseau informatique du Pentagone. Cette attaque a été, semble-t-il, couronnée de succès. Le département d'Etat a lui même admis avoir du éteindre une partie du système informatique desservant les bureaux de Robert Gates, secrétaire américain à la défense.&lt;br /&gt;Selon les spécialistes de la défense interrogés par le "FT", ses visites sont fréquentes et peu doutent que le Pentagone s'y adonne également régulièrement. Si les informations récupérées par les pirates n'étaient a priori pas sensibles, ils ont montré leur capacité à paralyser le réseau du Département. Une faculté qui inquiète les Américains dans la mesure où elle pourrait être mise en œuvre en cas de conflit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Certitude totale"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les accusations contre la Chine n'ont pas été faites officiellement mais plusieurs responsables ont révélé aux Financial Times que l'enquête interne ouverte après l'incident menait tout droit à l'armée Populaire de Libération (APL). Une source du journal évoque même "un degré de persuasion... qui tend vers la certitude totale".&lt;br /&gt;La réaction de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois n'a pas tardé. "Des gens font des accusations sans fondement ", s'est-elle élevée ce mardi. "La Chine a toujours été opposée et interdit les activités criminelles contre les réseaux informatiques, y compris le piratage". A deux jours de la rencontre entre George Bush et le président chinois Hu Jintao au sommet de l'Apec en Australie, le ministère ajoute que "la Chine est prête à renforcer la coopération avec les autres pays, dont les Etats-Unis, pour lutter contre la cyber-criminalité".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Précédent allemand&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noble intention ou hypocrisie totale, cette nouvelle affaire est révélée dans un climat de suspicion envers les activités chinoises sur la toile. Il y a quelques jours, Angela Merkel en visite en Chine avait déjà évoqué des intrusions sur les serveurs du gouvernement allemand. Le Premier ministre chinois lui avait répondu, main sur le cœur, "condamner les attaques criminelles contre les systèmes informatiques".&lt;br /&gt;La Chine pourrait se trouver un alibi à moindre frais. Un ancien responsable américain cité par le Financial Times soutient que des groupes de pirates "maquillent" leurs attaques pour les faire passer pour celle d'un Etat donné. Une ligne de défense déjà adoptée par la Russie dans son conflit contre l'Estonie. Les guerres électroniques se suivent et se ressemblent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2137314562219043683?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2137314562219043683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2137314562219043683' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2137314562219043683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2137314562219043683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/09/le-pentagone-pirat-par-la-chine.html' title='Le Pentagone piraté par la Chine'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3947996332665433085</id><published>2007-08-30T07:28:00.000+02:00</published><updated>2007-08-30T09:27:19.326+02:00</updated><title type='text'>Messmer, le légionnaire du gaullisme</title><content type='html'>PIERRE PELLISSIER.&lt;br /&gt;Publié dans Le Figaro du 30 août 2007&lt;br /&gt;Actualisé le 30 août 2007 : 07h28&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier ministre de 1972 à 1974, Pierre Messmer, mort hier à 91 ans, était un gaulliste de la première heure, une figure de la France libre et un des plus ardents défenseurs de l'oeuvre du fondateur de la Ve République.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;IL AVAIT eu un parcours politique hors du commun. Peut-être parce qu'il n'était pas vraiment un homme du sérail et qu'il n'a jamais eu envie de se glisser dans le moule commun et réducteur. Peut-être parce que les circonstances et plus encore les hommes, naturellement poussés aux simplifications, l'avaient habillé d'une autre réputation, celle de l'éternel baroudeur. Pour beaucoup, chez les uns par dérision ou provocation, chez les autres par admiration, Pierre Messmer n'était donc que le « légionnaire » ; évidente injustice consistant à privilégier un seul aspect des carrières d'un homme qui avait su tenir son rang en bien d'autres circonstances.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Car Pierre Messmer, aux apparences monolithiques, était multiple et complexe. Peut-être même secrètement amusé de ce portrait de lui frisant la caricature, mais qu'il assumait pourtant, avec une lueur égayée au fond d'un regard bleu qui n'était glacial que pour ceux qui se laissaient intimider.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Avant de surgir, très tardivement, sur le devant de la scène, Pierre Messmer s'était effectivement distingué dans d'autres domaines, là où il fallait allier le courage physique et la finesse politique. Cela s'apprenait sans doute dans une école depuis longtemps disparue : l'École nationale de la France d'outre-mer, dont il était sorti en 1937, ayant également en poche un doctorat en droit et le diplôme de l'École des langues orientales et, en théorie, une belle carrière devant lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'épreuve du feu&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En fait, il est encore un jeune sous-lieutenant du contingent au 12e régiment des tirailleurs sénégalais quand éclate la guerre. Et ce sera, dès juin 1940, son passage à Londres et son engagement dans les Forces françaises libres. Le voici entrant dans la légende sans encore le savoir : il est affecté à la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Chef de section, puis commandant de compagnie, il est engagé en 1940 dans les expéditions de Dakar puis du Gabon ; en 1941, il fait campagne en Érythrée puis en Syrie ; en 1942 et 1943, c'est la Libye avec Bir Hakeim et El Alamein, deux des plus glorieux combats de la France Libre, puis suit la Tunisie. Après la libération de Paris, aux côtés de la 2e DB, après la campagne de France et la conquête de l'Allemagne, de nouveau avec la 13e DBLE, Pierre Messmer aurait pu, comme tant d'autres compagnons de la Libération, rentrer dans le rang.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il n'en est rien ; il va continuer de servir la France, sous un autre uniforme. Son passage à la tête de la mission française à Calcutta est éphémère : en 1945, il reçoit une mission hors du commun, accepte d'être parachuté au Tonkin où il tombe entre les mains du Viêt-minh, s'échappe et rejoint la mission française à Hanoï. Enfin démobilisé, il devient secrétaire général du comité interministériel pour l'Indochine puis, en 1947 et 1948, directeur du cabinet du haut-commissaire de France en Indochine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'Africain&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Une série d'affectations lui permet ensuite de découvrir l'Afrique et de s'imprégner des mentalités et des cultures de ces pays qui, un jour, se sépareront de la France, mais avec lesquels il conservera personnellement des liens privilégiés ; parce que les futurs chefs d'État savent qu'il les a compris, même s'il connaît leurs défauts et les dérives menaçant les anciennes colonies. Le voici commandant du cercle d'Atar (1950-1951) puis gouverneur de la Mauritanie (1952-1954), gouverneur de la Côte d'Ivoire (1954-1956), haut-commissaire au Cameroun (1956-1958) puis en Afrique équatoriale française (1958), enfin haut-commissaire général en Afrique occidentale française (1958-1959). Mais, chemin faisant, il est passé par un cabinet ministériel en 1956, à la France d'outre-mer, dont Gaston Defferre est le ministre. Et là, Pierre Messmer travaille sur une loi-cadre préparant l'évolution de l'Afrique française. Une évolution qui prendra un autre tour avec la naissance, en mai 1958, de la Ve République.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'avènement de la Ve République change totalement le cours de sa carrière : on va oublier « l'Africain » pour retrouver « le légionnaire » : il devient ministre des Armées le 6 février 1960, fonction qu'il conservera, d'un gouvernement à l'autre, jusqu'à une autre secousse, celle de Mai 68... qui en fera le député de la Moselle ! Député certes, mais avec une carrière ministérielle à reprendre : les DOM-TOM de 1971 à 1972, avant l'Hôtel Matignon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pierre Messmer - qui, comme beaucoup de gaullistes intransigeants, avait redouté que Jacques Chaban-Delmas et sa « nouvelle société » ne dérapent quelque peu - allait en effet succéder à celui dont tous se méfiaient : Chaban éliminé, c'est Messmer que Georges Pompidou fait monter en première ligne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Non à l'Élysée&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ses amis en viendront très vite à regretter qu'il se connaisse si bien, qu'il mesure ses propres limites, que l'ambition ne l'égare jamais : à la mort de Georges Pompidou, il faut faire bloc pour sauver l'Élysée qui menace d'échapper à la famille gaulliste ; car déjà pointe un certain François Mitterrand. Et il y a beaucoup trop de monde, dans l'autre camp, pour rêver à la succession de Pompidou ; Chaban-Delmas par exemple, ou Valéry Giscard d'Estaing, qui propose son retrait aux gaullistes si tout le monde s'accorde sur un candidat unique, sous-entendu pour barrer la route à Chaban. Et les gaullistes pensent à Pierre Messmer. Il les écoute et refuse ; ils insistent, mais il ne fléchit pas ; ils le harcèlent, mais il ne dira jamais oui. Chaban sera candidat, comme Giscard, comme Mitterrand... Au second tour, Giscard l'emporte sur Mitterrand. Et curieusement, Pierre Messmer ne redeviendra jamais plus ministre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'homme de l'Est se replie sur la Lorraine. Il est heureux d'être député de Moselle depuis 1968, maire de Sarrebourg depuis 1971, président du conseil régional de 1978 à 1980. Il ne quitte pourtant pas la scène politique ; il reste un homme d'influence peu habitué à cacher ses sentiments, ce qui fâche peut-être les amis de Valéry Giscard d'Estaing lorsqu'il annonce, en 1981, que sept ans, ça suffit, et que Giscard a tort de briguer un second mandat. Les insuffisances de la politique sociale et, plus encore, les échecs africains de Giscard sont pour beaucoup dans ce choix. Ceux qui le voyaient se rallier à Debré contre Mitterrand seront également déçus : pour Messmer, le seul candidat méritant d'être soutenu par les gaullistes de tradition s'appelle Jacques Chirac... Il devient donc son directeur de campagne, au PC de la rue de Tilsitt. Et Chirac, plus tard, lui confiera encore une mission : tenir en main le groupe parlementaire RPR du Palais Bourbon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Avec une autre présidentielle perdue, en 1988, au terme des deux années de cohabitation, puis avec les législatives également perdues dans la foulée, l'effet boule de neige existant aussi en politique, les contrecoups sont cruels pour Pierre Messmer : en juin 1988, il perd son mandat de député ; l'année suivante, il renonce à défendre sa mairie de Sarrebourg : « Si j'étais élu, j'aurais 79 ans en fin de mandat. Il faut parfois se déterminer par rapport à soi-même. C'est la sagesse qui le veut. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Discrète éminence grise&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et sagement, il s'était éloigné. En apparence tout au moins, car il avait toujours ses contacts politiques, toujours ses relations africaines. Avec un fond de tristesse qui ne le quittait jamais plus depuis le décès de son épouse, qui avait tant étonné les journalistes, à l'arrivée de Pierre Messmer à l'Hôtel Matignon, en leur déclarant tout de go : « N'est-ce pas qu'il est beau mon légionnaire... »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il était donc devenu une discrète éminence grise pour satisfaire le présent et même l'avenir. Il s'était aussi tourné vers son propre passé, rédigeant un ouvrage de souvenirs, Après tant de batailles, (Albin Michel), ouvrage qui lui avait valu d'être primé par l'Association des écrivains combattants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ce sont aussi ses états de service militaires qui allaient lui permettre d'être élu à l'Académie française en 1999, au fauteuil d'un autre gaulliste historique, Maurice Schumann. Également membre de l'Académie des sciences morales et politiques, puis chancelier de l'Institut de France, Pierre Messmer était, depuis longtemps, devenu l'un des gardiens du temple gaulliste : président de l'Institut Charles-de-Gaulle, puis de la Fondation Charles-de-Gaulle, il avait succédé au général de Boissieu, gendre du général de Gaulle, comme chancelier de l'ordre de la Libération, qui est le véritable sanctuaire du gaullisme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3947996332665433085?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3947996332665433085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3947996332665433085' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3947996332665433085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3947996332665433085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/08/messmer-le-lgionnaire-du-gaullisme.html' title='Messmer, le légionnaire du gaullisme'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2373851729938283940</id><published>2007-08-29T13:59:00.000+02:00</published><updated>2007-08-30T09:29:14.685+02:00</updated><title type='text'>Abdullah Gül, nouvelle ère en Turquie</title><content type='html'>par Sophie Shihab&lt;br /&gt;LE MONDE | 29.08.07 | 13h59  •  Mis à jour le 29.08.07 | 13h59 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est difficile de surestimer l'importance de l'accession à la tête de l'Etat turc, en toute conformité avec les règles démocratiques et conformément à la constitution du pays, d'un proeuropéen éprouvé, issu du mouvement islamiste. Clôturant quatre mois de crise politique ouverte, l'élection au Parlement, mardi 28 août, d'Abdullah Gül à la présidence de la République "laïque et démocratique" de Turquie marque un tournant historique, ouvrant de grandes chances pour la Turquie et toute la région, soulignaient des commentateurs locaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quatre-vingt-cinq ans, Mustafa Kemal Atatürk créait, sur les ruines de l'empire ottoman, siège du califat, une nation turque que ses héritiers ont maintenue, en s'appuyant sur l'armée, dans un cadre de laïcité autoritaire et nationaliste. La Constitution adoptée après le radical coup d'Etat militaire de 1980 enracinait ce système, toujours parlementaire, mais avec une présidence de l'Etat dotée de forts pouvoirs, en plus de ses fonctions honorifiques. C'est ce fauteuil, qui était autrefois celui d'Atatürk, qu'occupe désormais, pour la première fois, un homme qui, dans sa jeunesse, aspirait au retour du califat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des représentants du courant religieux et conservateur du pays profond, longtemps réprimé, ont certes pu, à partir de 1950, détenir diverses fonctions de pouvoir, dont la présidence avec Turgut Özal à la fin des années 1980. Mais c'est la première fois qu'un parti représentant ce courant, l'AKP - Parti de la justice et du développement, issu d'une scission moderniste en 2001 du vieux parti islamiste turc -, domine sans conteste, non seulement le Parlement et le gouvernement, mais aussi la présidence, chargée de les contrôler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste aux vieilles élites kémalistes et à leurs partisans, qui ont manifesté par millions au printemps contre la première candidature d'Abdullah Gül, bloquée par les militaires qui le soupçonnent d'avoir un "agenda islamiste caché", à faire confiance à ces généraux qui jurent de rester les gardiens de la laïcité et de l'unité du pays. Mais face aux 47 % des voix obtenues par l'AKP aux élections législatives du 22 juillet, avancées pour dénouer la crise, et à sa majorité de 61 % au Parlement, l'armée ne peut plus que s'incliner, elle qui se veut l'âme de la nation, respectueuse de la démocratie. Quitte à limiter désormais ses interventions à ses déclarations épisodiques et à des boycottages de cérémonie officielle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel retrait de l'armée de la vie politique, sans précédent en Turquie, est facilité par le nouveau climat de tolérance qui semble gagner le pays, bouleversé, il y a peu encore, par des assassinats politiques, par les menaces d'intervention militaire contre les Kurdes d'Irak et autres passions nationalistes attisées par le "camp laïc", qui agitait aussi la perspective d'une "saoudisation" du pays si l'AKP accédait à la présidence. Des ténors de ce camp appellent maintenant à tourner la page pour aider M. Gül à tenir sa promesse d'être le président neutre de tout le pays. Lors de l'inauguration du Parlement, les nouveaux élus kurdes nationalistes ont démonstrativement serré la main de leurs ennemis du parti d'extrême droite. Et le premier ministre Recep Tayyip Erdogan s'est excusé d'avoir suggéré à un éditorialiste - dont l'article disait qu'il ne reconnaîtra pas un président "moustachu qui se gratte le ventre", c'est-à-dire à l'image des Turcs du peuple... - de quitter le pays. Une description au demeurant déplacée pour l'économiste parfait anglophone qu'est M. Gül, que même les "laïcs" seraient heureux de voir les représenter à l'étranger... si ce n'était le foulard islamique porté par son épouse. Laquelle a démenti avoir demandé à un styliste viennois de lui proposer une coiffe "modernisée", un sujet dont les médias locaux se sont emparés, délaissant quelque peu - autre signe d'apaisement - les sujets qui divisent le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;COMPROMIS OU "GRAND COMBAT"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se confirme ainsi que ces divisions furent beaucoup plus le fait des rivalités de pouvoir entre anciennes et nouvelles élites, alors que la population démontre quotidiennement qu'elle a appris à vivre sa diversité, femmes voilées et découvertes se côtoyant souvent dans les mêmes institutions, les mêmes quartiers voire les mêmes familles. Comme toute nouvelle élite, les cadres de l'AKP ont certes encore des pesanteurs - en témoignent des incidents mis en épingle par les médias, tels le "risotto cuisiné au vin" qui indigna un ministre lors d'un dîner officiel, ou les abus de religiosité dans certaines écoles, que l'armée dénonce dans ses communiqués. La compétence manque souvent aussi chez ces cadres provinciaux, mais la direction de l'AKP y veille : M. Erdogan a ainsi fait élire sur ses listes des dizaines de professionnels libéraux venus d'autres horizons, améliorant ainsi sensiblement le niveau général du Parlement, qui en avait grand besoin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un progrès d'autant plus nécessaire que cette nouvelle assemblée sera appelée à proposer une nouvelle Constitution, comme le réclamaient en vain depuis des années tous les démocrates du pays. Une Constitution "civile" répondant aux critères européens à la place de la "Constitution militaire" comme est décrite l'actuelle. Ce qui promet encore de vifs affrontements avec l'armée et les tenants de l'orthodoxie kémaliste. Mais beaucoup de tenants de celle-ci, membres du Parti républicain du peuple (CHP), qui reste le premier parti d'opposition, semblent décidés à rompre avec sa direction figée dans un nationalisme anti-occidental, pour former enfin un parti réellement social-démocrate, indispensable à l'enracinement de la démocratie dans le pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réussite de ce projet permettrait aux historiens, à l'avenir, de qualifier "l'époque ouverte le 28 août 2007 d'ère du compromis entre laïcs et religieux, où le voile islamique fut toléré mais jamais imposé, où la Turquie devint plus forte, plus riche et plus démocratique", a estimé l'éditorialiste Mehmet Ali Birand. Son échec, par contre, pourrait, selon lui, marquer le début du "grand combat" entre ces deux composantes de la Turquie, qui deviendrait si faible qu'elle ne pourrait plus résister aux pressions nationalistes kurdes et finirait comme un des "pays divisés" de la région. Un scénario-catastrophe aux yeux des Turcs, souvent obsédés par la menace de désintégration de leur pays. Mais le scénario du succès serait aussi bénéfique pour l'Europe et toute la région, si des partis islamistes, du pourtour méditerranéen par exemple, parvenaient, en évoluant à l'exemple de l'AKP, à forcer l'ouverture politique dans leurs pays respectifs.&lt;br /&gt;Sophie Shihab&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 30.08.07.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2373851729938283940?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2373851729938283940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2373851729938283940' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2373851729938283940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2373851729938283940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/08/abdullah-gl-nouvelle-re-en-turquie.html' title='Abdullah Gül, nouvelle ère en Turquie'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3528481755334667804</id><published>2007-08-28T19:28:00.000+02:00</published><updated>2007-08-29T09:20:12.641+02:00</updated><title type='text'>Gül, nouveau président turc</title><content type='html'>C. J (lefigaro.fr) avec AFP.&lt;br /&gt; Publié le 28 août 2007&lt;br /&gt;Actualisé le 28 août 2007 : 19h26&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier chef d’Etat turc à être issu de la mouvance islamiste, il promet de défendre la laïcité et la démocratie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;«La République turque est un Etat démocratique, laïc et social basé sur l'Etat de droit, je travaillerai avec détermination pour protéger et renforcer tous ces principes », a promis Abdullah Gül. Son premier geste de président juste après avoir prêté serment. Dans son discours, Abdullah Gül est également revenu sur les négociations d’adhésion à l’Europe. « Nous devons mener ces réformes [exigées par l’UE] non pas parce que d'autres le demandent, mais parce que notre peuple en a besoin » a-t-il affirmé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour Gül, cette deuxième tentative de conquéte du pouvoir a été couronnée de succès, avec 339 voix sur 550 que compte le parlement. Un scrutin que l'ancien ministre des Affaires étrangères du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) était assuré de remporter, L'AKP détient en effet une large majorité des sièges au Parlement, alors que seule une majorité absolue de 276 voix était suffisante au 3è tour. Ses rivaux, Sabahattin Cakmakoglu du Parti de l'action nationaliste (MHP, nationaliste) et Hüseyin Tayfun Içli du Parti de la gauche démocratique (DSP, centre-gauche), ont obtenu respectivement 70 et 13 voix.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Une victoire contre laquelle les défenseurs les plus intransigeants de la laïcité, l'armée en tête, qui avait bloqué au printemps une première candidature de M. Gül, n’ont cessé de mettre en garde. A la veille du vote, le chef de l'armée turque a dénoncé des "foyers du mal qui essayent systématiquement d'éroder la structure laïque du pays". &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Début de carrière dans le parti islamiste Refah&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C’est que le camp laïc se méfie de cet homme, qui a commencé sa carrière dans les rangs du parti islamiste du Refah (Parti de la prospérité). Abdullah Gül est né en 1950 dans une famille de la petite bourgeoisie anatolienne hermétique aux réformes occidentales de Mustafa Kemal. De retour en Turquie après un doctorat d'économieà Londres, il fait ses armes politiques dans le mouvement islamiste de Necmettin Erbakan, le père de l'islam politique turc. À cette époque, il suivait les enseignements du Grand Orient, le courant de pensée du poète Necip Fazil Kisakurek. Cet idéaliste islamiste prônait l'union des pays musulmans et la restauration du califat. Gül est élu député en 1991 sous la bannière du Refah et en 1996 il devient le porte-parole du gouvernement de coalition entre les islamistes et le Parti de la juste voie (droite). Erbakan alors premier ministre est chassé par l'armée en 1997 et en 1998, le Refah interdit pour "activités antilaïques". A l'instar de nombre de députés du Refah, Abdullah Gül a rejoint alors le Parti de la vertu (Fazilet). Représentant les "modernistes" contre les "traditionalistes", il a été battu au congrès qui a sonné le glas du parti et la fondation par les modernistes de l'APK.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les détracteurs de l'AKP affirment qu'il a pour ambition secrète d'islamiser le pays et que son accession à la présidence lui permettra de neutraliser plusieurs institutions de contrôle de l'action gouvernementale. Autre sujet de contention, le voile islamique que porte son épouse, perçu comme une expression de rejet du régime laïque. De ce côté, une première concession a été trouvée, Hayrunnisa Gül n’a pas assisté aux cérémonies d’intronisation de son mari, qui était accompagné de ses deux fils.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3528481755334667804?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3528481755334667804/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3528481755334667804' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3528481755334667804'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3528481755334667804'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/08/gl-nouveau-prsident-turc.html' title='Gül, nouveau président turc'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1156577173408406166</id><published>2007-08-27T09:33:00.000+02:00</published><updated>2007-08-27T10:45:06.529+02:00</updated><title type='text'>Le renseignement américain a lâché le gouvernement irakien</title><content type='html'>En arrière-plan du coup de sang du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, il y a un rapport de la communauté nationale de renseignement américaine, par un National Intelligence Estimate du 29 janvier dernier "http://hosted.ap.org/specials/interactives/wdc/documents/nie020207.pdf", rendu public jeudi 23 août, réalisé par le Conseil national du renseignement, qui regroupe la CIA et quinze autres agences, estimant qu'« à ce jour », les dirigeants irakiens « restent incapables de réellement gouverner ». Ce rapport très pessimiste sur la situation politique et sur l'avenir de l'équipe au pouvoir à Bagdad est à deux niveaux :&lt;br /&gt;D'une part, « des améliorations mesurables mais inégales » en matière de sécurité depuis janvier, « des niveaux de violence insurrectionnelle et sectaire » qui « resteront élevés » et un gouvernement irakien qui « va devenir plus précaire au cours des six à douze mois à venir ». De l'autre, le risque d'un désengagement américain ou d'un changement de tactique qui « éroderait les gains en sécurité obtenus jusqu'à présent ». &lt;br /&gt;Il n'est pas difficile de voir en quoi partisans et adversaires du renforcement des troupes décidé par Bush en début d'année ont pu faire une lecture diamétralement opposée de l'évaluation rendue publique jeudi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1156577173408406166?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1156577173408406166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1156577173408406166' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1156577173408406166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1156577173408406166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/08/le-renseignement-amricain-lche-le.html' title='Le renseignement américain a lâché le gouvernement irakien'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-6653108235343071844</id><published>2007-08-02T08:35:00.001+02:00</published><updated>2007-08-02T08:35:36.872+02:00</updated><title type='text'>Le chef du renseignement bulgare évoque un écheveau de contacts secrets</title><content type='html'>Christophe Châtelot (avec AFP)&lt;br /&gt;LE MONDE | 01.08.07 | 11h26&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Intervenu au moment de la visite de Cécilia Sarkozy à Tripoli, du 22 au 24 juillet, le dénouement de la crise ouverte par l'inculpation puis la condamnation à mort des infirmières bulgares et du médecin palestinien accusés en 1999 d'avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens résulte d'un long processus diplomatique et de la contribution de services secrets de plusieurs pays étrangers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un entretien publié, lundi 30 juillet, par le quotidien bulgare 24-Tchassa (24-Heures), le chef du renseignement de ce pays, le général Kirtcho Kirov, révèle ainsi que les services d'"une vingtaine de pays", surtout de Grande-Bretagne, mais aussi d'Italie, d'Etats arabes et même d'Israël, ont travaillé à cette libération. Le général Kirov met en exergue le rôle de plusieurs services de renseignement arabes – "nos amis palestiniens", l'Egypte, l'Algérie, Maroc – et des services italiens qui "ont fourni de l'information et ont mis à profit leur influence" sur la Libye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon Kirtcho Kirov, l'ex-directeur du département Opérations globales du MI6 britannique, Marc Allan, a mis en contact les chefs des services de renseignement bulgares et libyens. Le général Kirov a dit avoir rencontré cinq fois l'ex-directeur du renseignement libyen, Moussa Koussa, en Libye, à Rome, à Paris et à Londres. Un contact qui s'est poursuivi, à partir de 2004 avec son successeur Abdallah Sanoussi, beau-frère de Mouammar Kadhafi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Kirov explique que dès février, à l'issue d'un entretien nocturne dans une villa viennoise avec Saïf Al-Islam, fils du numéro un libyen dont la fondation caritative a joué un important rôle d'intermédiaire, il "savait qu'une solution serait trouvée vers la fin juillet-début août". Les deux hommes avaient évoqué à cette occasion le cas du Libyen, Abdel Basset Ali Al-Megrahi condamné à la prison à vie en Grande-Bretagne, en 2001, pour l'attentat contre un avion de la compagnie américaine PanAm en 1988, qui avait fait 270 morts au-dessus de Lockerbie (Ecosse).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"INTÉRÊTS GIGANTESQUES"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet ancien agent des services secrets libyens a été autorisé, le 28 juin, à faire appel de sa condamnation. "Il pourrait avoir été victime d'une erreur judiciaire", a estimé une commission indépendante écossaise. Selon M. Kirov, ces deux affaires sont "indirectement liées au sein des schémas politiques globaux de la Libye, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sort des praticiens bulgares n'était en fait qu'"un grain de poussière dans l'œil d'un énorme ouragan où se croisent des intérêts gigantesques. Je savais que de grands contrats d'armes et de concessions [d'exploration de pétrole] seraient conclus", a déclaré le général Kirov. La décision d'étudier la livraison d'un réacteur nucléaire français à la Libye a ainsi été conclue lors de la visite du président Sarkozy, le 25 juillet. Fin mai, c'était le groupe pétrolier britannique BP qui profitait de la visite de Tony Blair en Libye, pour signer un contrat de prospection gazière de 900 millions de dollars.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-6653108235343071844?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/6653108235343071844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=6653108235343071844' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6653108235343071844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6653108235343071844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/08/le-chef-du-renseignement-bulgare-voque.html' title='Le chef du renseignement bulgare évoque un écheveau de contacts secrets'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4278189895889875381</id><published>2007-08-02T08:33:00.000+02:00</published><updated>2007-08-02T08:34:10.667+02:00</updated><title type='text'>Le fils du colonel Kadhafi détaille un contrat d'armement entre Paris et Tripoli</title><content type='html'>Natalie Nougayrède&lt;br /&gt;LE MONDE | 01.08.07 | 11h17  •  Mis à jour le 01.08.07 | 19h42&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une semaine après la libération des infirmières et du médecin bulgares retenus en Libye depuis 1999, l'un des acteurs-clefs de ce dénouement, le fils du numéro un libyen, Saïf Al-Islam Kadhafi, évoque, dans un entretien au Monde, certains dessous de cette affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces éléments recouvrent deux aspects que les officiels français et européens ont préféré passer sous silence dans leurs descriptions publiques des tractations avec Tripoli : d'une part, les détails d'un accord prévoyant d'importantes fournitures d'armements par la France à la Libye ; d'autre part, le rôle joué, dans la résolution du cas des infirmières, par une décision de justice au Royaume-Uni concernant le sort d'un ancien agent libyen emprisonné depuis 2001 à Glasgow, en Ecosse, pour sa responsabilité dans l'attentat de Lockerbie en 1988 (270 morts).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Libyen, Abdel Basset Ali Al-Megrahi, a été autorisé par une commission judiciaire écossaise, le 28 juin, à faire appel, pour la deuxième fois, de sa condamnation à la prison à vie. La décision a pesé pour beaucoup dans l'issue du drame des infirmières. Elle est intervenue moins d'un mois après une visite à Tripoli de Tony Blair, qui effectuait là l'un de ses derniers voyages à l'étranger avant de quitter le 10-Downing Street.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fils du colonel Kadhafi affirme qu'il a bon espoir qu'Ali Al-Megrahi sera renvoyé prochainement en Libye. "Nous allons bientôt avoir un accord d'extradition avec le Royaume-Uni", dit-il "Nos gens, ajoute-t-il, en parlant d'officiels libyens, étaient à Londres il y a un mois environ", pour en discuter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Oui", répond-il lorsqu'on l'interroge sur les rapports existant entre l'affaire Al-Megrahi et celle des infirmières, "nous avons établi un lien. Nous avons aussi accepté que le dossier soit traité au niveau bilatéral, entre la Libye et le Royaume-Uni, alors qu'on demandait auparavant que cela fasse partie des discussions au niveau européen".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux accords d'armement et de défense qui ont fait l'objet de discussions entre Paris et Tripoli, il semble y accorder un intérêt beaucoup plus vif qu'à la question de la fourniture par la France d'une centrale nucléaire à la Libye. Pareille centrale "n'est pas essentielle pour la Libye", glisse Saïf Al-Islam Kadhafi d'un air détaché. "Nous avons des hydrocarbures… La décision de se doter d'une centrale nucléaire nous permettrait d'exporter de l'électricité… vers l'Italie notamment" ajoute-t-il, sans s'attarder sur les possibilités de déssalinisation d'eau de mer, pourtant beaucoup évoquées à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cœur du sujet, entre Paris et Tripoli, est donc l'affaire militaire. En quoi consiste-t-elle? "D'abord, l'accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr. Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d'euros je pense. Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires. Vous savez que c'est le premier accord de fournitures d'armes par un pays occidental à la Libye ?", se réjouit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2004, l'embargo européen sur les ventes d'armements à la Libye a été levé, après les règlements intervenus avec Tripoli à propos des dédommagements des victimes des attentats de Lockerbie et de l'avion d'UTA (1989, 170 morts). La Libye avait aussi renoncé à son programme d'armes de destruction massive, à la suite de longues tractations avec Londres et Washington. "Malheureusement, depuis 2004, un embargo non dit persistait contre mon pays", commente Saïf Al-Islam. "Les Allemands, surtout, étaient réticents pour des ventes d'armes. Mais avec les Français, nous avons été en négociations depuis longtemps. Nous avons demandé à Sarkozy d'accélérer les choses. Maintenant que le cas des infirmières est réglé, c'est une occasion en or qui survient." Il ajoute avec une visible satisfaction : "des représentants de Thalès et de Sagem sont en Libye en ce moment même". Le fils du colonel Kadhafi indique que son père devrait se rendre en France pour signer les contrats en question. Il précise en outre que des garanties de défense ont été évoquées, selon lesquelles la France se porterait au secours de la Libye au cas où sa sécurité nationale serait menacée. Les Libyens en ont en tout cas demandé autant. "Mais je ne sais pas si cet article a été maintenu dans le document" par les négociateurs, dit-il encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fils du "Guide" s'exprime ainsi, en ce mardi 31 juillet, assis dans un hôtel de luxe de Nice, entouré d'une escouade de gardes du corps et de conseillers en relations publiques. Agé de trente-cinq ans, crâne rasé et sourire charmeur, il est vêtu d'une veste noire sur un pantalon blanc étincelant, assortis de tennis tout aussi blanches. L'entretien, en anglais, s'est déroulé à sa demande, car il souhaite "clarifier quelques points". Au titre de dirigeant de la Fondation Kadhafi qui a négocié les dédommagements aux familles d'enfants libyens malades du sida, Saïf Al-Islam veut en effet déclarer formellement qu'"aucun argent libyen" n'a été versé à ces familles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où viennent donc les plus de 400 millions de dollars? "Ce que je peux dire, c'est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l'argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l'ont trouvé". Par le Qatar? "Nous n'avons pas posé de questions. Nous ne voulons pas embarrasser nos amis." Pour Saïf Al-Islam, qui dit avec une grande tranquillité qu'il n'a pas cru en la culpabilité des infirmières bulgares ("elles ont malheureusement servi de boucs émissaires"), et que par ailleurs les récits de tortures qu'elles ont subies en prison sont "exagérés, de la fiction, à 100%", la Libye a obtenu dans cette affaire "un bon deal". "C'était une histoire compliquée. Une grande pagaille. Avec beaucoup de joueurs. Il a fallu satisfaire tous les joueurs."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4278189895889875381?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4278189895889875381/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4278189895889875381' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4278189895889875381'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4278189895889875381'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/08/le-fils-du-colonel-kadhafi-dtaille-un.html' title='Le fils du colonel Kadhafi détaille un contrat d&apos;armement entre Paris et Tripoli'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7028695586167479110</id><published>2007-08-01T09:17:00.000+02:00</published><updated>2007-08-01T09:19:31.201+02:00</updated><title type='text'>Londres met fin à 38 ans de campagne irlandaise</title><content type='html'>Londres SÉBASTIEN MARTIN.&lt;br /&gt;Publié le 31 juillet 2007&lt;br /&gt;Actualisé le 31 juillet 2007 : 08h25&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant ce qui a été le plus long déploiement de l'armée britannique, 763 soldats sont morts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;C'EST le point final de l'un des conflits armés les plus anciens d'Europe. À minuit ce soir, l'armée britannique ne sera plus en Irlande du Nord dans une mission de maintien de l'ordre. Trente-huit ans après son lancement, l'opération « Banner » est officiellement terminée. Cela a été le plus long déploiement de l'histoire des forces armées britanniques. Sur le terrain, le changement va être minime. Les 5 000 soldats encore présents en Irlande du Nord vont rester en poste. Mais leur mission sera désormais la même que celle des autres militaires du Royaume-Uni : ils pourront intervenir en cas « d'extrême désordre public », de catastrophe naturelle et ils pourront être appelés à servir à l'étranger.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pourtant, le symbole est très fort. Pour le Sinn Féin, le parti républicain, c'est la fin de « l'occupation » britannique. Pour l'armée de Sa Majesté, c'est le point final d'une des pages les plus sanglantes de son histoire moderne : au total, 763 soldats sont morts pendant l'opération « Banner », le dernier, en 1997, d'un tir de sniper. Au plus fort des troubles en 1972, 28 000 hommes étaient sur place. Depuis le premier cessez-le-feu de l'IRA (mouvement paramilitaire républicain) en 1994, et encore plus depuis les accords du Vendredi saint en 1998, la présence de l'armée avait commencé à se faire discrète. Celle-ci disposait de 106 bases différentes en 1994 ; il en reste 10 aujourd'hui. Plus aucun barbelé ou mirador n'est en place à la frontière avec la République d'Irlande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://medias.lefigaro.fr/photos/20070731.FIG000000163_5259_1.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://medias.lefigaro.fr/photos/20070731.FIG000000163_5259_1.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Une vraie surprise » &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'absence totale de célébration en dit cependant long sur la sensibilité du sujet. L'armée prend soin de ne surtout pas crier victoire. Pourtant, dans un document confidentiel obtenu en mai par la presse britannique, un général britannique parle « de l'une des rares campagnes victorieuses menée par les forces armées d'un pays développé contre une force irrégulière ». Pour Paul Bew, politologue à la Queen's University de Belfast et proche des unionistes modérés, la victoire de l'armée britannique est une évidence : « Le gouvernement britannique est satisfait de la conclusion de ce conflit. Il ne cherche pas à savoir qui est au pouvoir en Irlande du Nord, mais il veut la paix. C'est réussi. » Séamas Heaney défend un point de vue diamétralement opposé. Ancien membre de l'IRA, poseur d'une bombe dans les années 1970, il est aussi devenu une victime du conflit quand son frère a été tué par un militaire en 1978.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;«Les soldats qui ont commis ce meurtre ont été décorés, alors que mon frère a reçu une balle dans le dos, confie-t-il, encore choqué. J'ai demandé des compensations en justice, mais je n'ai jamais eu la moindre chance de remporter mon procès. » Pour lui, l'armée est « une institution organisée en machine à tuer ». Aujourd'hui, Séamas Heaney est membre de l'association Healing Through Remembering, un groupe qui réunit républicains et unionistes pour tenter de cicatriser le passé. Il se félicite de la fin de l'opération « Banner » : « C'est la fin de l'occupation britannique. Mais ce n'est qu'une étape du processus de paix. Il reste encore beaucoup à faire. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les divisions entre unionistes et républicains restent encore très profondes sur le terrain. Politiquement cependant, l'Irlande du Nord a accompli d'immense progrès ces derniers mois. Le 8 mai, un gouvernement de coalition historique a vu le jour, réunissant le DUP (parti unioniste radical) et le Sinn Féin. Depuis, l'entente entre les deux partis est étonnamment bonne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;«C'est une vraie surprise, estime Paul Bew. Le gouvernement traverse une véritable lune de miel. » Il avertit cependant qu'aucune décision stratégique n'a pour l'instant été prise. « En 2008, il faudra décider de la dévolution (retour du pouvoir à l'Irlande du Nord, NDLR) de la police et de la justice. C'est une bataille menaçante. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7028695586167479110?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7028695586167479110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7028695586167479110' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7028695586167479110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7028695586167479110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/08/londres-met-fin-38-ans-de-campagne.html' title='Londres met fin à 38 ans de campagne irlandaise'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7473765976361679499</id><published>2007-08-01T09:16:00.000+02:00</published><updated>2007-08-01T09:17:17.767+02:00</updated><title type='text'>De Licorne à la Finul, l'armée française réexamine ses opérations extérieures</title><content type='html'>ARNAUD DE LA GRANGE.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Publié le 31 juillet 2007&lt;br /&gt;Actualisé le 31 juillet 2007 : 07h33&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les interventions militaires françaises dans le monde coûtent 600 millions d'euros par an, dont plus du tiers pour l'opération Licorne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;EN CÔTE D'IVOIRE, les temps sont à la décrue militaire française. Lente mais régulière - on en est aujourd'hui à 2 900 soldats, contre 5 000 fin 2004 -, elle devrait se poursuivre, sous réserve que le processus de paix ne sorte pas à nouveau de son lit. L'attentat contre Guillaume Soro, il y a un peu plus d'un mois, a ainsi donné des sueurs froides aux généraux français. Sans fixer de calendrier, Paris souhaite continuer à réduire la voilure de l'opération Licorne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Aujourd'hui, quelque 12 000 soldats français sont engagés sur les théâtres d'opérations extérieures (Opex). Dans un entretien publié hier par La Croix, le ministre de la Défense affirme que la diminution des effectifs en Opex n'est « pas à l'ordre du jour ». Dans le cadre de la « mise à plat demandée par le président de la République, précise Hervé Morin, chaque situation a été examinée ». Il a ajouté que le niveau des forces prépositionnées en Afrique ou outre-mer (22 000 hommes) serait réexaminé lors de la rédaction du Livre blanc début 2008.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La veille du 14 juillet, Nicolas Sarkozy avait déclaré qu'il avait en la matière une « règle simple » : « Chaque soldat français engagé en opération le sera de manière utile, au service d'une cause légitime, pour mettre en oeuvre une politique lisible. » Plusieurs raisons motivent le réexamen des Opex. Les armées tirent un peu la langue, d'abord. Plus que les effectifs, c'est le nombre d'opérations qui pose problème, par la multiplication des systèmes de commandement et de communications qu'elles supposent. Il y a aussi le coût, avec 600 millions d'euros par an, dont 250 pour la seule Côte d'Ivoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Contrôle parlementaire&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais ce sont surtout les objectifs et les conditions de ces engagements qui sont en question. Le Liban, par exemple, malgré les règles d'engagement « robustes » affichées, n'a qu'à moitié satisfait les militaires français. Ils auraient préféré une force ad hoc, alors que chausser les pantoufles de la Finul les a obligés à composer avec la machine onusienne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;À l'Élysée comme à l'état-major des armées, on a le souci de ne plus « gaspiller du Casque bleu », dans des opérations où l'engagement militaire sert de substitut à l'action politique. Le 13 juillet, le chef de l'État a ajouté que la politique de projection militaire devait être assortie « d'objectifs clairs et jugée sur des résultats concrets ». Pour éviter les risques d'embourbement, les missions de formation des armées locales sont privilégiées sur les responsabilités de contrôle du terrain. C'est le cas en Afghanistan, où Paris va renforcer ses équipes d'instructeurs au sein d'unités afghanes opérationnelles (OMLT), faisant passer ces effectifs de 50 à 200 hommes. L'un d'entre eux a été tué la semaine dernière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'autre préoccupation des états-majors, c'est de trouver un équilibre entre l'engagement à l'extérieur et la préparation de l'avenir. Les Opex, qui mélangent souvent des missions de police et d'assistance, apportent l'expérience du terrain mais n'aident pas à acquérir des savoir-faire militaires modernes. En Côte d'Ivoire, par exemple, un cuirassier va partir sans son char Leclerc, mais sur du matériel léger. Dans le dernier numéro de la revue Commentaires, des hauts fonctionnaires du ministère des Finances s'intéressant aux questions de défense signent, sous un pseudonyme commun, un article proposant une évolution vers deux types de forces distincts : des unités de stabilisation et des unités d'intervention de haute intensité, à fort niveau technologique. Le débat n'a pas fini d'agiter les armées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'autre nouveauté concernant les Opex devrait être un droit de regard accru du Parlement. Le président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, Axel Poniatowski, a demandé la semaine dernière que tout engagement donne lieu à un « débat et un vote des députés et des sénateurs ». « Ils ne doivent pas être un préalable à l'envoi de troupes, mais il faudrait les organiser dans un délai de trois mois » a-t-il précisé. La France ne ferait là que rejoindre la plupart des grandes démocraties.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7473765976361679499?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7473765976361679499/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7473765976361679499' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7473765976361679499'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7473765976361679499'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/08/de-licorne-la-finul-larme-franaise.html' title='De Licorne à la Finul, l&apos;armée française réexamine ses opérations extérieures'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4600581861446929441</id><published>2007-07-30T20:09:00.000+02:00</published><updated>2007-07-30T20:21:06.616+02:00</updated><title type='text'>L'Inde découvre l'ampleur de son infiltration par al-Qaida</title><content type='html'>De notre correspondante à New Delhi MARIE-FRANCE CALLE.&lt;br /&gt;Publié dans le Figaro le 17 juillet 2007&lt;br /&gt;Actualisé le 17 juillet 2007 : 08h18&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les attentats manqués de Londres et Glasgow, dans lesquels des Indiens sont mis en cause, suscitent une prise de conscience à Delhi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;FIÈRE de son rôle dans la globalisation, l'Inde vient de découvrir que c'est pour le meilleur et pour le pire. Côté lumière, il y a le rayonnement de son économie, de sa culture, de ses « designers ». Côté ténèbres, il y a les réseaux du terrorisme international. Jusqu'à la fin juin et les tentatives d'attentats en Grande-Bretagne, c'était pour les autres, le Pakistan en tête. Se considérant elle-même comme une victime du terrorisme, l'Inde était convaincue de ne pas en être l'exportatrice. Son premier ministre, Manmohan Singh, s'en était félicité après les attaques à Londres (56 morts) du 7 juillet 2005. Soulignant que bien qu'arrivant au troisième rang des pays à forte communauté musulmane (145 millions de musulmans, soit 13 % de sa population) après l'Indonésie et le Pakistan, aucun Indien n'avait jamais été impliqué dans des actes de terrorisme international. En Inde même, c'était une autre histoire. Le 29 octobre 2005, trois attentats simultanés ont tué 66 personnes à New Delhi ; le 11 juillet 2006, des explosions dans des trains à Bombay, capitale économique du pays, ont fait 187 victimes. Certains y ont vu la main d'al-Qaida mais ici, les enquêtes se perdent souvent dans les sables.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Voiture bélier&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les tentatives d'attentat des 29 et 30 juin en Grande-Bretagne ont changé la donne, en faisant entrer de plain-pied l'Inde dans la nébuleuse al-Qaida, version globale et impitoyable. Sur les trois personnes inculpées samedi au Royaume-Uni, l'un est un médecin indien, Sabeel Ahmed, 26 ans, originaire de Bangalore, la capitale nationale du « high-tech ». Il a plaidé non coupable hier à Londres par l'intermédiaire de son avocat, lors de sa première présentation devant un tribunal.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Son frère aîné, Kafeel Ahmed, 27 ans, conduisait la voiture bélier qui s'est incrustée le 30 juin dans le terminal de l'aéroport de Glasgow. Cet ingénieur, très grièvement brûlé, n'a pas été inculpé en raison de son état de santé, mais il est l'un des principaux suspects. Un troisième inculpé, Mohammed Haneef, médecin, n'est autre que le cousin des frères Ahmed. Son arrestation en Australie, le 2 juillet, alimente un feuilleton médiatique en Inde. Hier, le gouvernement australien a trouvé le moyen d'empêcher la mise en liberté conditionnelle de Mohammed Haneef en annulant son visa.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En Inde, les réactions vont de l'embarras à la vexation, en passant par une inquiétude pragmatique sur l'obtention à venir de visas pour aller travailler à l'étranger. Ce qui trouble, surtout, c'est que Kafeel Ahmed, apparemment très engagé dans le djihad, la guerre sainte, contre les Occidentaux en Tchétchénie, en Irak ou en Afghanistan, ne s'est jamais soucié de « libérer » le Cachemire. Delhi se rapproche de plus en plus de Washington, ce qui pourrait déplaire aux émules de Ben Laden et faire de l'Inde une cible privilégiée du terrorisme international.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4600581861446929441?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4600581861446929441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4600581861446929441' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4600581861446929441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4600581861446929441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/07/linde-dcouvre-lampleur-de-son.html' title='L&apos;Inde découvre l&apos;ampleur de son infiltration par al-Qaida'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4454212608888262363</id><published>2007-07-10T19:13:00.000+02:00</published><updated>2007-07-10T19:14:20.625+02:00</updated><title type='text'>Le contrôle du renseignement : longue marche ou révolution culturelle ?</title><content type='html'>Par Philippe Hayez, enseignant à Sciences Po Paris.&lt;br /&gt;Publié le 07 juillet 2007&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'Assemblée nationale examine ces jours-ci le projet de loi visant à instituer une « délégation parlementaire au renseignement », mettant un terme à l'exception qui faisait de notre pays l'un des très rares États occidentaux dépourvus d'un tel mécanisme de contrôle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'esprit d'un contrôle des services est difficile à définir a priori. Il doit viser dabord la supervision (oversight) de l'activité de ces administrations très particulières, pour prévenir toute tentation de détournement des moyens spéciaux qui leur sont conférés. Il doit rechercher, ensuite, une transparence relative (accountability) de la part d'agences dont le secret marque l'action mais qui doivent apprendre elles aussi à rendre des comptes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;À cet égard, le contrôle parlementaire constitue un instrument important mais pas unique : les services doivent avant tout être soumis au pilotage vigilant de l'exécutif et encadrés par des mécanismes appropriés de contrôle juridique et financier. En France, la supervision par l'exécutif demeure très informelle pour de médiocres raisons politico-culturelles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;On peut espérer que le futur Conseil de sécurité nationale apportera une réponse permettant d'améliorer l'efficacité et la sécurité des opérations des services. Les dispositifs ad hoc existants pour le contrôle de leurs fonds spéciaux ou de leurs interceptions de sécurité devront quant à eux être ajustés à l'existence de la nouvelle délégation parlementaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Si chacun semble s'accorder sur la nécessité d'une approche prudente, quelques questions doivent être tranchées par le législateur :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- la communauté soumise au contrôle sera-t-elle restreinte aux services relevant des ministères de la Défense et de l'Intérieur ou bien comprendra-t-elle les services du ministère des Finances (Direction nationale de la recherche et des enquêtes douanières, Tracfin), qui luttent contre les menaces communes du terrorisme et du crime organisé ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- la délégation bornera-t-elle son regard à l'« activité générale et l'organisation des services » ou bien pourra-t-elle s'intéresser aux programmes, dont l'importance technologique et financière va croissant, et aux opérations, bien ou mal, achevées des services. On comprend les réserves sur ce deuxième point mais l'expérience montre qu'une trop grande timidité dans ce domaine risque de laisser le champ libre à des missions d'information improvisées ou aux investigations de presse ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- les moyens, comptés, de la délégation seront-ils suffisants pour faire du principe du contrôle une réalité ? Il serait notamment souhaitable que le président de l'instance dispose d'un mandat d'une durée suffisante et d'une équipe de collaborateurs qualifiés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La mise aux normes de l'appareil français, autorisée par sa maturité récemment acquise, permet d'entrevoir de nouvelles perspectives.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Elle offre opportunément une occasion de débat qu'il ne serait pas raisonnable d'éluder. L'Europe bruit ces jours-ci de polémiques sur les activités de renseignement antiterroriste en Italie ou en Europe orientale. L'importance des enjeux de sécurité contemporains, le rôle que les services ont à y jouer, la nature des règles que ceux-ci doivent respecter dans un État de droit sont des sujets qui ne peuvent pas être laissés à la seule initiative des juges ou des journalistes, et même, du Parlement européen ou de l'Assemblée du Conseil de l'Europe, tant ils touchent à la souveraineté des États.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;L'exception française ne porte pas en réalité seulement sur le contrôle parlementaire mais sur le statut des services de renseignement. La France demeure un des rares pays où la loi n'a pas encadré le statut et l'activité de ces agences. La délégation parlementaire pourra mesurer tout l'intérêt d'une telle disposition pour consolider l'organisation, rationaliser les moyens et accorder aux 15 000 personnels des services la protection juridique qu'ils sont en droit d'attendre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Chacun doit souhaiter que la communauté nationale de renseignement soit efficace et respectueuse des normes démocratiques. Mais l'enjeu à court terme du renseignement français est européen. Les menaces, les infrastructures, les opinions convergent sur ce plan.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour dresser un bilan des acquis et dessiner les perspectives qui s'imposent, l'attention mieux informée et plus exigeante des responsables publics doit être prise comme une chance pour les services. Elle laisse espérer aux citoyens de notre pays que le temps perdu ne l'aura pas été en vain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4454212608888262363?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4454212608888262363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4454212608888262363' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4454212608888262363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4454212608888262363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/07/le-contrle-du-renseignement-longue.html' title='Le contrôle du renseignement : longue marche ou révolution culturelle ?'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-4348906777280734115</id><published>2007-07-10T16:44:00.000+02:00</published><updated>2007-07-10T16:45:16.220+02:00</updated><title type='text'>Mosquée rouge: l'issue logique du double jeu de Musharraf</title><content type='html'>L'ANALYSE de Patrick de Saint-Exupéry, grand reporter au service étranger du Figaro&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le piège de la Mosquée rouge s'est refermé sur le général Pervez Musharraf. Parvenu au pouvoir en 1999 à la suite d'un coup d'État, le premier des militaires pakistanais se trouve aujourd'hui emporté par une logique qu'il ne contrôle pas mais qu'il a contribué à initier depuis le début des années 1980.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Après une semaine de siège, une trentaine de morts et de nombreux échanges violents, le pouvoir ne semble plus avoir d'autre possibilité que de lancer l'assaut contre la Mosquée rouge. Cet assaut marquera un double échec.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;D'abord, parce que s'il est une chose probante dans la crise ouverte par la Mosquée rouge, c'est bien l'aveuglement des services de sécurité pakistanais. Jusqu'à ce qu'il soit trop tard, c'est-à-dire jusqu'à ce que commence la confrontation ouverte, ceux-ci ont tout fait pour minimiser la menace sans jamais chercher à la réduire. Tandis que les meneurs de la Mosquée rouge et leurs activistes multipliaient les provocations dans une capitale pakistanaise érigée de longue date en vitrine du pays, les autorités n'ont cessé de détourner le regard et d'afficher leur impuissance tout en fournissant des excuses implicites à ceux-là mêmes qui les défiaient ouvertement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Il faudra attendre le paroxysme de la crise pour que, brutalement, le discours officiel bascule. Peu après la mort d'un colonel de l'armée pakistanaise, tué par les irréductibles de la Mosquée, les fuites se multiplient. D'un coup, des « sources pakistanaises proches des services de sécurité » expliquent que des membres d'un groupe extrémiste lié à al-Qaida ont pris le contrôle des lieux, d'autres assurent qu'une quinzaine d'islamistes auraient été équipés de ceintures d'explosifs, d'autres précisent que des femmes et des enfants à l'intérieur de la Mosquée seraient utilisés comme bouclier humain par un proche de Khalid Cheikh Mohammed, l'homme qui décapita à Karachi le journaliste américain Daniel Pearl. Il n'est jusqu'au ministre pakistanais des Affaires religieuses qui ne rentre dans la danse : jusqu'alors interlocuteur des responsables de la Mosquée rouge, Ejaz Ul-Haq, fils de l'ancien président Zia Ul-Haq qui islamisa le pays, se met brutalement à dénoncer le fait que « des terroristes recherchés au Pakistan et à l'étranger » aient pris le contrôle de la Mosquée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Soudaines et brutales, ces annonces officielles en forme de révélations sont déconcertantes. Pour une raison bien simple : les liens d'un coup mis en exergue et dénoncés par les autorités sont de notoriété publique et, même, revendiqués. Rencontrant à la fin mai Mollah Ghazi, le responsable de la Mosquée qui aujourd'hui menace d'aller au « martyre » avec ses fidèles, Le Figaro avait fait état de son désir de mener « une révolution religieuse et sociale » qui, si elle était contrée, pouvait « devenir violente ». Mollah Ghazi affichait ses liens sans complexe ni état d'âme : « Je me suis rendu pour la première fois en Afghanistan en 1986. Deux ans plus tard, j'ai suivi un entraînement militaire. Et je me suis encore battu en 1989. En 1998, j'ai passé une journée entière à Kandahar avec Ben Laden. » Le responsable de la Mosquée rouge n'hésitait pas alors à rire des déclarations et de l'attitude des autorités pakistanaises : « Vous y croyez ! » lançait-il, visant les propos officiels. À vrai dire, nul à Islamabad ne croyait alors aux propos officiels.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Là est, justement, le deuxième échec des autorités pakistanaises. D'évidence, la crise de la Mosquée rouge discrédite le pouvoir du général Musharraf, qui se trouve confronté à une rébellion ouverte d'inspiration talibane en plein coeur de la capitale de son pays, alors que, voilà encore peu, il ne cessait de mettre en exergue les efforts et relatifs succès enregistrés dans la lutte contre l'irrédentisme en zone tribale. À l'usure, les propos du chef de l'État semblent devoir être pris avec précaution. Les attaches de la Mosquée rouge avec les territoires tribaux pakistanais sont, en effet, bien plus fortes que celles entretenues par l'armée et le pouvoir politique. Dans une fatwa lancée en 2004, alors que l'armée pakistanaise était engagée dans la reconquête des territoires tribaux, les deux responsables de la Mosquée rouge proclamaient leur soutien aux talibans. « Aucun soldat mort durant les opérations contre les talibans ne pourra être enterré selon le rite musulman », décrétaient-ils tout en considérant que « les militants tués en combattant l'armée sont des martyrs ». Ils avaient alors été soutenus par plus de 500 dignitaires religieux tandis que l'armée pakistanaise constatait une augmentation des désertions.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cette même prééminence du religieux - au détriment du politique et du militaire, qui se trouvent comme marginalisés - peut être relevée dans les actuels développements autour de la crise de la Mosquée rouge. Outre d'anciens responsables d'organisations décrétées hors la loi par les autorités, les ultimes négociateurs appelés à la rescousse par un pouvoir dans le désarroi se trouvent être des oulémas (docteurs de la loi islamique) et des proches du réseau pakistanais des madrasas (écoles coraniques). Le Conseil des oulémas pakistanais, un organisme indépendant, a décerné, le mois dernier, un trophée à Oussama Ben Laden. Quand aux madrasas, le général Musharraf a toujours assuré vouloir les placer sous le contrôle de l'État.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quand un général à la tête d'un pays se voit contraint de placer ses espoirs dans la main de ceux dont il affirme vouloir réduire l'influence, le problème est évident. Il l'est d'autant plus que ce général a bridé son opposition civile et ne peut guère en espérer de renfort.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-4348906777280734115?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/4348906777280734115/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=4348906777280734115' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4348906777280734115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/4348906777280734115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/07/mosque-rouge-lissue-logique-du-double.html' title='Mosquée rouge: l&apos;issue logique du double jeu de Musharraf'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2879309624282724521</id><published>2007-06-21T00:56:00.000+02:00</published><updated>2007-09-04T19:35:33.314+02:00</updated><title type='text'>Le Blackberry blacklisté au sommet de l'Etat</title><content type='html'>Olivier LEVARD - LCI - 21/06/2007 - 00h56&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est une simple circulaire comme nos ministères en reçoivent des centaines. Mais elle a la particularité de mettre en rage les hauts fonctionnaires qui les peuplent. Révélée par Le Monde, elle interdirait purement et simplement le Blackberry, l'assistant personnel le plus populaire du monde dans tous le ministères ainsi qu'à l'Elysée et à Matignon. Ce petit bijou High-Tech qui permet d'envoyer et recevoir des mails et accessoirement de téléphoner a conquis huit millions de cadres et décideurs dans toute la planète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La circulaire du secrétariat général de la défense nationale (SGDN) remonte à dix-huit mois, selon le quotidien "mais elle a dû être renotifiée". Alain Juillet, le Haut responsable chargé de l'intelligence économique dans ce secrétariat affirme en effet au Monde que ces terminaux pâtissent d'un "problème de sécurisation des données". Concrètement, il existerait des "risques d'interception (...) réels" des données dans un contexte de "guerre économique". La circulaire provoque la colère de hauts fonctionnaires déjà accros à la petite "mûre" électronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Informations incorrectes"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lecture de cet article, le sang du constructeur canadien n'a fait qu'un tour. La réaction est arrivée ce matin. Dans un communiqué, RIM affirme que "les informations délivrées dans le cadre de l'article du Monde du 20 juin 2007 et citant Alain Juillet au sujet de la NSA (National Security Agency), sont incorrectes". Dans un deuxième temps, il explique que "la NSA n'a pas la capacité de visualiser le contenu d'une communication de données envoyée par le biais des serveurs informatiques BlackBerry. Toutes les communications de données effectuées au travers des serveurs informatiques BlackBerry, qui sont situés au Canada et au Royaume-Uni, sont cryptées et l'origine des emails ne peut ni être tracée ni faire l'objet d'une analyse de contenu".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus surprenant, un employé de l'entreprise confirme à LCI.fr que "le MinEFi est un de [ses] clients". En d'autres termes, le ministère de l'Economie et des Finances passerait outre la directive révélée par Le Monde. Sur le site de La Tribune, Christophe Alviset, responsable informatique à Bercy justifie le choix de son ministère : "Les critères ont été la facilité d'usage, la réputation du Blackberry, ainsi que la sécurité de la solution, assurée de bout en bout. A l'époque, les autres solutions en lice nécessitaient des montages plus compliqués et elles n'étaient pas encore très stables ni rodées". On comprend plus facilement la surprise du constructeur canadien de se voir exclu de facto d'un marché qui lui tient à coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"RIM travaille avec la NSA"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pouvoirs publics sont un marché important pour RIM au point qu'ils disposent d'une gamme dédiée pour le territoire américain : BlackBerry for Government. Surprise, lorsqu'on jette un œil aux cas pratiques présentant les clients "ravis" par la solution BlackBerry, on trouve entre le ministère de l'Agriculture et celui des Anciens combattants, le Département de la défense américain. Dans la description du service rendu à ce client un peu particulier, cette phrase : "RIM travaille avec la NSA sur la sécurisation des e-mails pour répondre aux exigences de sécurité renforcée du ministère de la Défense". Une collaboration qui va se poursuivre de l'aveu même du constructeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si c'était cette proximité avec le gouvernement américain et son agence spécialisée dans le cryptage que le gouvernement Français reprocherait en réalité à RIM, sans le dire explicitement? La NSA est en effet chargée de l'écoute sur toute la planète et notamment du très secret système "Echelon" qui a déjà provoqué la polémique par le passé. Les grandes oreilles de la défense américaine - censées notamment suivre les communications des réseaux terroristes - pourraient être détournées dans un but moins avouable de guerre économique. Reste à prouver - au risque de perpétrer une injustice économique - que "l'étroite collaboration" entre RIM et la NSA pourrait consister à rendre des services, disons "sensibles" à l'agence américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'entourage du Premier ministre François Fillon se défend de toute velléité anti-Blackberry en plaçant tous les assistants personnels portables (PDA) sur un pied d'égalité : "S'agissant des PDA, quels qu'ils soient, il n'y a pas de système garantissant l'absence totale de risque de compromission des informations échangées".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2879309624282724521?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2879309624282724521/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2879309624282724521' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2879309624282724521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2879309624282724521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/le-blackberry-blacklist-au-sommet-de.html' title='Le Blackberry blacklisté au sommet de l&apos;Etat'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-7754134424002711770</id><published>2007-06-16T11:02:00.000+02:00</published><updated>2007-06-16T11:18:21.044+02:00</updated><title type='text'>La responsabilité de l'Occident</title><content type='html'>La situation à Gaza trouve son origine dans le refus des Occidentaux de reconnaitre la victoire du Hamas à des élections démocratiquement reconnues par eux. Aujourd'hui, le drapeau vert du mouvement intégriste flotte sur la Mountada, le palais présidentiel de Gaza. Le jeu de Mahmoud Abbas, président d'un Fatah corrompu, contre Ismaïl Haniyeh, Premier ministre à qui l'on a refusé les moyens de gouverner, a lamentablement échoué et conduit là où les organisateurs, Israël et les Etats-Unis en tête, de cette bronca ne voulait aller. La réédition du cordon sanitaire anti-Arafat a donné la victoire aux extrême, à l'issue d'une bataille dont les populations civiles seules ont fait les frais. Les dirigeants du Fatah se sont réfugiés en toute sécurité en Egypte, avec l'argent détourné. &lt;br /&gt;L'espoir est aujourd'hui du côté du Hamas. Et les raisons de l'échec de l'Etat palestinien incombe au refus de laisser cet Etat se créer dans des conditions saines. L'Union européenne débloque aujourd'hui l'aide qu'elle refusait hier. Mais Abbas n'a plus les moyens de la distribuer. Déjà, l'on entend les médias israéliens siffler le débuts de la seconde manche de ce poker menteur. « L'Iran à cinq minutes d'Ashkelon » ; ce gros titre, qui fait référence à une grosse ville du sud d'Israël, qui se trouve à portée des roquettes tirées à partir de la bande de Gaza, s'étalait hier à la une de Yédiot Aharonot. Le quotidien le plus populaire d'Israël exprimait ainsi l'inquiétude suscitée par l'extension de l'influence de l'Iran, déjà omniprésent au sud du Liban avec la milice chiite du Hezbollah, fidèle allié de la République islamique. Comme le soulignait un commentateur de la télévision publique, Israël peut désormais être pris « entre deux feux », au nord et au sud, par Téhéran.&lt;br /&gt;« Il est désormais évident que la bande de Gaza est devenue un poste de commandement de l'Iran contre nous », constate Tzahi Hanegbi, président de la commission de la défense et des affaires étrangères du Parlement. « L'Iran va pouvoir nous harceler et user notre résistance afin de mieux détourner l'attention de son programme nucléaire », ajoute ce proche d'Ehoud Olmert, le premier ministre. &lt;br /&gt;Les responsables militaires israéliens affirment que le Hamas a reçu des dizaines de millions de dollars d'aide de Téhéran. Des centaines de membres de la branche militaire de l'organisation islamiste auraient également suivi ces derniers mois des entraînements dans des camps de l'armée iranienne. « Les méthodes utilisées sont une parfaite imitation de celles du Hezbollah », souligne un commentateur militaire. Un scénario sans doute exagéré pour le moment. Mais qui rappelle aux Israéliens les mauvais souvenirs de l'offensive lancée l'été dernier contre le Hezbollah au Liban, qui s'est soldée par un échec, dénoncé par le rapport d'une commission d'enquête.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-7754134424002711770?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/7754134424002711770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=7754134424002711770' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7754134424002711770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/7754134424002711770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/la-responsabilit-de-loccident.html' title='La responsabilité de l&apos;Occident'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-2968011195114496648</id><published>2007-06-11T17:21:00.000+02:00</published><updated>2007-06-11T17:28:54.500+02:00</updated><title type='text'>Le Darfour à la loupe avec Amnesty</title><content type='html'>Laurent Suply (lefigaro.fr).&lt;br /&gt;Publié le 06 juin 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nouvelles technologies sont de plus en plus utilisées dans les combats humanitaires. Dernier exemple en date, Amnesty International a braqué l’œil des satellites sur le Darfour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En juillet 2006, l'International Crisis Group diffusait sur un internet un &lt;a href="http://www.darfurisdying.com/"&gt;jeu vidéo&lt;/a&gt; proposant, dans la mouvance des "serious games", de se mettre dans la peau d'un réfugié du Darfour. A la mi-avril, Google mettait la main à la pate pour enrayer les atrocités au Darfour. Les utilisateurs de son logiciel d’exploration 3D gratuit &lt;a href="http://www.ushmm.org/googleearth/"&gt;Google Earth&lt;/a&gt; peuvent depuis lors visualiser les villages détruits et les témoignages des victimes. Objectif de l’opération : « voir la destruction de ses propres yeux ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Aujourd’hui, Amnesty International emprunte cette même voix avec le site &lt;a href="http://www.eyesondarfur.org"&gt;www.eyesondarfur.org&lt;/a&gt;. Très didactique et simple à manier, le site construit par l’ONG propose à l’internaute de consulter des photos prises par des satellites commerciaux au dessus de 13 villages du Darfour. Pour chacun de ces villages, l’internaute peut zoomer sur des groupes de maisons, et surtout comparer les lieux avant et après les attaques. Les habitations détruites sont signalées par des points rouges. Pour chacune de ces zones, plusieurs ressources sont proposées : récits de victimes, synthèses chiffrées, mais aussi des &lt;a href="http://www.eyesondarfur.org/photo.html"&gt;galeries photos&lt;/a&gt; ou des vidéos parfois difficilement soutenables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant et après l'attaque de Jenjawids&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://medias.lefigaro.fr/photos/20070606.WWW000000546_1548_2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://medias.lefigaro.fr/photos/20070606.WWW000000546_1548_2.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Des guetteurs pour le "village mondial"&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Au-delà, Amnesty invite les visiteurs du site à agir. D’abord, en leur proposant d’observer onze villages que l’ONG considère en danger. Ensuite, de le faire savoir au président soudanais Omar el-Bechir. « Nous saurons si du mal est fait aux civils », clame le texte de l’e-pétition prête à lui être envoyée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Amnesty poursuivra sa campagne humanitaire « 2.0 » en diffusant sur Youtube et iTunes les clips et chansons des nombreux artistes participant au projet « Instant Karma », parmi lesquels U2, Ben Harper ou Green Day. Ce disque, proposant plusieurs reprises de John Lennon, sera en vente à partir du 12 juin. Et Amnesty fait monter le buzz en proposant depuis quelques jours un clip de Green Day sur &lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=AoiEZbEm3JA&amp;eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Elefigaro%2Efr%2Finternational%2F20070606%2EWWW000000546%5Fle%5Fdarfour%5Fa%5Fla%5Floupe%5Favec%5Famnesty%2Ehtml"&gt;YouTube&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-2968011195114496648?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/2968011195114496648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=2968011195114496648' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2968011195114496648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/2968011195114496648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/le-darfour-la-loupe-avec-amnesty.html' title='Le Darfour à la loupe avec Amnesty'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1629638798675842556</id><published>2007-06-08T09:44:00.001+02:00</published><updated>2007-06-08T09:45:13.757+02:00</updated><title type='text'>A Gaza, la santé florissante du marché aux armes</title><content type='html'>Reportage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MONDE | 07.06.07 | 14h53  •  Mis à jour le 07.06.07 | 14h53&lt;br /&gt;GAZA ENVOYÉ SPÉCIAL &lt;br /&gt;Benjamin Barthe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'un de ces marchés informels qui fleurissent sur les trottoirs de Gaza. Quelques étals improvisés, sur le bas côté de la rue Salaheddin, à proximité d'un parking de voitures d'occasion. Ici, on ne vend pas de cigarettes de contrebande ou bien de jouets pour enfants made in China comme aux carrefours du centre-ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve en revanche des boîtes de cartouches de tous les calibres, à partir de 7,5 shekels (2 euros) l'unité, des grenades artisanales, des pistolets 9 mm et des kalachnikovs à environ 1 500 dollars pièce. Entre 8 heures et 11 heures du matin, deux jours par semaines, une centaine de Palestiniens de tous les âges s'y pressent pour vendre, acheter ou échanger. Ouvert il y a un an, au début des affrontements entre le Fatah et le Hamas, le marché d'armes de Zeïtoun est symptomatique de la peur, de la haine et de l'anarchie qui font désormais le quotidien de la bande de Gaza.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"J'ai besoin d'une centaine de balles, cela suffira pour me venger", dit Hatem, un trentenaire en sandales qui déambule entre les stands de fortune. Un kalachnikov pendu à l'épaule, il soulève sa chemise et désigne la cicatrice qui court de son torse à son nombril. Le legs d'une querelle à propos d'un terrain qui a dégénéré, comme souvent à Gaza, en affrontement armé. "Dans la fusillade, mon père aussi a été blessé, raconte Hatem. J'ai déjà tiré dans les jambes d'un des membres de la famille qui nous a attaqués. J'ai besoin d'en blesser un second et le contentieux entre nous sera réglé." L'idée de déposer plainte pour obtenir réparation ne l'a pas effleuré. "La justice dans notre pays, ce sont des paroles en l'air. Il n'y a que la violence qui fonctionne", tranche-t-il avant de piocher dans un sac rempli de balles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un colosse barbu avec un browning glissé dans le dos de son jean, aborde un vendeur de kalachnikov. Il s'empare de l'arme, inspecte la culasse, fait claquer la détente puis rend le fusil d'assaut à son propriétaire, avec une moue de déception. Abou Nidal est un expert, l'un de ces fonctionnaires palestiniens à la double casquette - policier sur le papier et marchand d'armes sur le terrain. Il passe de temps à autres sur les stands de Zeïtoun, dans l'espoir d'y dénicher une pièce de choix, comme le "Ben Laden ", le kalachnikov qui accompagne le chef d'Al-Qaida sur toutes ses vidéos. Mais l'essentiel de son commerce se fait par téléphone. "Je reçois une dizaine d'appels par jour, dit-il. Il s'agit le plus souvent de particuliers qui veulent pouvoir défendre leur famille ou bien leurs magasins, notamment des bijoutiers. Avec le désordre qui règne en ville, la demande en munitions a été multipliée par deux."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pénurie est un mot qui n'existe pas sur ce marché. Quelles que soient la saison, la situation économique et la pression exercée par l'armée israélienne aux frontières, les armes trouvent toujours le moyen d'arriver. "Depuis le retrait israélien, le business n'a jamais été aussi florissant, confesse Abou Nidal. Certes, il n'est plus possible de s'approvisionner auprès des colons, notamment en M16. Mais comme l'armée israélienne a évacué la zone frontière de Rafah et que les Egyptiens ne sont pas très motivés pour les boucher, les tunnels creusés à cet endroit, fonctionnent mieux que jamais."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;TRAFIQUANTS ISRAÉLIENS&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre combine : pour une récente commande de 20 000 cartouches de 9 mm et 7 000 cartouches de M16, Abou Nidal s'est fourni auprès de trafiquants israéliens. Les boîtes de munitions sont rentrées en douce dans la cargaison d'un camion, via le terminal de Karni, la plate-forme de fret entre Gaza et Israël. "Elles sont passées inaperçues au milieu de boîtes de carrelage chinois", s'esclaffe-t-il, en précisant que l'acheteur était un clan neutre de la bande de Gaza. Et il assure, pris d'un brusque accès de scrupule : "Mes armes servent à l'autodéfense, à la résistance, mais pas à la guerre civile. Une fois, le Hamas a voulu me commander des fusils de sniper et j'ai refusé."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'ombre d'un arbre, un adolescent à l'air emprunté glisse une poignée de balles dans sa poche. Il en acheté dix, pas une de plus. "C'est pour tirer en l'air au mariage d'un ami ", dit-il, comme pour s'excuser. Soudain, des coups de feu éclatent. Un curieux teste un kalachnikov au-dessus de la tête de ses voisins. Sur le terrain vague contigu où les voitures d'occasion sont parquées, un vendeur secoue la tête en signe d'agacement. "Il y a quelques semaines, il y a eu un blessé à cause d'un type qui essayait un pistolet, dit-il. Les armes sont la maladie de notre société." Il soupire et la pétarade continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 08.06.07&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1629638798675842556?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1629638798675842556/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1629638798675842556' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1629638798675842556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1629638798675842556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/gaza-la-sant-florissante-du-march-aux.html' title='A Gaza, la santé florissante du marché aux armes'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-6498378553716120999</id><published>2007-06-08T09:36:00.000+02:00</published><updated>2007-06-08T09:38:38.957+02:00</updated><title type='text'>Dick Marty : "La politique du renseignement américain est désastreuse"</title><content type='html'>Propos recueillis à Berne par Thierry Oberlé.&lt;br /&gt;Publié dans Le Figaro le 08 juin 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ancien procureur, le sénateur suisse Dick Marty rend aujourd'hui public le deuxième rapport de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur les prisons secrètes de la CIA en Europe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;LE FIGARO. - Comment expliquez-vous l'attitude du gouvernement italien dans l'affaire Abou Omar ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Dick MARTY. - Il est paradoxal que des membres de l'actuel gouvernement italien qui critiquaient leurs prédécesseurs lorsqu'ils étaient dans l'opposition soient désormais alignés sur les positions de l'ex-équipe de M. Berlusconi. Le gouvernement Prodi a en fait les mains liées. Il est tenu par des accords secrets passés avec les États-Unis après le 11 Septembre. Il prétend qu'il n'y a pas de secret d'État, mais il refuse de demander l'extradition des agents de la CIA impliqués dans l'enlèvement d'Abou Omar pour respecter les engagements de l'État italien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Que révèle le deuxième volet de votre enquête ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Nous avons orienté nos investigations vers les lieux de détention secrète situés en Europe de l'Est. Nous avons obtenu des preuves, sur la base d'informations recoupées, de l'existence de prisons extralégales dans des pays travaillant étroitement avec les États-Unis, comme la Pologne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Nous disposons de détails sur le programme mis au point par la CIA. Le plan, aujourd'hui officiellement suspendu en Europe, visait à exporter la lutte antiterroriste hors des frontières des États-Unis pour l'affranchir des contraintes légales imposées par la loi américaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La sous-traitance instaurée dans nos pays témoigne d'un manque de respect vis-à-vis des partenaires européens. C'est une attitude insultante. Les États-Unis ont voulu imposer une guerre sans règles contre le terrorisme. Les terroristes présumés enlevés puis torturés et séquestrés dans des États voyous comme la Syrie ne disposent ni du droit civil, ni du droit de guerre. Ils sont devenus encore plus dangereux, car ils ont bénéficié ainsi d'un mouvement de sympathie dans certains milieux. L'erreur a été de ne pas les traiter pour ce qu'ils sont : des groupes criminels à poursuivre en appliquant une législation adaptée. En enlevant Abou Omar à Milan, la CIA a saboté la lutte contre le terrorisme. Sa politique a débouché sur un désastre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les Français ont-ils participé au programme de la CIA ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les services de renseignement français étaient informés des programmes secrets américains, mais ils n'y ont pas participé directement. Plusieurs sources nous ont affirmé que la DGSE savait ce qui se tramait. Il n'y avait pas de coopération, car la CIA se méfiait des Français et ces derniers ont leurs propres méthodes plutôt performantes puisqu'ils avaient prévenu les Américains avant le 11 Septembre de l'imminence d'une attaque terroriste sur leur territoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-6498378553716120999?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/6498378553716120999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=6498378553716120999' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6498378553716120999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/6498378553716120999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/dick-marty-la-politique-du.html' title='Dick Marty : &quot;La politique du renseignement américain est désastreuse&quot;'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8436366957205957264</id><published>2007-06-07T19:07:00.000+02:00</published><updated>2007-06-07T19:08:19.714+02:00</updated><title type='text'>Une agence des Nations unies doute de la possibilité d'un Etat palestinien</title><content type='html'>LE MONDE | 05.06.07 | 14h08  •  Mis à jour le 05.06.07 | 14h15&lt;br /&gt;JÉRUSALEM Michel Bôle-Richard&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;eut-on encore parler de la création d'un Etat palestinien viable à côté de celui d'Israël alors que tout indique qu'elle n'est plus possible ? Faut-il encore évoquer la "feuille de route", le plan de paix international, alors que tout démontre qu'elle est désormais inapplicable ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'occasion du 40e anniversaire de la guerre des Six-Jours (1967), deux rapports, le premier d'Amnesty International et le second de l'office de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires (OCHA), illustrent, faits à l'appui, que l'emprise d'Israël sur la Cisjordanie est telle que la création d'un Etat viable et continu n'est plus qu'une fiction. En effet, selon le rapport auquel OCHA met la dernière main, parce qu'ils sont occupés par des colons, par l'armée ou décrétés réserves naturelles, 45,47 % des 5 600 km2 que compte la Cisjordanie sont soit interdits d'accès, soit soumis à un régime de permis pour les Palestiniens. Selon le rapport, le taux de croissance des colonies israéliennes est de 5,5 % par an, "soit l'équivalent de deux bus entiers qui, chaque jour, s'ajoutent aux 450 000 personnes déjà installées, c'est-à-dire trois fois la croissance naturelle de l'Etat juif".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chances d'une inversion de tendance ou d'un démantèlement des implantations apparaissent illusoires. Ce qui signifie que les perspectives de la création d'un Etat palestinien comme le président George Bush en avait exprimé la "vision" le 24 juin 2002, et comme ne cessent de le répéter les autorités israéliennes, relève de plus en plus d'une chimère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En cela le rapport d'OCHA est on ne peut plus instructif. Il révèle tous les détails de la façon dont l'Etat juif fait main basse sur la Cisjordanie, la tronçonnant en une quinzaine de cantons desquels il est pratiquement impossible de sortir pour les 2,5 millions d'habitants qui vivent sur ce territoire. Pour OCHA, il apparaît de plus en plus difficile de faire concorder les constatations sur le terrain avec la volonté exprimée de créer un Etat palestinien digne de ce nom. "La réalité s'oriente dans une direction qui va rendre la vie des Palestiniens plus difficile et ne va pas leur permettre d'atteindre ce à quoi ils aspirent", déplore David Shearer, directeur d'OCHA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En quittant ses fonctions début mai, Alvaro de Soto, l'envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient, avait déjà dressé un constat accablant : "D'un côté, les Palestiniens doivent endurer les perpétuels ajournements des négociations qui sont le seul espoir d'un aboutissement pacifique. De l'autre, les perspectives d'un Etat viable sundefinedamenuisent sous leurs propres yeux."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le constat d'Amnesty International est tout aussi accablant. Dans un rapport de 45 pages intitulé "Supporter l'occupation", l'organisation internationale dénonce "les violations répétées pendant presque quarante ans des lois internationales que les légitimes préoccupations d'Israël en matière de sécurité ne justifient pas". Amnesty International passe en revue toutes les atteintes aux droits de l'homme et le non-respect des conventions internationales. Pour Malcolm Smart, directeur du programme sur le Moyen-Orient d'Amnesty International, "le niveau de désespoir, de pauvreté et d'insécurité alimentaire dans les territoires occupés a atteint un niveau jamais atteint jusqu'à présent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les restrictions imposées sont disproportionnées et discriminatoires. Elles sont imposées aux Palestiniens parce qu'ils sont palestiniens dans le seul bénéfice des colons dont la présence en Cisjordanie est illégale", souligne le rapport, pour qui "la charité et l'aide internationale n'absolvent pas Israël de ses obligations". Le ministère de la justice a répliqué, affirmant que ce rapport était "biaisé, immoral, rempli d'erreurs et d'imprécisions factuelles et légales" et "parle à la légère, sans leur donner l'importance qu'ils méritent, des besoins sécuritaires légitimes d'Israël".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Article paru dans l'édition du 06.06.07&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8436366957205957264?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8436366957205957264/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8436366957205957264' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8436366957205957264'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8436366957205957264'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/une-agence-des-nations-unies-doute-de.html' title='Une agence des Nations unies doute de la possibilité d&apos;un Etat palestinien'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-1033062979657905471</id><published>2007-06-07T19:06:00.000+02:00</published><updated>2007-06-07T19:07:04.670+02:00</updated><title type='text'>La conquête inexorable de la Vieille Ville de Jérusalem par les colons israéliens se poursuit</title><content type='html'>Reportage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE MONDE | 06.06.07 | 14h35  •  Mis à jour le 06.06.07 | 17h53&lt;br /&gt;JÉRUSALEM Benjamin Barthe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;our Ismaïl Mohammed, un petit homme au front plissé par les soucis, l'Histoire n'en finit pas de bégayer. Ce retraité d'une agence de tourisme habite un trois-pièces voûté et décrépit en surplomb du mur des Lamentations et de l'esplanade des Mosquées. L'une de ces maisonnettes en escalier dont la Vieille Ville de Jérusalem a le secret, mi-grotte, mi-perchoir. "C'est là que je suis né et que je vis, avec ma femme, mes cinq enfants et ma soeur", dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la mi-mai, comme chaque année depuis quarante ans, la famille observe depuis la courette les parades des juifs religieux venus célébrer la "réunification" de leur "capitale" aux cris de "Jérusalem est à nous !". Fixé cette année au 16 mai dans le calendrier hébraïque, l'anniversaire correspond au 7 juin du calendrier chrétien, date de la conquête, en 1967, de la partie orientale de la ville par les troupes israéliennes engagées dans la guerre des Six-Jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette occasion, symbole du début de l'occupation pour les Palestiniens, Ismaïl Mohammed se remémore toujours la destruction du quartier des Maghrébins, sur les ruines duquel fut aménagé l'actuel quartier juif. Plusieurs milliers de musulmans et de chrétiens furent chassés hors de la Vieille Ville, comme une réplique de l'expulsion de la communauté juive par la Légion arabe de Transjordanie en 1948. "Je me souviens toujours du bruit des pelleteuses, dit Ismaïl Mohammed. A la radio, Moshé Dayan (ministre de la défense de l'époque) disait qu'il voulait faire la paix et, sous mes yeux, les maisons de mes voisins étaient rasées."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le souvenir est d'autant plus douloureux pour le vieil homme que, quarante ans plus tard, un sort similaire plane sur les siens. Il y a quelques mois, un appel de la police lui a annoncé que sa présence dans la maison était illégale dans la mesure où il l'avait vendue. Stupéfait, Ismaïl a couru au commissariat et reçu des mains de son chef un acte de vente signé prétendument de sa main, au bénéfice d'un autre Palestinien. Un faux, accuse-t-il, avec un collaborateur en guise d'homme de paille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Les organisations de colons comme Ateret Cohanim sont familières de ce genre de machinations, confirme Ziad Al-Hamouri, un avocat de Jérusalem. Elles tablent sur la complaisance de certains juges, sur les tours de passe-passe qu'autorise la loi des Absents (un texte de 1950 qui place sous la tutelle de l'Etat tous les biens dont les propriétaires ont fui durant la première guerre israélo-arabe en 1948) ou sur le fait que leurs victimes n'ont pas les moyens de supporter le coût d'une procédure judiciaire à rallonge."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"NOUS ACHETONS TOUT"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec sa pension de 1 600 shekels (300 euros) et les sept personnes placées sous sa charge, Ismaïl Mohammed sait déjà qu'il ne pourra pas tenir longtemps. "Les Israéliens veulent que Jérusalem soit unifiée, mais ils veulent surtout qu'elle ne soit peuplée que de juifs. La célébration de la victoire de 1967 équivaut à la célébration d'un vol. Jérusalem n'appartient pas aux Israéliens. Elle appartient aux trois religions. Celui qui refuse cette évidence pousse les peuples à la guerre."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encouragée dans les années 1980 par Ariel Sharon, alors ministre des infrastructures, la silencieuse offensive des colons a fait passer sous leur coupe plusieurs dizaines de bâtiments dans les quartiers arabes de la Vieille Ville, où résident aujourd'hui près de 80 familles. Au début des années 1990, ces menées avaient été ralenties par la publication d'une enquête officielle, le rapport Klugman, qui révélait comment les agents d'Ateret Cohanim avaient empoché en douce plus de 8 millions de dollars d'argent public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais d'après l'organisation israélienne La Paix maintenant, le passage d'Ariel Sharon au poste de premier ministre entre 2001 et 2005 a ranimé leur appétit. "Nous achetons, nous achetons partout, plastronne Arieh King, l'un de ces discrets limiers qui traquent tous les jours de nouvelles proies dans les ruelles du quartier musulman. Si j'avais de l'argent à volonté, je pourrais changer la démographie de la Vieille Ville en un clin d'oeil. L'objectif est d'empêcher la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abu Walid Dajani, un élégant sexagénaire à la fine moustache, connaît mieux que quiconque ce danger. L'hôtel Imperial qu'il gère sur la porte de Jaffa, l'entrée officielle de la Vieille Ville, pourrait tomber sous peu dans les rets des ultranationalistes. Le 18 mars 2005, la presse israélienne a révélé que, par l'entremise du trésorier véreux du patriarcat orthodoxe, propriétaire des lieux, Ateret Cohanim avait mis la main sur ce bâtiment chargé d'histoire, ainsi que sur le Petra, un hôtel voisin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ce jour funeste, l'établissement fonctionne comme si rien ne s'était passé et Abu Walid attend : "Contrairement à ce que l'on a pu croire, il semble que la transaction ne soit pas complètement finalisée." Selon le quotidien Haaretz, les autorités israéliennes auraient engagé une discrète épreuve de force avec Théophilos, successeur du patriarche Irénéos, poussé à la démission par le scandale. S'il veut obtenir la reconnaissance de l'Etat juif, estampille indispensable à son pouvoir, il doit parapher l'acte de vente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"La Vieille Ville, c'est désormais la loi de la jungle, soupire Abou Walid Dajani. L'occupation a tout pourri. Si dans un mois ou dans un an, les colons débarquent à la réception et me jettent dehors, c'en sera fini de Jérusalem."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-1033062979657905471?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/1033062979657905471/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=1033062979657905471' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1033062979657905471'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/1033062979657905471'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/la-conqute-inexorable-de-la-vieille.html' title='La conquête inexorable de la Vieille Ville de Jérusalem par les colons israéliens se poursuit'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-8652643175621837465</id><published>2007-06-07T15:33:00.000+02:00</published><updated>2007-06-07T15:34:36.673+02:00</updated><title type='text'>Russie-Occident : l'inquiétant abîme psychologique</title><content type='html'>De notre envoyée spéciale à Moscou LAURE MANDEVILLE.&lt;br /&gt;Le Figaro du 07 juin 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Formulée par Vladimir Poutine et propagée par les relais du pouvoir, une idéologie national-libérale- patriotique, aux accents antioccidentaux gagne du terrain en Russie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;TOUS les quarts d'heure, à l'angle de la représentation de l'Union européenne à Moscou, une cloche sonne. Elle est devenue le symbole de l'inquiétante guerre de propagande contre l'Occident, qui bat son plein en terre russe. C'est Andreï, un blondinet fluet de 24 ans, « commissaire à l'idéologie » du mouvement de jeunesse pro-Kremlin « Nachy » (« Les Nôtres »), qui est à la manoeuvre. « À Tallinn, au coeur de l'Union européenne, un prisonnier politique estonien de 17 ans, Mark Syrok, est détenu pour ses opinions ! » lance-t-il : « Mark a été mis en prison pour incitation à la haine nationale, c'est un mensonge ! Il a été arrêté parce qu'il est membre de notre organisation et nous sonnerons cette cloche jusqu'à sa libération. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En bon élève des cours de propagande qui lui sont assénés lors de grands camps d'été organisés sur le lac Selider près de Tver, comme à l'époque des komsomols triomphants, Andreï se garde bien de donner la version estonienne de l'affaire. Selon Tallinn, le jeune Syrok est accusé d'avoir participé à l'organisation des troubles qui ont dégénéré en émeute à la fin avril, dans la capitale balte, après le déménagement d'une statue soviétique célébrant la victoire de l'Urss sur l'Allemagne nazie. Il aurait diffusé des SMS appelant à rejoindre les émeutiers moyennant finances. L'Estonie a depuis été soumise à des cyber-attaques massives contre ses administrations et ses banques à partir de sites russes et son ambassade à Moscou encerclée pendant des semaines par les « Nachy ». Mais Andreï n'est pas là pour se pencher sur ces « détails ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Sa défense du « prisonnier de conscience » Mark Syrok a le même sens que l'interview donnée lundi par Poutine au Figaro, quand il ripostait aux questions sur l'absence de démocratie en Russie, en dénonçant la répression allemande des manifestations anti-G8 : démontrer que la Russie « n'a de leçons à recevoir de personne ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« L'Occident utilise l'Estonie comme la Tchétchénie, pour nous discréditer mais nous allons nous battre pour que notre pays devienne une puissance globale », clame Andreï. Sur son tee-shirt, est imprimé le visage du cosmonaute Iouri Gagarine, icône de la période communiste. Ce n'est pas un hasard. Dans la vision du monde en blanc et noir d'Andreï, l'Ouest est redevenu un « concurrent », presque un ennemi, comme à l'époque de la compétition soviéto-américaine dans l'espace.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Théorie du complot&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Au siège de l'organisation Nachy, même discours : Evgueni Ivanov, 27 ans, lui aussi « commissaire à l'idéologie », est « prêt à contrer la pseudo-révolution que les Américains mijotent ». « Qui aurait pu penser que l'Otan bombarderait la Serbie ? Pourtant c'est arrivé. Mais nous résisterons, nous ne voulons pas d'une démocratie imposée par les Américains, comme en Ukraine », lance-t-il, parlant de Gary Kasparov, leader du mouvement d'opposition L'Autre Russie, « comme d'un raté dont le peuple n'a que faire ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Evgueni explique que « rien n'a changé depuis l'Empire romain, c'est la force qui prime ». « Les Américains pensent pouvoir vendre la marque démocratie comme du Coca-Cola ! Nous n'acceptons pas cette imposture. Quand les Occidentaux parlent de démocratie, ils ont en tête le pétrole et le gaz, en Russie comme en Irak », conclut-il.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Loin d'être exceptionnel, ce discours se propage à grande vitesse à Moscou, sous l'effet de médias télévisés relayant la propagande du Kremlin. La théorie du complot occidental gagne les esprits. « Pourquoi n'y aurait-il que des complots russes ? » lance hors de lui le rédacteur en chef des Nouvelles de Moscou, Vitali Tretiakov, lors d'une interview monologue sur la manière dont « l'Occident, depuis 1985, n'a cessé de trahir la Russie ». « Comment osez-vous parler du pacte Ribbentrop Molotov, vous qui avez bombardé le Kosovo et voulez l'enlever à la Serbie. Qu'attendez-vous de la Russie, qu'elle exécute vos ordres ? Jamais ! » En 1991, Vitali Tretiakov était rédacteur en chef du grand journal démocratique Nezavissimaïa Gazeta. Aujourd'hui, « déçu » par un monde occidental qui « se tait » sur la campagne américaine en Irak mais dénonce l'opération russe en Tchétchénie, il dénonce « deux poids deux mesures » et parle dans ses éditoriaux des Estoniens comme de « Pygmées » face « aux géants russes ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cette fureur qui remonte par vagues, n'est pas immédiatement perceptible vu l'opulence festive et débridée qui règne à Moscou. Terrasses bondées, salons de beauté qui ne désemplissent pas. Immeubles poussant comme des champignons. Yachts glissant sur les « lacs » de banlieue moscovite... Portée par l'envol des prix du pétrole, Moscou ressemble à une bulle de prospérité, plus occupée à consommer qu'à se battre avec l'Ouest.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Mais cette bulle, loin d'empêcher les paranoïas, les alimente. Grisés par la manne pétrolière, comme en état d'apesanteur après les chaotiques et humiliantes années eltsiniennes, les Russes, persuadés d'être redevenus une puissance, n'écoutent plus qu'eux-mêmes. N'ont-ils pas payé toutes leurs dettes, engagé la conquête des marchés étrangers ? « C'est l'euphorie », note Fedor Loukianov, de la revue Russia in Global Affairs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;En même temps que cette euphorie, « se développe une idéologie du marché agressive et cynique, liée à la nature du capitalisme russe, poursuit-il. Cette idéologie pense le monde comme un grand gâteau dont il faut arracher sa part sans foi ni loi. Poutine se voit en manager d'une Russie « corporation » dont il faut défendre les intérêts. Pour lui, le discours de l'Occident sur la démocratie est un écran de fumée ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Persuadé que les journalistes occidentaux critiquent la Russie avec le noir dessein de l'affaiblir, le Kremlin s'emploie à contrer cette « propagande ». Le gouvernement russe a loué les services de conseillers occidentaux jusqu'à Bruxelles, pour améliorer son image. « Pour eux, il n'y a pas de principes démocratiques universels, ni de vérité avec un grand V, juste des techniques de propagande », note l'historien de la période communiste Nikita Petrov, inquiet du « révisionnisme historique et politique » qui émerge. En osant se présenter en « pur démocrate », à l'égal de Gandhi, Poutine exprime à la perfection ce nouveau relativisme politique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pression tardive&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour les cercles pro-occidentaux de Moscou, cette mauvaise foi sert surtout à justifier le retour en force de l'autocratie. « En relativisant les valeurs de démocratie, le pouvoir russe désigne l'Occident à la vindicte populaire pour faire oublier qu'il a confisqué tous les pouvoirs », ajoute Petrov.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pourtant, loin de comploter, l'Occident a tout fait pour apaiser la Russie, fermant les yeux sur le spectaculaire durcissement interne amorcé sous Eltsine, puis poussé au terme de sa logique sous Poutine. Il a fait mine de ne pas voir les crimes de Tchétchénie ni la montée de l'autoritarisme et l'écrasement des libertés. Pour finalement se réveiller sur la question du chantage gazier à l'Ukraine, parce qu'il touchait l'approvisionnement en gaz des foyers européens. Depuis, l'accumulation des différents - de l'expropriation partielle de Shell à Sakhaline à la déportation massive de Géorgiens de Moscou, en passant par l'assassinat d'Anna Politkovskaia, l'empoisonnement au polonium de l'ex-espion Alexandre Litvinenko ou les tensions russo-estoniennes, ont poussé les Occidentaux à formuler plus clairement leurs inquiétudes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Exercée au moment où la Russie relevait la tête économiquement et psychologiquement, cette pression tardive n'a pas été comprise. « L'Occident met une pression injuste sur la Russie, tout n'y est pas si noir », proteste Efim Pivovar, recteur de l'université humanitaire, traduisant un avis dominant. « Les Russes ne veulent pas voir l'évidence et se retournent contre l'Occident car il est seul à lui tendre encore un miroir indépendant », en déduit un diplomate occidental. « C'est une réaction de défense », affirme l'analyste Stanislas Belkovski, un ex-proche de Poutine, qui a rompu avec lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le ressort de cette « réaction de défense, « c'est le nationalisme russe, seul vrai acteur politique à exister à côté du pouvoir, avertit l'historien Iouri Afanassiev, ancienne grande figure du mouvement démocratique russe. Le Kremlin l'a fait entrer dans le jeu par instinct de survie, espérant ainsi détourner la colère du peuple de l'État arbitraire et criminel qui s'est solidifié en Russie... » « Les gens se sont persuadés qu'être patriote, c'est soutenir le pouvoir », se désole Igor Doloutski, un professeur d'histoire, dont le manuel a été interdit en 2004.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Ce nationalisme aux relents vaguement weimariens est présent ces jours-ci à la table de négociations du G8, dans l'ombre de Vladimir Poutine. Ajoutant à la rhétorique calculée du dirigeant du Kremlin, un aspect irrationnel inquiétant. Entre Russes et Occidentaux, c'est un abîme psychologique qui se creuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-8652643175621837465?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/8652643175621837465/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=8652643175621837465' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8652643175621837465'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/8652643175621837465'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/russie-occident-linquitant-abme.html' title='Russie-Occident : l&apos;inquiétant abîme psychologique'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-164955218044835048</id><published>2007-06-04T17:45:00.000+02:00</published><updated>2007-06-04T18:02:11.075+02:00</updated><title type='text'>Un livre intéressant</title><content type='html'>Nucléaire, frégates de Taïwan, ELF, Thalès, Clearstream ... on ne&lt;br /&gt;compte plus les affaires et les dossiers sulfureux dans lesquels le&lt;br /&gt;Secret-Défense est invoqué pour protéger l´inavouable. Cet&lt;br /&gt;opportun Secret-Défense est-il brandi là à bon droit ? Rien n´est&lt;br /&gt;moins sûr !&lt;br /&gt;C´est tout l´intérêt de l´ouvrage que publie le Commissaire&lt;br /&gt;Divisionnaire Hervé Cosquer, dans la collection Culture du&lt;br /&gt;Renseignement (Harmattan/CF2R). Ecrit par un professionnel reconnu du&lt;br /&gt;secret (Préfecture de Police, DPSD, DCRG), ABUS ET DETOURNEMENTS DU&lt;br /&gt;SECRET-DEFENSE révèle, preuves à l´appui, que le Secret-Défense&lt;br /&gt;est intentionnellement dévoyé à grande échelle. La loi est&lt;br /&gt;copieusement bafouée à des fins d´affairisme, de dissimulation&lt;br /&gt;d´erreurs ou par incompétence, par une caste de dirigeants et de&lt;br /&gt;hauts fonctionnaires, convaincus de leur impunité et forts de leur&lt;br /&gt;solidarité. C´est une dérive extrêmement préoccupante.&lt;br /&gt;La très grande majorité de nos concitoyens imagine que cette sacro-&lt;br /&gt;sainte classification ne protège que les informations critiques&lt;br /&gt;engageant la sécurité nationale. Ce n´est malheureusement pas le&lt;br /&gt;cas. Et c´est ce que l´auteur a voulu expliquer au grand public,&lt;br /&gt;après avoir observé, au cours de sa carrière, de nombreux&lt;br /&gt;dysfonctionnements et abus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la lecture de ce livre, on ne considèrera plus le Secret-&lt;br /&gt;Défense de la même façon. ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-164955218044835048?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/164955218044835048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=164955218044835048' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/164955218044835048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/164955218044835048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/06/un-livre-intressant.html' title='Un livre intéressant'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-3995268195216564996</id><published>2007-05-30T20:57:00.000+02:00</published><updated>2007-05-30T20:58:43.554+02:00</updated><title type='text'>Un Conseil de sécurité nationale ? Oui, mais à la française !</title><content type='html'>Par Leah Pisar, ancienne directrice de la communication au Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche pendant le second mandat de Bill Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Figaro du 30 mai 2007&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;De toutes les idées proposées par Nicolas Sarkozy, la plus étonnante est peut-être la création d'un Conseil de sécurité nationale à l'américaine. Dans le contexte international actuel, l'heure d'une telle idée est vraiment venue. En se dotant d'une force de frappe diplomatique au sein même de l'Élysée, le nouveau président pourra mettre en oeuvre une politique étrangère en phase avec les défis mondiaux d'aujourd'hui. L'objectif primaire du conseil est la coordination interministérielle, transcendant les vases communicants qui forment l'appareil diplomatique contemporain. Sa mission essentielle doit être de réunir les meilleures informations, options et recommandations pour permettre au chef d'État d'agir de façon réfléchie et rapide en temps de crise. Nul besoin d'en faire une copie conforme du modèle américain, mais plutôt de puiser les meilleurs éléments du fameux National Security Council de la Maison-Blanche, créé par le président Harry Truman en 1947, et toujours en vigueur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Une telle restructuration s'inscrit dans la logique constitutionnelle de la Ve République, avec son « domaine réservé » où les affaires étrangères sont la prérogative incontestée du chef de l'État. Elle s'impose d'autant plus à une époque où les gouvernements sont confrontés à des décisions qui touchent simultanément à la diplomatie, au renseignement, à la défense, voire à tous les enjeux globaux et régionaux qui se répandent de manière exponentielle. Le paradigme de politique étrangère esquissé par M. Sarkozy, et focalisé sur l'Atlantique, la Méditerranée, l'Afrique et l'Asie, requiert effectivement la création d'un conseil, soutenu par une équipe disposant d'un haut niveau d'expertise en matière de sécurité nationale et internationale. Cette cellule doit être attachée à l'Élysée, plutôt qu'éparpillée entre la présidence, Matignon, le Quai d'Orsay ou la Défense. Il est compréhensible que ce projet, qui bouleversera des traditions remontant à Talleyrand, inquiète certains responsables. Mais s'il est conçu correctement, il ne menacera pas les institutions existantes et leurs équipes ; au contraire, il leur assurera un meilleur équilibre et favorisera la transmission plus directe et rapide de leurs idées et initiatives au chef d'État.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Telle est l'expérience aux États-Unis où le National Security Council n'est composé que de personnes détenant un portefeuille ministériel, qui se réunissent ad hoc sur des sujets sensibles et urgents. Ainsi se retrouvent régulièrement dans la « situation room », enfouie au sous-sol de la Maison-Blanche, le président, le vice-président, le secrétaire d'État, le secrétaire à la Défense, le directeur de la CIA, le chef d'État-major des armées, parfois le secrétaire au Trésor et, naturellement, le conseiller de sécurité nationale.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour que la coordination interministérielle soit assurée, le conseiller doit être adroit et intègre. Traditionnellement, le conseiller est un personnage discret, mais qui est constamment dans la proximité du chef d'État, l'informant chaque matin de l'état du monde et s'entretenant avec lui sur les enjeux brûlants demandant son attention. Cet accès quasi permanent au Bureau ovale lui confère évidemment une grande influence. Mais cela ne veut pas dire qu'il dirige un ministère des affaires étrangères bis. La France, elle, n'a certainement pas besoin de deux Quai d'Orsay.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Jean-David Levitte, fin diplomate qui a observé de près le fonctionnement des institutions américaines en tant que représentant permanent auprès des Nations unies à New York puis comme ambassadeur à Washington, aura naturellement l'oreille du président Sarkozy. Mais l'idée qu'il veuille - ou puisse - éclipser un chef de la diplomatie comme Bernard Kouchner n'est pas concevable. Ces deux hommes aux tempéraments très différents et complémentaires formeront sans doute un tandem idéal, au service d'une politique étrangère dynamique et non partisane. Ayant eu l'occasion de les observer tous deux - non sans admiration - depuis Washington et depuis Paris, je sais combien leur professionnalisme, leur expérience et leur audace seront appréciés dans les grandes capitales étrangères.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8245463-3995268195216564996?l=renseignement.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://renseignement.blogspot.com/feeds/3995268195216564996/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=8245463&amp;postID=3995268195216564996' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3995268195216564996'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/8245463/posts/default/3995268195216564996'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://renseignement.blogspot.com/2007/05/un-conseil-de-scurit-nationale-oui-mais.html' title='Un Conseil de sécurité nationale ? Oui, mais à la française !'/><author><name>coldipeccio</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-8245463.post-6292692414267653040</id><published>2007-05-20T08:49:00.001+02:00</published><updated>2007-05-20T09:35:55.518+02:00</updated><title type='text'>Menace de "sanguinaire offensive de djihad" contre la France</title><content type='html'>Il va s'en dire, il n'y a pas qu'au sein du Parti socialiste français que l'élection de Nicolas Sarkosy à la présidence française suscite des réactions d'agressivité... Après Ségolène Royal, voilà qu'un groupuscule prétendument lié à Al Qaïda, les «Brigades Abou Hafs Al-Masri», menace la France dans une «Note à l'attention du peuple français», diffusé le 15 mai 2007 sur le site islamiste Al-Firdaws (www.alfirdaws.org/vb) (Marwan Alansary à Amman, en Jordanie. Adresse IP : 203.223.152.152 ; ISP : Applied Information Management Services, Kuala Lumpur, Malaisie ; Domaine/Nameserver provider : GoDaddy.com, Etats-Unis). Ces brigades menacent d'exécuter «une sanguinaire offensive de djihad» en France en réaction aux élections de Nicolas Sarkozy, qualifié de «croisé sioniste». L'Institut de recherche des médias du Moyen-Orient, Memri (http://memri.org), en diffuse la traduction de quelques extraits du communiqué dans sa dépêche n° 63 : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Maintenant que vous avez défini votre position et élu à votre tête le croisé sioniste Sarkozy - qui a soif du sang des enfants, des femmes et des vieillards musulmans et qui meure d'envie de remplir la tâche du seigneur de la Maison blanche -, nous, les brigades du martyr Abou Hafs Al-Masri, vous prévenons que dans les jours à venir se produira une sanguinaire offensive de djihad et une guerre meurtrière en plein cour de (Paris), la capitale de Sarkozy, contre tous ceux qui se sont laissés entraîner par la politique des personnages abjectes de la Maison noire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Hafs Al-Tikriti,&lt;br /&gt;Brigades Abou Hafs Al-Masri,&lt;br /&gt;Section européenne&lt;br /&gt;Le 15 mai 2007»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui sont ces Brigades Abou Hafs Al-Masri ? Ce groupe tire son nom d'un ancien policier égyptien, Mohammed Atef, alias Abu Hafs, membre d'al-Jihad al-Islami (Jihad islamique) d'Ayman al-Zawahiri ; Al-Masri signifie simplement «l'Egyptien» en Arabe. Abu Hafs es impliqué dans la préparation de l'attentat contre une douzaine de touriste occidentaux à Luxor, en 1997. Entré par mariage dans la famille d'Usama bin Laden, il a été tué par les bombardements américains sur l'Afghanistan en novembre 2001. Son nom est donc celui d'un «martyre» de la cause fondamentaliste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle est, dès lors, la valeur des menaces de ce groupe ? Selon tous les experts, il ne s'agirait que d'un «nom générique» utilisé pour donner l'apparence d'un réseau international structuré et lié à Al-Qaïda. Coutumières des fausses revendications, elles s'allouent des actions perpétrées par d'autres organisations. Ce fut le cas des attentats contre les synagogues à Istanbul, en novembre 2003, et des attentats de Madrid en mars 2004 ; les premiers résultaient des actions du Hizbullah turc, quand aux seconds à un groupe dormant d'«Abou Doujana l'Afghan, Groupe Ansar, Al-Qaïda en Europe». Elles n'hésitent pas à revendiquer les actions n'ayant aucun lien avec le terrorisme, comme la panne du réseau électrique dans le nord-est des Etats-Unis en Août 2003...&lt;br /&gt;En dépit du haut profil arboré par les Brigades Abou Hafs Al-Masri dans ses communiqués, où elles prétendent être engagée dans un large éventail d'activités en Irak, en Europe et aux Etats-Unis, et structurées en zones géographiques et secteurs opérationnels, aucun agent opérationnel, d'affiliation ne serait-ce lointaine même,  n'a encore été arrêté. De plus, il n'existe aucune information disponible à propos de ses chefs.&lt;br /&gt;Les Brigades Abou Hafs Al-Masri apparaissent comme un réseau virtuel, dont la seule réalité serait leurs menaces. Un site Internet, géré par leur «département de la communication» exista en 2004 à l'adresse du site : http://www.hostinganime.com/abu-hafs. De contenu limité, il comportait uniquement les dernières volontés d'Abou Hafs Al-Masri, et deux communiqués des Brigades ayant été publiés à l'été 2004. Le site a été annulé peu après. Les Brigades publient leurs communiqués soit par voie électronique sur Internet, soit sous forme de notes d'information envoyées à la presse, en particulier au quotidien londonien arabophone pro-Saddam et pro-ben Laden, Al-Quds Al-Arabi. C'est une méthode facile et rapide à mettre en place qui rend
